Mer. Avr 24th, 2024

Par Sarah Gendreau Simoneau

L’adrénaline est cette hormone de stress sécrétée par l’organisme en cas de fortes émotions ou de danger. Certains la fuient, d’autres la recherchent constamment. À l’origine des décisions téméraires, cette hormone permet aux plus intrépides de se lancer dans le vide, littéralement, dans des situations toutes plus effrayantes… ou excitantes les unes que les autres. 

Des montées d’adrénaline, tout le monde en a, à différents degrés. C’est lors d’émotions intenses ou de situations de danger que les glandes surrénales, situées au-dessus de chacun des reins, sécrètent dans le sang cette célèbre hormone. Elle joue le rôle de neurotransmetteur et permet le passage des informations d’une cellule nerveuse à une autre rapidement.

Plusieurs activités et sports à risque déclenchent des montées d’adrénaline, si bien que les gens pratiquant ces sports deviennent vite accros et veulent prendre de plus en plus de risques pour reproduire la même sensation dans leur corps et leur cerveau. Il y a cependant quelques effets néfastes au fait de générer trop d’adrénaline comme un épuisement de l’organisme, des maladies cardiaques, des dépressions ou encore des maladies de défense immunitaire, selon le Gouvernement du Québec.

Les amateurs de ce genre de sensations dans les sports extrêmes cherchent toujours les effets, quitte à développer une accoutumance et à se mettre en situation de manque, où ils ressentent épuisement, irritabilité et agitation.

Course prestigieuse, mais dangereuse

Un qui n’est pas au bout de sa quête d’adrénaline, c’est Mathieu Blanchard, ultramarathonien déterminé et habitué aux courses en montagnes. Il a récemment participé au Marathon des sables, dans le désert du Sahara. Habituellement tenue en avril, l’épreuve qui compte cinq étapes s’étalant sur 226,5 kilomètres, en autosuffisance alimentaire, s’est exceptionnellement déroulée en octobre cette année à cause de la pandémie.

Qu’y a-t-il d’extrême dans un marathon? Selon lui, les organisateurs ne s’attendaient pas à ces conditions hors de l’ordinaire, surtout au niveau des températures : « Habituellement, en avril, les températures sont de 30 à 35 degrés Celsius dans le désert. Mais là, on a des températures de 55 degrés Celsius! C’était un four, on cuisait totalement. Il y a eu beaucoup de coups de chaleur, de déshydratation, de personnes mises sous perfusions. Ç’a été terrible. Je ne m’attendais pas à ça », explique à Radio-Canada Sports celui qui a terminé 3e dans deux des cinq courses dans ces conditions extrêmes.

Comme si ce n’était pas assez extrême comme ça, un virus s’est invité parmi les participants à la course. Mathieu en a été atteint au moment où il devait courir la plus grosse étape de l’épreuve. Il a quand même réussi à terminer cinquième au terme de ces cinq étapes de course, ce qui est exceptionnel.

Courir dans un désert, pendant plusieurs jours, à 55 degrés Celsius, c’est ce qu’on appelle se mettre en danger et vivre des émotions fortes. Mathieu Blanchard n’a toutefois pas été découragé par cette course puisqu’il en a déjà quelques autres de prévues pour le reste de l’année.

Sensations fortes et chair de poule

Pour les plus téméraires, il existe plusieurs sports extrêmes tous plus excitants les uns que les autres. En voici quelques-uns, question de vous faire peur ou de vous donner le goût d’essayer.

Parachute

Tout d’abord, le classique parachute. Plusieurs endroits au Québec offrent cette activité. Si voler est quelque chose qui vous intéresse, sachez que c’est très accessible. Lors de la chute libre, donc le moment où vous vous élancez dans le vide, avec un professionnel, bien entendu, vous ne ressentez pas la vitesse, car le vent vous pousse. Votre corps ne pèse plus rien et plusieurs disent avoir la sensation de flotter sur un matelas d’air dans le ciel. C’est lorsque le parachute s’ouvre que vous pouvez apprécier le paysage et ce que vous êtes en train de vivre.

Highline

Ensuite, pour les amateurs de slackline, il y a le highline. C’est lorsque la sangle sur laquelle vous mettez les pieds est suspendue en hauteur, souvent entre deux montagnes. En dessous se trouve un canyon ou un gros précipice. Plusieurs autres types de slackline existent, comme la waterline, au-dessus de l’eau, ou la trickline, laquelle se pratique davantage sur une sangle de deux pouces et qui consiste à faire des figures en sautant. Ce sport extrême est relativement sécuritaire puisque les athlètes sont toujours attachés avec un harnais. Rassurant?

Alpinisme

L’hiver s’en vient, pourquoi ne pas vous intéresser un peu à l’alpinisme? Aujourd’hui, l’alpinisme consiste en l’ascension de sommets ou de terrains rocheux, enneigés ou glacés. Cette pratique est exigeante physiquement, car, en hiver, les risques d’avalanches ou de chutes sont élevés. Depuis le début des années 2000, il y a de plus en plus d’alpinistes dits athlètes puisqu’ils sont capables de performer physiquement. Par exemple, il y a des sportifs qui vont faire des ascensions de vitesse ou encore faire plusieurs étapes en une seule journée.

Rafting

Si vous êtes adeptes de sports aquatiques, essayez le rafting. Ce n’est pas dangereux si les règles sont suivies et si tout le monde s’en tient à ça, donc ce sport est assez accessible à tous. Toutefois, c’est un sport de groupe; tous doivent y mettre du sien. Les plans d’eau sont souvent accidentés avec des vagues violentes et nécessitent des manœuvres en communion pour une navigation réussie. Au Québec, plusieurs régions offrent de superbes endroits pour dévaler des rivières.

Surf

Un autre sport aquatique extrême est le surf. Bien qu’au Québec, il n’est pas possible de s’adonner à cette activité, il est toujours fascinant de voir ces athlètes en action. Le surf consiste à être debout sur une planche et glisser sur des vagues en mer. Les amateurs de ce sport recherchent les plus grosses vagues à attaquer. Plusieurs risques sont associés au surf comme par exemple, la vie marine, les courants et le contact contre le fond marin. Il existe plusieurs compétitions dans le monde pour les athlètes de surf, par contre, plusieurs grands noms de cette discipline se sont fait connaître pour leurs exploits même s’ils n’ont pas exploré le circuit professionnel.


Source photo @ Pixabay

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Rédactrice en chef et directrice générale, auparavant cheffe de pupitre SPORT ET BIEN-ÊTRE pour le journal Le Collectif | Site web

Passionnée par tout ce qui touche les médias, pas surprenant que Sarah tripe autant sur ses cours du bac en communication, lorsqu'elle fait de la radio à CFAK et lorsqu'elle écrit des articles pour Le Collectif. Dans l'équipe du journal depuis mai 2021, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l'Université de Sherbrooke.

Le sport et le bien-être sont, selon elle, indispensables à la société. Elle s'efforce donc, avec sa curiosité légendaire, de dénicher les meilleurs sujets sportifs pour vous!

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