Par Fabrice Lamarre

Les élections législatives israéliennes auront lieu le 27 octobre prochain. Il s’agit du premier scrutin depuis la guerre qui a suivi les attaques du 7 octobre 2023. Depuis, Israël s’est également impliqué dans plusieurs conflits armés, que ce soit à Gaza, au Liban ou en Iran.
Difficile de connaitre les répercussions qu’auront ces élections sur les politiques israéliennes au Moyen-Orient.
Netanyahu et la continuation de sa politique de confrontation
Le premier ministre sortant a présenté plusieurs objectifs lors du lancement de sa campagne, des propositions qui vont surtout vers la continuation de ses politiques actuelles. Il propose de poursuivre les opérations militaires, de maintenir une forte pression sur le Hamas, de continuer à combattre le Hezbollah et de poursuivre son opposition à l’Iran.
Par-dessus tout, Netanyahu compte utiliser la force militaire pour accentuer les pressions dans la région, malgré l’opposition : « La mission doit être complétée. Nous devons faire tomber le régime iranien et détruire totalement le Hezbollah et le Hamas », a-t-il dit.
Une opposition qui propose des approches différentes?
Gadi Eisenkot, ancien général et chef d’état-major, est le principal opposant du président sortant pour les législatives du 27 octobre.
Sa principale critique du gouvernement actuel n’est pas liée aux nombreuses opérations militaires, mais plutôt à la gestion qui vient après ces opérations armées. Il critique l’absence d’arrangement diplomatique, de gouvernance à Gaza et de stabilisation régionale qui, selon lui, auraient dû suivre les « succès militaires » israéliens, affirmant que Netanyahu « n’est pas parvenu à obtenir des changements diplomatiques et stratégiques durables susceptibles de rendre Israël plus sûr ».
Pour ce qui est de l’Iran, l’élection pourrait davantage déterminer la manière de combattre que la volonté de maintenir les pressions. La déclaration de campagne de Netanyahu à ce sujet est claire : « Nous devons faire tomber le régime iranien. »
Du côté de Eisenkot, la différence entre lui et son opposant à ce sujet est assez minime. Étant lui-même ancien chef de l’armée israélienne de 2015 à 2019, il ne propose pas d’abandonner la confrontation, mais plutôt de maintenir la pression militaire afin de produire des résultats stratégiques durables.
La situation au Liban pourrait également être influencée par le résultat des élections israéliennes. Netanyahu et Eisenkot souhaitent maintenir une forte pression sur le Hezbollah et conserver des garanties de sécurité. Eisenkot se distingue toutefois par sa volonté de redonner à la France un rôle diplomatique dans les discussions concernant le Liban.
Les conséquences diplomatiques de ces élections
Outre les nombreux conflits militaires, le résultat de ce scrutin pourrait modifier les relations diplomatiques entre Israël et ses alliés. Gadi Eisenkot et d’autres figures de l’opposition souhaitent améliorer les relations avec leurs principaux partenaires occidentaux et certains pays arabes.
Source : Getty Images
