Par Camille Guindon

Entre les cours, les travaux à remettre, les examens, les présentations et parfois un emploi à temps partiel, la vie étudiante peut rapidement devenir une course contre la montre. Pour plusieurs personnes étudiantes, le stress fait partie du quotidien. Pourtant, une solution simple peut contribuer à alléger cette pression. Bouger. Qu’il s’agisse d’aller marcher, de faire du vélo, de jouer au hockey, de courir ou simplement de prendre quelques minutes pour s’étirer, l’activité physique peut jouer un rôle important dans la gestion du stress.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), l’activité physique contribue à la santé physique et mentale. Elle peut notamment réduire les symptômes d’anxiété et favoriser le bien-être général. Chez la communauté étudiante, dont les journées sont souvent chargées et imprévisibles, intégrer le mouvement à la routine peut donc être une façon accessible de prendre une pause et de décrocher.
Une pause qui fait du bien au cerveau
Lorsqu’une personne est stressée, son organisme réagit comme s’il devait faire face à une situation exigeante. Le rythme cardiaque peut augmenter, les muscles peuvent se tendre et l’attention se concentre davantage sur ce qui préoccupe.
L’activité physique permet de détourner momentanément l’attention des sources de stress. Pendant une marche ou une séance d’entraînement, par exemple, l’étudiante ou l’étudiant peut se concentrer sur ses mouvements, sa respiration ou simplement sur ce qui l’entoure plutôt que sur son examen du lendemain.
« Quand je vais marcher après avoir étudié longtemps, j’ai l’impression de faire une coupure, raconte une étudiante universitaire. Ça me permet de revenir à mon travail avec la tête un peu plus reposée. »
Cette impression de coupure peut être particulièrement importante pendant les périodes de remise de travaux ou d’examens. Prendre une pause ne signifie pas nécessairement perdre du temps. Au contraire, elle peut permettre de revenir plus reposé et plus concentré à une tâche.
Pas besoin de devenir athlète
Lorsqu’on parle d’activité physique, certaines personnes pensent automatiquement à des entraînements intensifs ou à des heures passées au gym. Pourtant, bouger n’a pas besoin d’être compliqué.
Une marche de 20 ou 30 minutes, une balade à vélo, une partie de badminton avec des amis ou quelques exercices à la maison peuvent déjà permettre de sortir de la routine. L’objectif n’est pas nécessairement de battre un record ou d’atteindre une performance particulière, mais de trouver une activité agréable qui peut s’intégrer dans son quotidien.
Pour une personne étudiante qui dispose de peu de temps, même une courte période d’activité peut représenter une pause intéressante entre deux séances d’étude. Monter les escaliers plutôt que prendre l’ascenseur, marcher jusqu’au campus ou faire quelques étirements après plusieurs heures devant un ordinateur sont également des façons simples d’ajouter du mouvement à la journée.
L’activité physique et le sommeil
Le stress étudiant ne s’arrête pas toujours lorsque les livres sont fermés. Pour certaines personnes, les préoccupations continuent de tourner dans la tête au moment de se coucher. Les travaux à terminer, les examens à venir ou les responsabilités personnelles peuvent rendre la détente difficile.
L’activité physique peut contribuer à favoriser un meilleur sommeil lorsqu’elle est intégrée régulièrement à une routine équilibrée. Or, le sommeil joue lui aussi un rôle important dans la gestion du stress. Une personne étudiante qui dort suffisamment dispose généralement de meilleures conditions pour se concentrer, mémoriser de l’information et faire face aux défis de la journée.
Cela peut créer un cercle positif : bouger contribue au bien-être et à une meilleure routine de sommeil, tandis qu’un sommeil adéquat peut aider à mieux gérer les exigences scolaires.
Un moyen de décrocher et de socialiser
L’activité physique peut également avoir une dimension sociale. Pour plusieurs membres de la population étudiante, intégrer une équipe sportive ou simplement pratiquer une activité avec des amis permet de sortir du contexte scolaire.
Une partie de volleyball, une promenade avec un collègue ou une séance de patinage peuvent devenir des moments où les discussions ne tournent pas autour des notes et des travaux. Ces interactions peuvent contribuer au sentiment d’appartenance, particulièrement chez les étudiantes et étudiants qui arrivent dans une nouvelle ville ou commencent un nouveau programme.
Le sport n’est donc pas seulement une activité individuelle. Il peut aussi devenir une occasion de créer des liens et de briser l’isolement.
Trouver le temps
Même si les bienfaits de l’activité physique sont connus, trouver du temps pour bouger peut représenter un véritable défi. Avec un horaire chargé, il peut être tentant de supprimer une activité physique pour gagner du temps et terminer un travail.
Pourtant, intégrer le mouvement à l’horaire peut être plus réaliste qu’on le pense. Une solution consiste à commencer petit. Plutôt que de prévoir cinq séances d’entraînement par semaine, une personne étudiante peut se fixer comme objectif de marcher quelques fois pendant la semaine ou de réserver une courte période pour une activité qu’elle aime.
Il peut également être utile de considérer l’activité physique comme une pause planifiée plutôt que comme une tâche supplémentaire. Après plusieurs heures d’étude, sortir prendre l’air pendant quelques minutes peut permettre de faire une véritable coupure.
Une question d’équilibre
L’activité physique ne fait évidemment pas disparaitre toutes les sources de stress. Les examens, les échéances et les responsabilités demeurent. Elle ne remplace pas non plus le soutien professionnel lorsqu’un étudiant vit une période particulièrement difficile.
Cependant, elle peut devenir un outil parmi plusieurs pour prendre soin de son bien-être. L’important est surtout de trouver une façon de bouger qui correspond à ses goûts, à son horaire et à son niveau d’énergie.
Pour certains, ce sera un sport d’équipe. Pour d’autres, une promenade avec de la musique ou un entrainement à la maison. Il n’existe pas une seule bonne manière de bouger.
Au milieu d’une session chargée, prendre une pause peut parfois donner l’impression de prendre du retard. Pourtant, fermer son ordinateur, sortir dehors et bouger quelques minutes peut être exactement ce dont le cerveau a besoin. L’activité physique offre ainsi une occasion de décrocher temporairement de la pression scolaire pour revenir ensuite avec une énergie renouvelée. Parce que dans une vie étudiante où tout semble toujours aller vite, ralentir quelques minutes pourrait finalement être une façon de mieux avancer.
Source : ICROQ
