Mer. Juin 19th, 2024

Par Sarah Gendreau Simoneau

Dans les films et les séries, sur les réseaux sociaux, dans nos cercles d’amis, la pression sociale vient de partout, souvent de nous-mêmes envers nous, mais également envers les autres. Il est parfois difficile de se retrouver et de chasser cette pression alors qu’elle est ancrée tout autour et qu’elle peut être très néfaste.

Vous êtes-vous déjà fait demander pourquoi vous ne buviez pas lors d’un 5@8 ou d’une soirée entre amis ? « Aweille, juste une bière ! T’es plate si tu bois pas ! ». Ou encore, particulièrement pour les femmes, avez-vous déjà rencontré du jugement ou de l’incompréhension après avoir dit que vous ne vouliez pas d’enfants ? « Hein, ben voyons, pourquoi ? ».

Parce que. Parce que peut-être qu’on ne peut pas en avoir. Parce que peut-être qu’on trouve qu’on est déjà trop sur la planète. Parce que peut-être qu’on n’a pas envie d’élever des enfants dans ce monde de fous. Parce que peut-être qu’on a perdu un enfant. Parce que peut-être qu’on n’en veut tout simplement pas.

La pression de boire de l’alcool, d’adopter une diète alimentaire, de compléter un programme universitaire qui, finalement, n’est pas pour nous, de se mettre en couple absolument, ce sont tous des moules de la société qui nous poussent à changer et à nous conformer aux « règles » de la vie. Arrêtez-vous tout de suite : il n’y a aucune règle qui régit votre vie en dehors des lois. 

La « société », donc le système qui émerge des interactions entre tous les individus, influence notre façon de vivre, notre vision du chemin que nous devons emprunter pour faire partie de la « gang », pour être acceptés et jamais mis de côté. 

L’influence directement liée

La pression sociale vient de l’influence sociale. Héloïse De Visscher, psychologue et hypnothérapeute belge, cite Ronald Fischer en appuyant sur le fait qu’il « existe deux formes essentielles d’influence sociale, d’une part la conformité et d’autre part, la soumission. Ces formes sont des situations desquelles intervient une modification du comportement qui résulte de pressions spécifiques ». 

Se conformer pour être aimé

La conformité est ce qu’on appelle la modification de croyances ou de comportements « par laquelle un individu répond à divers types de pressions d’un groupe, en cherchant à se mettre en accord avec les normes ambiantes par l’adoption de comportements approuvés socialement », un peu comme les exemples cités plus haut avec l’alcool ou les diètes alimentaires. 

Plusieurs explications existent pour illustrer le conformisme comme les normes de groupe. Les normes régissent les interdits et les autorisations, selon Mme De Visscher. Tout ce qui est considéré comme marginal à ces normes est réprimé par la « société » et par le groupe en question. Fischer est donc d’avis que « la confiance en soi a un impact important : si l’individu a peu confiance en lui, il aura tendance à rejoindre la conformité ». 

L’idée de dépendance face à un groupe est également mise de l’avant. Si l’individu prend le risque de s’opposer à la norme, il peut être rejeté. La personne doit donc soit se soumettre à la norme ou respecter son propre système de réponse. « La soumission à la norme va produire l’approbation sociale et c’est ce mécanisme qui crée une dépendance de l’individu à l’égard de la norme majoritaire », explique Héloïse De Visscher.

Se cacher derrière la soumission

La psychologue définit le concept de soumission librement consentie comme étant « un type d’influence qui consiste à amener quelqu’un à se comporter de façon différente qu’à son habitude, en le manipulant de telle sorte qu’il a le sentiment de faire librement ce qu’on lui demande ».


Crédit image @Doctissimo

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Rédactrice en chef et directrice générale, auparavant cheffe de pupitre SPORT ET BIEN-ÊTRE pour le journal Le Collectif | Site web

Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et bien-être du journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.  

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