L’UdeS et le CNCB misent sur la santé au travail  

Par Frédérique Maysenhoelder  

Le nouveau programme représente une occasion de consolider la mission du CNCB comme référence en innovation dans la pratique cycliste et en performance humaine.

L’Université de Sherbrooke (UdeS) et le Centre National de Cyclisme de Bromont (CNCB) ont officiellement lancé, le 1er mai dernier, le Programme santé mieux-être en milieu de travail, une initiative visant à promouvoir la santé, l’activité physique et le mieux-être des personnes employées. Ce partenariat mise également sur la recherche appliquée et la formation universitaire afin de favoriser le développement de pratiques innovantes en sciences de l’activité physique.  

Le lancement s’est déroulé au Centre National de Cyclisme de Bromont dans une ambiance symbolique et dynamique, marquée par l’arrivée à vélo des partenaires. Organisé dans le cadre du Mois du vélo (mai) et de la Journée nationale du sport et de l’activité physique (2 mai), l’événement a permis de rappeler l’importance des saines habitudes de vie et du mouvement dans le maintien de la santé physique et psychologique.  

Une collaboration tournée vers l’innovation  

Pour le directeur général du CNCB, Nicolas Legault, cette collaboration avec l’Université de Sherbrooke s’inscrit dans la continuité des projets de recherche déjà réalisés au centre au cours des dernières années.  

Selon lui, le nouveau programme représente une occasion de consolider la mission du CNCB comme référence en innovation dans la pratique cycliste et en performance humaine. Grâce à un laboratoire consacré à la recherche et aux évaluations physiologiques, les partenaires souhaitent favoriser le transfert des connaissances et contribuer à l’amélioration des pratiques en matière de santé et de mieux-être.  

Une approche scientifique appliquée aux milieux de travail  

Développé par la Faculté des sciences de l’activité physique (FASAP) de l’Université de Sherbrooke en collaboration avec le CNCB, le programme repose sur une approche scientifique directement ancrée dans les milieux de travail. L’objectif est de rapprocher la recherche universitaire des réalités vécues par les organisations et leurs équipes.  

L’initiative prévoit notamment la réalisation de projets de recherche appliquée en entreprise, la tenue d’évaluations physiologiques personnalisées ainsi que l’accompagnement des personnes employées dans l’adoption de meilleures habitudes de vie. Le programme permettra également à la relève étudiante en kinésiologie d’acquérir une expérience pratique concrète dans un environnement stimulant.  

Le doyen de la FASAP, Sylvain Turcotte, souligne que cette initiative reflète la volonté de l’Université de Sherbrooke de mettre la recherche au service de la collectivité et d’avoir un impact concret sur la santé des milieux de vie et de travail.  

Un laboratoire vivant au service de la santé et de la performance  

Le lancement du programme coïncidait également avec l’ouverture officielle du laboratoire en performance humaine du CNCB. Conçu comme un « laboratoire vivant », cet espace est doté d’équipements scientifiques spécialisés permettant de réaliser différentes évaluations physiologiques et de soutenir des projets de recherche de pointe.  

Pour Pierre Boulay, responsable du programme, cette nouvelle installation représente une synergie exceptionnelle entre le milieu universitaire, les organisations participantes et le centre sportif. Il explique que le projet permet non seulement d’améliorer la santé et le mieux-être des employés, mais aussi d’offrir aux étudiants en kinésiologie une expérience terrain enrichissante à l’extérieur des murs de l’université.  

Le laboratoire profitera également aux athlètes du CNCB, qui pourront bénéficier des équipements afin d’optimiser leur préparation et leur encadrement.  

Des partenaires mobilisés  

Dans sa première phase, le Programme santé mieux-être en milieu de travail rejoindra près d’une centaine de personnes grâce à l’engagement de partenaires issus du milieu socioéconomique, dont Technum Québec, GE Aérospatial et la Société de développement économique de Bromont. Ces organisations souhaitent miser sur la santé et le mieux-être comme leviers de performance humaine et organisationnelle.  

Le vice-recteur aux ressources humaines et au développement de la communauté de l’Université de Sherbrooke, Martin Bisaillon, estime que cette initiative illustre la force des collaborations entre les universités, les entreprises et les acteurs régionaux pour générer des retombées positives et durables pour la société.  

Par son approche intégrée, son ancrage dans un milieu d’excellence et son accent sur la santé globale, le Programme santé mieux-être en milieu de travail se positionne déjà comme un modèle innovant au Québec en matière de prévention, de performance et de mieux-être collectif.  


Source : Centre National de Cyclisme de Bromont (CNCB)

Frédérique Maysenhoelder
Cheffe de pupitre CAMPUS at Journal Le Collectif  campus.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts

Frédérique occupe le pupitre de la section Culture pendant son baccalauréat en communication appliquée. Passionnée par les médias écrits bien avant son entrée à l’université, elle a d’abord complété un DEC en journalisme au Cégep de Jonquière, où elle a aiguisé sa plume et son regard critique.

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