Par Fabrice Lamarre

Les personnes britanno-colombiennes étaient invitées aux urnes le 24 octobre dernier. Après neuf années de gouvernement néo-démocrate, les conservateurs imposent un changement de gouvernance. Le résultat de ces élections constitue un changement majeur dans le paysage politique de la province.
Les néo-démocrates, comme tous les gouvernements sortant d’un long règne au pouvoir, avaient la tâche très complexe de défendre leur long bilan. Au cours des neuf années passées au pouvoir, les enjeux du coût de la vie et de l’accès au logement ont occupé une place importante dans les débats, tout comme le système de santé et l’accès aux médecins de famille.
Face à ces enjeux, qui ne se sont pas assez améliorés au cours des neuf dernières années selon les personnes électrices, le choix du changement peut sembler évident pour plusieurs. En plus de cela, le déficit projeté de 13,8 milliards de dollars a été au centre du débat et n’a probablement pas aidé la cause néo-démocrate.
La défaite du NPD et d’Eby
Lors des dernières élections provinciales en Colombie-Britannique, en 2024, le Nouveau Parti démocratique de David Eby avait remporté les élections avec une majorité d’un seul siège. Face aux divisions au sein du Parti conservateur de la Colombie-Britannique et dans l’objectif d’obtenir une majorité forte et donc un mandat fort de la population, David Eby avait déclenché des élections générales en septembre dernier.
Le résultat des plus récentes élections est bien loin des attentes du chef néo-démocrate, alors que les conservateurs ont obtenu une forte majorité avec une récolte de 64 sièges sur 93 contre 27 pour le NPD.
Ce résultat représente un changement important dans la politique britanno-colombienne et un revers tout aussi important pour David Eby. Ce dernier « assume l’entière responsabilité de ce résultat » et a annoncé qu’il quittera la direction du NPD. Le parti devra donc choisir un nouveau chef et revoir sa stratégie afin de reconstruire sa crédibilité.
Les priorités de ce nouveau gouvernement
La victoire conservatrice ne représente pas qu’un changement de l’attitude électorale de la population. Cela représente un changement concret de la direction politique de la province. Les conservateurs ont comme priorité d’accroître la production de gaz naturel liquéfié (GNL). Le parti a également promis des baisses d’impôts, une réduction de la bureaucratie et un environnement plus favorable aux investissements.
Or, le nouveau gouvernement devra composer avec l’important déficit provincial. Les choix en matière de réglementation des énergies, comme le GNL, pourraient modifier la trajectoire environnementale de la province, qui figurait historiquement parmi les leaders en environnement des provinces canadiennes.
Cette victoire historique des conservateurs leur donne donc l’occasion de mettre leur programme à l’épreuve. Les attentes sont élevées pour les enjeux comme le logement, les services publics et le coût de la vie, sans compter l’amélioration des relations avec les Premières Nations.
Source : Page FaceBook de Lorne Doerkson
