Les demandes d’admission au cégep dépassent l’offre 

Par Salma Labiede 

La demande ne cesse d’augmenter au Cégep de Sherbrooke où l’administration doit trouver de la place pour toutes les nouvelles personnes étudiantes d’année en année.  

Après le secondaire et le bal, les jeunes s’apprêtent à faire un grand pas vers le monde du cégep. Or, ces dernières années, plusieurs personnes étudiantes déposent des demandes d’admission au cégep et, dans certains programmes, la demande dépasse l’offre.  

Certaines personnes sont donc refusées, non pas en raison de leurs résultats scolaires, mais à cause du manque de places dans les collèges, qui sont donc à pleine capacité. 

Les causes de l’augmentation des demandes 

La Presse rapporte que près de 210 000 personnes étudiantes sont entrées au cégep dans les dernières semaines. La principale raison qui expliquerait cette hausse de la demande est démographique, car « il y a eu un mini baby-boom entre 2006 et 2015 et ces jeunes sont maintenant au cégep ». La demande ne suit toutefois pas l’espace dont disposent les collèges. Cette année, au Cégep de Sherbrooke, ce sont près de 6200 personnes étudiantes qui étaient attendues pour la session d’automne. D’ici 2034, ce nombre pourrait grimper jusqu’à 7600.  

On constate également une augmentation du nombre de jeunes qui souhaitent poursuivre des études collégiales. Certains programmes, comme ceux liés à la santé, à l’informatique et aux techniques spécialisées, sont également très populaires. La réputation de certains cégeps attire davantage de candidats, ce qui augmente le nombre de demandes dans certains établissements.  

Les conséquences pour les étudiantes et les étudiants 

Certaines personnes étudiantes se font refuser malgré de bons résultats scolaires. La surfréquentation des collèges entraîne des difficultés à entrer dans le programme souhaité. Certaines personnes sont obligées de choisir un autre programme ou un autre cégep, parfois loin de chez elles, faute de places. Du stress et de l’incertitude peuvent également survenir concernant l’avenir scolaire, notamment en raison de cette imprévisibilité. 

Les conséquences pour les cégeps 

Les cégeps ont des classes plus nombreuses, ce qui met une pression supplémentaire sur le personnel scolaire et enseignant. Il faut aménager de nouveaux locaux et avoir du matériel et des ressources supplémentaires, ce qui entraine des coûts additionnels. Il devient également difficile de répondre à toutes les demandes d’admission faute de places. 

Certains programmes peuvent être particulièrement touchés par le manque de capacité, notamment les programmes en santé, où une grande relève professionnelle est essentielle. 

Les solutions possibles 

Certaines solutions sont possibles, mais elles ne peuvent, pour la plupart, être mises en place qu’à long terme. Par exemple, il est possible de construire ou d’agrandir les installations scolaires, mais cette solution est coûteuse. Il est également possible d’augmenter le nombre de places dans les programmes très demandés, mais pour cela, il faut davantage de classes ou des classes ayant une plus grande capacité. 

Il serait aussi possible de recruter davantage de personnes enseignantes et de membres du personnel. Enfin, il serait possible d’encourager les personnes étudiantes à considérer des programmes ou des établissements moins populaires afin de réduire la pression sur les mêmes écoles. 


Source : Université de Sherbrooke

Salma Labiede
Journaliste at Journal Le Collectif   More Posts
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