Intégrations festives, mais respectueuses 

Par Sarah Gendreau Simoneau 

Les activités d’intégration font partie intégrante de la vie universitaire.

Des personnes étudiantes déguisées, des cris de ralliement, des chansons, des activités de groupes, c’est le retour des activités d’intégration en cette rentrée universitaire. Les intégrations (anciennement initiations) sont une étape importante dans l’accueil des étudiantes et étudiants nouvellement admis à l’université et qui ont évolué avec le temps. Le respect de la personne, de la réglementation de l’Université, de l’environnement, ainsi que la sécurité est maintenant de mise.  

Plusieurs débordements ont eu lieu dans les dernières années, aussi bien à l’UdeS que sur d’autres campus au Québec, et les activités d’intégration ont fait l’objet de plusieurs remises en question et réformes.  

Selon David Harvengt, chercheur et chargé de cours en éthique professionnelle à la Faculté des sciences de l’éduction de l’Université Laval, la tradition des intégrations vient du Moyen Âge, « où les nouveaux étudiants universitaires traversaient la ville à dos d’âne et se faisaient insulter par les passants. Ça remonte à la création des universités ».  

Des règlements clairs et serrés 

Tout le monde a déjà entendu parler de certaines pratiques pas trop éthiques, irrespectueuses, voire dégueulasses lors des initiations. Plusieurs considéraient le tout comme un rite de passage, une façon de se faire accepter par le groupe, donc une étape obligatoire, quoique désagréable et stressante.  

Aujourd’hui, l’intention, les règles et la signification ont changé. La rentrée et les activités d’intégration font maintenant partie d’une expérience d’accueil positive. Après tout, les activités d’intégration marquent une étape importante dans le début du parcours universitaire des personnes étudiantes nouvellement membres de la communauté universitaire. En plus de faciliter l’adaptation à leur nouvel environnement d’études, elles permettent de tisser des liens avec les autres étudiantes et étudiants d’un même programme, et contribuent à renforcer le sentiment d’appartenance envers sa cohorte et l’Université de Sherbrooke. 

L’UdeS a mis en place, en 2024, d’une série de mesures supplémentaires visant à assurer la tenue d’activités d’intégration à la fois festives, respectueuses, sécuritaires et inclusives. Ces ajouts découlent d’événements problématiques lors de certaines activités d’intégrations passées. De nombreux échanges ont eu lieu avec les directions facultaires et les associations étudiantes afin de sensibiliser toutes les parties prenantes à l’importance de leur rôle dans la réussite de ces activités. 

Personne n’est forcé à quoi que soit, chacun peut choisir de participer ou non aux activités en connaissance de cause. Une consommation responsable est de mise et des boissons sans alcool doivent être disponibles. De plus, les personnes étudiantes organisatrices doivent avoir suivi des formations obligatoires sur la prévention des violences à caractère sexuel en contexte festif, sur la consommation responsable et sur le respect du voisinage. Les activités jugées comme dégradantes, comme des jeux à connotation sexuelle, des jeux de pouvoir (domination versus soumission) et des jeux à connotation violente, sont interdites. 

De plus, les aliments ou condiments lors des jeux et des activités sont déconseillés afin d’éviter le gaspillage alimentaire et les lieux d’activités doivent être nettoyés et ne pas être endommagés. 

Au-delà du Campus 

Bien que la plupart des activités d’intégration se déroulent sur le Campus, plusieurs groupes se promènent dans les rues autour de l’Université ou encore au centre-ville. Des traditionnelles « tournées des bars » aux activités dans les parcs de la ville, les personnes étudiantes déguisées selon le thème de leur programme se font voir et entendre par la population générale. Le respect de l’environnement et du voisinage est tout aussi important que sur les terrains de l’Université afin de ne pas déranger la quiétude des citoyennes et citoyens de Sherbrooke. 

Comme lors des 5@8, crier dans les rues résidentielles tard le soir, s’énerver dans les autobus ou prendre trop de place dans les établissements du centre-ville ne sont pas de mise pour une bonne cohabitation. N’oublie pas de prévenir ton voisinage avant d’organiser une soirée (même en dehors des intégrations) et de ne pas fêter dans les parcs entre 23 h et 6 h. Favorisons le vivre-ensemble tout en ayant du fun !  


Source : Université de Sherbrooke

Sarah Gendreau Simoneau
Rédactrice en chef et directrice du volet production, auparavant cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE at Journal Le Collectif  redaction.lecollectif@USherbrooke.ca  Web   More Posts

Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.

Scroll to Top