Par Sarah Gendreau Simoneau

Pour un événement d’envergure comme un festival, l’écoresponsabilité est un défi de taille. Alors que l’environnement et le développement durable prennent de plus en plus de place dans toutes les sphères de la vie, ce type d’organisation se doit d’avoir un volet environnemental de plus en plus développé. C’est le cas du Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS), qui a une vision verte pour l’avenir de l’événement.
Un plan d’action qui touche aux trois volets du développement durable (environnemental, social et économique) a été bâti et des sanctions et objectifs à court, moyen et long terme ont été développés, explique Carolina Lopez Salvador, responsable des bénévoles, du développement durable, des kiosques et des restaurants, en plus d’être coordonnatrice et adjointe au financement.
Pour que le plan environnemental fonctionne, tout le monde doit y mettre du sien. « En fait, c’est un travail d’équipe, explique-t-elle. Je suis la responsable de l’environnement durable, mais on travaille en équipe avec le secteur de logistique, avec la direction générale, avec les parties prenantes, tous les collaborateurs, les bénévoles et, bien sûr, les festivaliers. »
Une préoccupation grandissante
Depuis 15 ans, l’écoresponsabilité et le développement durable sont des préoccupations du FTMS. Plusieurs initiatives sont d’ailleurs mises en place pour réduire l’impact environnemental du Festival. La gestion des matières résiduelles demeure un des gros défis de l’organisation. « Il y a quatre ans, environ, on a éliminé complètement les bouteilles d’eau sur le site. On encourage les festivaliers à emporter leurs bouteilles d’eau réutilisables et on a des stations où ils peuvent les remplir », souligne Mme Lopez.

Avant, c’était l’organisme Festivals et événements verts de l’Estrie (FEVE) qui avait pour mission d’assurer l’écoresponsabilité des événements de la région depuis plus de dix ans. L’organisme a cessé ses activités au début de l’année 2025. « C’était un grand soutien qu’on avait. L’an dernier, on a fait affaire avec l’entreprise Go Zéro, mais cette année, on est complètement autonome, avec la collaboration de la Ville de Sherbrooke, ça représente un gros défi pour nous. »
Autre point important encouragé par l’équipe du FTMS, la mobilité durable. Des navettes permettaient aux gens cette année de venir au Festival gratuitement à partir du Cégep de Sherbrooke, des Galeries Quatre Saisons ou encore de la Place Fleurimont. « On encourage beaucoup les gens, année après année, à venir en vélo si possible, avec nos deux stationnements de vélos qu’on a instaurés. »

Avec le grand nombre de restaurateurs sur place, la vaisselle compostable est obligatoire pour toutes les concessions alimentaires du Festival. « On a également une centaine d’exposants qui ont envie de réduire la consommation de carton, les emballages, le plastique. On privilégie les tableaux en ardoise pour pouvoir les réutiliser, etc. »
La sensibilisation pour la consolidation
Cette année, pas de nouveautés côté écoresponsabilité, mais Carolina Lopez assure que l’équipe travaille en continuité des initiatives mises en place les années précédentes. « On veut les garder et les consolider, en plus d’en instaurer des nouvelles de temps en temps. On est à l’affût de ce qu’il se passe dans les autres événements, comment l’industrie des événements peut évoluer. On a mis en place des choses qui n’ont pas fonctionné aussi par le passé, on s’ajuste. »
Faire respecter les règles environnementales mises en place alors que ce n’est pas tout le monde qui est sur la même longueur d’onde, représente un défi pour l’équipe du Festival des traditions du monde de Sherbrooke, mais c’est de plus en plus acquis par les gens. « Les restaurateurs et les exposants n’ont pas le choix, ça fait partie des conditions pour venir au Festival. Pour les festivaliers, ils s’adaptent et ils savent maintenant, pour la plupart. Mais c’est un travail chaque année de les sensibiliser. » Mme Lopez ajoute que la bouteille d’eau réutilisable et la gestion des matières sont maintenant acquises pour la plupart des festivalières et des festivaliers.
Un bilan 2025 encourageant
L’année dernière, l’équipe du FTMS était particulièrement satisfaite et fière de son bilan environnement. « On a eu un taux de détournement de 80 %. C’était une augmentation de 15 % par rapport à l’année précédente. C’était une des meilleures années ! », s’exclame Carolina Lopez. Le Festival venant tout juste de se terminer, il faudra attendre un peu avant d’avoir les retombées de cette 29e édition. « On ne veut pas être trop ambitieux, mais on veut devenir un événement zéro déchet à long terme. »
Source (image 1) : FTMS
Source (image 1 et 2) : Québec Vacances

Sarah Gendreau Simoneau
Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.
