Médéric Dens

Les délégations de l’ensemble des 193 pays membres des Nations unies, incluant 130 chefs d’État, étaient à New York, où s’est tenue la 81e session de l’Assemblée générale. Le président américain continue de qualifier de « terroriste » l’administration iranienne, une des nombreuses preuves de fragmentation au sein de l’ONU.
Huées, applaudissements, cris et insultes…. L’Assemblée générale des Nations unies représente bien la fracture qui émerge sur la scène internationale. Du 22 au 28 septembre, le monde a assisté à plusieurs discours, incluant celui du président américain et de son opposant le plus vif, l’Iran.
Adressant le conflit entre les deux parties, Donald Trump n’a pas mâché ses mots quant à la continuité des hostilités. « Alors que d’autres ont ignoré la paix, je l’ai instaurée. Alors que d’autres ont ignoré les menaces, je les ai affrontées […] Il n’y a pas de meilleur exemple d’un danger qu’on a laissé prendre de l’ampleur que le principal commanditaire du terrorisme : la République islamique d’Iran. »
Le président a ensuite vanté ses actions dans la région en affirmant que l’inflation « est la seule chose qui demeure en Iran ». Le président iranien, Massoud Pezechkian, n’a pas perdu de temps pour renier cette emprise américaine et critiquer les agissements de l’administration américaine une fois au podium.
« Notre peuple innocent a été la cible de lâches attaques et agressions imposées à notre pays et nous nous sommes défendus […] Ils ont visé nos universités, nos cliniques, nos hôpitaux et nos infrastructures […] », s’est exclamé le chef du gouvernement iranien.
Front commun face à Benjamin Netanyahu
Un autre moment clé de cette 81e session demeure le discours du premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, toujours sous mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Ce dernier, sans même avoir prononcé un seul mot, a fait face à un mouvement de délégations qui se sont dirigées vers la sortie, contestant sa présence, tandis que d’autres délégations ont applaudi et soutenu le premier ministre israélien.
Pour donner le ton, il a directement insulté toutes ces personnes qui ont quitté la salle, en les traitant de « lâches moraux » et en invitant ceux et celles qui désirent quitter à le faire immédiatement. Une manifestation citoyenne a d’ailleurs été organisée dans la rue pour critiquer la présence de Netanyahu aux États-Unis.
Cela ne l’a pourtant pas empêché de vanter les combats en Palestine, dont l’utilisation de « bippers » pour contrer le Hamas ou encore pour traiter le maire de New York, Zohran Mamdani, d’« antisémite » et en l’accusant de « déformer les faits » quant à la guerre en Palestine.
« … beaucoup de Juifs ne se sentent plus en sécurité à New York […] Vous faites l’éloge de criminels condamnés pour avoir soutenu le Hamas », a-t-il dit.
Source : Getty Images
Médéric Dens
Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.
