Un festival des plus pertinents pour Le Collectif 

Par Sarah Gendreau Simoneau 

Le Festival international du journalisme de Carleton-sur-Mer se déroulait du 14 au 17 mai derniers.  

*Cet article s’inscrit dans une série de textes dédiés à l’information retenue lors du Festival international du journalisme de Carleton-sur-Mer, où Le Collectif était présent.  

Depuis quatre ans maintenant, les rues de Carleton-sur-Mer en Gaspésie sont animées d’une certaine effervescence à la mi-mai, bien avant le début de la saison touristique. Le Festival international du journalisme de Carleton-sur-Mer (FIJC) attire des gens de partout au Québec, mais également d’ailleurs dans le monde (France, Belgique, etc.).  

Le FIJC est le premier festival de journalisme au Canada. Il réunit du public, des apprentis journalistes et des artisans du milieu journalistique afin de réfléchir le journalisme et d’informer sur le métier, sur les médias et leurs enjeux, ainsi que sur des enjeux d’actualité qui préoccupent. 

Le festival, qui s’est tenu du 14 au 17 mai, proposait cette année une programmation composée de plus d’une cinquantaine de panels, de conférences, d’ateliers et d’animations abordant des thèmes tels que le climat, la désinformation, la religion et la spiritualité, l’intelligence artificielle, le journalisme d’immersion et d’enquête ainsi que les particularités de communications avec une nouvelle génération plus connectée que jamais. 

La devise du festival présenté par la Fondation René Lévesque, « Être informé, c’est être libre », provient des propres paroles de René Lévesque. D’ailleurs, plusieurs panels sur René Lévesque et son œuvre ont été présentés dans le cadre de cette 4e édition du FIJC. 

Un incontournable loin des grands centres 

Le journaliste et directeur général du festival, Bertin Leblanc, a eu l’idée de fonder le FIJC en Gaspésie, sa région natale. Journaliste pendant plus de 25 ans autant au Québec qu’en France, il se consacre aujourd’hui à l’écriture et à la communication d’organisations publiques et de défense des droits de la personne.  

M. Leblanc s’est inspiré d’autres festivals de journalisme dans le monde, notamment le Festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne, en France, qui en est à sa 7e édition. Près du tiers du public du FIJC vient des alentours de Carleton-sur-Mer. Le reste provient d’un peu partout au Québec ou ailleurs, de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent, de Québec, de Montréal, de Toronto, de Belgique et même de Sherbrooke ! 

Le Collectif s’est encore une fois déplacé, à 8 h de route de Sherbrooke, afin de rapporter de l’expérience et de l’information. De ce séjour, le Journal a aussi constaté à quel point les médias de tous horizons s’unissent dans l’adversité face à la désinformation, à la crise des médias, au manque de financement, aux nouvelles possibilités d’informer et de s’informer et à l’intelligence artificielle.  

Pas de foule qui chante à tue-tête, pas de tenues extravagantes de festival, pas de cuisine de rue, mais des personnes curieuses et avides d’information qui se mêlent aux journalistes, nouveaux comme aguerris, afin d’échanger sur l’information et l’actualité. 

De grandes thématiques  

Le public et les médias présents ont pu assister à plusieurs panels, conférences, ateliers et rencontres, comme celle avec Pierre Bruneau et Céline Galipeau, deux légendes de l’information. 

Le Festival international du journalisme de Carleton-sur-Mer a abordé quatre grandes thématiques. Pour souligner les 50 ans de son entrée au pouvoir, René Lévesque a été au cœur de certaines conférences relatant trois moments forts autour du journalisme contemporain, de la politique québécoise et de son legs politique. Le journalisme d’investigation avait également sa place cette année, où Le Collectif a pu y découvrir l’envers du décor et la fabrique d’un scoop qui vient avec son lot de responsabilités et de pression. Avec tout ce qui se passe chez nos voisins du Sud, le métier de journaliste aux États-Unis a été abordé sous plusieurs angles. Finalement, la religion et la spiritualité ont également eu leur place au festival cette année. 

D’autres conférences, panels et ateliers ont eu lieu, comme un grand entretien avec Pierre Bruneau (et Céline Galipeau, qui s’est ajoutée à la programmation quelques jours avant le lancement de l’édition du FIJC), ou encore la rencontre autour de la nouvelle génération de journalistes.  

Bref, tous et toutes ont pu y trouver leur compte à travers les activités diversifiées qui ont charmé bon nombre des personnes sur place, y compris les membres du Collectif présentes. 


Crédit 1 & 2 : Sarah Gendreau Simoneau

Sarah Gendreau Simoneau
Rédactrice en chef et directrice du volet production, auparavant cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE at Journal Le Collectif  redaction.lecollectif@USherbrooke.ca  Web   More Posts

Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.

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