Par Frédérique Maysenhoelder

*Cet article s’inscrit dans une série de textes dédiés à l’information retenue lors du Festival international du journalisme de Carleton-sur-Mer, où Le Collectif était présent.
Dans le cadre du Festival international de journalisme de Carleton-sur-Mer (FIJC), le journaliste retraité de TVA Nouvelles, Pierre Bruneau, a participé à un grand entretien le 16 mai dernier, en compagnie de la cheffe d’antenne de Radio-Canada, Céline Galipeau. Les deux figures emblématiques du journalisme québécois ont échangé sur l’évolution du métier, la confiance du public et l’importance du travail de terrain.
Cette conférence a permis au public de découvrir les réflexions et les expériences de deux grandes voix de l’information au Québec. Après 50 ans de carrière, Pierre Bruneau a livré plusieurs réflexions sur le rôle du journaliste dans la société. Celui qui a commencé sa carrière à la télévision à 23 ans a aussi invité la jeune relève présente sur place à croire en leurs ambitions : « Ayez l’audace d’atteindre vos objectifs et vos rêves. »
Le terrain comme rempart contre la désinformation
Au cours de la discussion, Pierre Bruneau et Céline Galipeau ont souligné les défis auxquels les médias font face aujourd’hui, notamment la rapidité de l’information, l’intelligence artificielle et la désinformation sur les réseaux sociaux.
Pour Pierre Bruneau, le reportage sur le terrain demeure essentiel. « S’il n’y a pas de journalistes sur le terrain, il n’y a pas de démocratie. » Céline Galipeau a ajouté que la réalité observée sur le terrain est souvent plus nuancée que ce qui circule en ligne. « Ce n’est jamais tout noir ou tout blanc », a-t-elle affirmé.
Des souvenirs marquants de carrière
Pierre Bruneau est également revenu sur certains événements qui ont marqué son parcours, notamment la tragédie de Polytechnique en 1989. Il a raconté que cette couverture médiatique lui avait fait prendre conscience de son rôle auprès du public, celui d’agir comme « filtre entre l’événement et les téléspectateurs ».
Le journaliste a aussi évoqué la compassion nécessaire dans le métier, rappelant que « le cœur est aussi important que la tête ». Il a souligné que le lien de confiance avec le public se bâtit « une pierre à la fois ».
Crédit : Frédérique Maysenhoelder
Frédérique Maysenhoelder
Frédérique occupe le pupitre de la section Culture pendant son baccalauréat en communication appliquée. Passionnée par les médias écrits bien avant son entrée à l’université, elle a d’abord complété un DEC en journalisme au Cégep de Jonquière, où elle a aiguisé sa plume et son regard critique.
