Par Médéric Dens

Après quatre années passées sous l’égide de Gustavo Petro, la Colombie change de cap et élit à sa tête Abelardo de la Espriella. Ce dernier promet une rupture avec les administrations précédentes, notamment en ce qui concerne le crime organisé. Personnalité similaire à celle du président Trump, il aura su naviguer à travers les promesses-phares tout au long de sa campagne électorale.
Les personnes colombiennes se sont largement prononcées en faveur d’un changement à la présidence, la semaine dernière. Avocat de carrière, Abelardo de la Espriella est élu président de la Colombie, lui qui, jusqu’à tout récemment, n’avait que très peu baigné dans la sphère politique.
Il l’emporte donc face à son opposant principal, Iván Cepeda, par moins d’un point d’écart, dans une lutte où plus de 64 % des individus se sont présentés aux urnes. Le « Tigre », de son surnom, rafle ainsi 43,7 % des voix, accompagné de son vice-président, José Manuel Restrepo Abondano, ancien ministre des Finances et du Crédit public.
Natif de Bogota, Abelardo de la Espriella s’est fait connaître au début des années 2000, alors qu’il était avocat. À l’époque, il défendait des causes liées au narcotrafic, à la fraude ou encore à des scandales politiques, comme ce fut le cas lors de la défense de l’ex-président, Alvaro Uribe.
Des promesses ambitieuses
Si de la Espriella est devenu populaire grâce à ses propos polarisants, ses promesses électorales, elles, sont toutes aussi colorées. C’est d’ailleurs pourquoi le président américain Donald Trump lui a attribué son soutien auparavant, comme les deux dirigeants présentent des similitudes dans le ton employé, souvent populiste.
Parmi les promesses vendues, le nouveau président propose entre autres, d’accélérer la construction de dix « méga-prisons » qui seront situées dans « la jungle ». Il souhaite aussi s’attribuer le pouvoir individuel de condamner ce qu’il qualifie de « pires criminels au pays ».
Puis, pour en rajouter, il promet de « bombarder les groupes criminalisés », mais aussi de renforcir les liens diplomatiques de la Colombie et la coopération avec les États-Unis. Il promet aussi, tout comme les Donald Trump et Javier Milei de ce monde, de couper la taille de l’État de plus de 40%.
Enfin, beaucoup le critiquent pour son allure axée sur la luxure. Montres dorées au poignet, lunettes fumées et attitude confiante, ses opposants le comparent régulièrement au président salvadorien Nayib Bukele, connu pour son style extraverti, et qui s’autoproclame « dictateur le plus cool du monde ».
Source : Getty Images
Médéric Dens
Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.
