Par Fabrice Lamarre

Ken Sim, maire sortant, a été défait par Pete Fry lors des élections de la course à la mairie de la ville de Vancouver. Pete Fry devient ainsi le premier maire vert de l’histoire à occuper ce poste. Avec 47,1 % des voix, cette victoire du Parti vert représente sans doute un changement de direction politique majeur pour la Ville de Vancouver.
Ces élections auront été marquées par l’arrivée historique du Parti vert à la mairie de la métropole britanno-colombienne. Or, la chute du parti A Better City (ABC), du maire sortant Ken Sim, a peut-être bien été le moment marquant de ces élections.
Sim est passé de 98 494 votes en 2022 à 67 467 voix lors du plus récent scrutin. En plus de ce renversement électoral dans la course à la mairie, ABC n’a réussi à faire élire qu’un seul conseiller municipal. Le conseil est désormais constitué de quatre élus verts, quatre élus de la Coalition of Progressive Electors (COPE), un élu de OneCity et le seul conseiller d’ABC.
La défaite d’ABC dépasse donc un simple changement de maire : il s’agit d’une transformation des rapports de force au conseil municipal.
Ce qui a marqué la campagne
ABC a mis l’accent sur le financement policier et la lutte contre le désordre dans les rues. Le Parti a défendu son bilan, notamment ses interventions policières et le démantèlement controversé de campements.
Les enjeux de logement et de précarité ont également été centraux dans cette course électorale. ABC avait notamment suspendu de nouveaux projets de logements avec soutiens. Plusieurs partis se sont opposés à Sim sur cet enjeu, voulant lever les restrictions.
Le débat a également beaucoup porté sur les enjeux climatiques ainsi que sur la place accordée aux personnes les plus vulnérables. Le recul de certaines politiques environnementales et sociales d’ABC a donc certainement profité au Parti vert.
Les verts face au défi de la gouvernance
Pete Fry doit désormais traduire son discours de campagne en décisions municipales. « Nous ne vous décevrons pas, nous aimons cette ville et nous sommes ici pour travailler pour elle, pour nous battre pour elle », a affirmé ce dernier.
Le nouveau conseil municipal, qui est composé de quatre formations politiques différentes, rendra la négociation et la collaboration essentielle à la bonne gouvernance de la métropole. Or, la présence de quatre élus verts et de quatre élus COPE donne davantage de poids aux partis de gauche et écologistes, ne garantissant toutefois pas un accord sur chaque dossier. Le nouveau maire devra également gérer les attentes des électeurs qui désirent un changement de cap.
La victoire de Pete Fry marque un tournant politique pour la Ville de Vancouver, mais le véritable défi commence maintenant : entre crises du logement, sécurité publique et ambitions écologiques, le nouveau maire devra transformer ses promesses en résultats concrets.
Source : Page FaceBook de Pete Fry for Vancouver
