C’est l’heure des élections municipales à Toronto 

Par Fabrice Lamarre 

Toronto est la capitale de l’Ontario, mais aussi la plus grande ville du Canada.   

Après les élections provinciales au Québec, c’est au tour de la ville de Toronto d’être en campagne électorale. Le 26 octobre prochain, la plus grande ville canadienne devra choisir qui sera à la tête de son gouvernement municipal.  

Les principales personnes candidates tenteront de convaincre l’électorat de la métropole sur plusieurs enjeux auxquels la ville fait face. 

Le contexte de cette campagne  

Les élections du 26 octobre se distinguent des autres élections canadiennes par l’absence de partis officiels dans cette course à la mairie. Cette dernière est également d’une importance particulière, puisque l’obtention de la mairie de la capitale ontarienne et de la plus grande ville au pays représente probablement le poste municipal le plus puissant au Canada.  

Ces élections municipales se démarquent également par le grand nombre de personnes candidates en lice dans cette campagne à la mairie de Toronto. Au total, 53 personnes candidates se présentent, mais seulement trois dominent présentement la couverture médiatique et sont présentées comme ayant une réelle chance de l’emporter. 

Qui sont les principales options ? 

D’abord, il y a la mairesse sortante, Olivia Chow. Au pouvoir depuis les élections de 2023, elle défend notamment son bilan des dernières années. Elle met également de l’avant les enjeux de logement abordable, de transport en commun et des services publics.  

Pour elle, il faut avant tout suivre les personnes torontoises et les sujets qui les préoccupent : « Là où nous construisons davantage de logements et réduisons le coût de la vie. Là où nous décidons de notre propre avenir en tant que Torontois. » 

Brad Bradford, conseiller municipal torontois depuis 2018, est le principal opposant à la campagne de Chow. Contrairement à la mairesse sortante, Bradford reçoit principalement l’appui de députés libéraux et de certains conservateurs, alors qu’Olivia Chow est plutôt appuyée par des députés néo-démocrates et libéraux.  

Les priorités de Brad Bradford sont principalement la sécurité, le logement, la gestion financière, l’efficacité de l’administration municipale et les transports : « Personne ne dit qu’il n’utilise pas les transports en commun parce que cela coûte 3,30 $. Les gens disent qu’ils ne les utilisent pas parce qu’ils ne peuvent pas compter dessus et parce que ce n’est pas sûr. » 

Chris Alexander se distingue par son parcours politique qui diffère des autres personnes candidates.  Ancien député, ministre fédéral et diplomate sous le gouvernement conservateur de Stephen Harper, il veut mettre de l’avant son parcours afin de se différencier de ses opposants. Sa campagne est davantage axée sur un discours de relance économique.  

Ses priorités sont la gouvernance municipale, un transport plus rapide, le logement et l’infrastructure.   

« Je me présente, car Toronto fait du surplace depuis trois ans. Une ville dotée d’autant de talent, de force et de potentiel ne devrait pas afficher de piètres résultats, et rien ne l’y oblige », dit-il. 


Source : Getty Images

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