Par Médéric Dens

Comme la majorité des universités québécoises, l’Université de Sherbrooke (UdeS) détient sa propre fondation philanthropique visant à encourager les personnes étudiantes dans leur cheminement. Que ce soit pour un projet, une implication ou encore des résultats au-delà des attentes, la Fondation de l’UdeS remet chaque année des enveloppes à des milliers de personnes étudiantes. Or, certaines personnes en sont à la fin de leurs études et n’ont jamais entendu parler de la Fondation.
La Fondation de l’Université de Sherbrooke est un incontournable lorsqu’on entame nos études ici. Elle permet notamment aux personnes étudiantes qui se démarquent de quelconque façon de recevoir des fonds, leur donnant la chance de se concentrer à 100 % sur leurs efforts. Depuis sa création, c’est 275 millions de dollars qui ont pu être remis aux personnes étudiantes, dont 35 millions lors des dix dernières années, grâce, entre autres, aux campagnes de financement.
À titre d’exemple, la plus récente campagne a permis d’amasser une somme totale de 250 millions de dollars pour financer 150 projets, dont 20 millions de dollars vont directement aux personnes étudiantes. Les montants restants vont soit à la construction de nouvelles infrastructures, ou encore sont conservés sous forme d’actifs.
Pour l’année 2024-2025 plus exactement, ce sont 3 500 personnes provenant des trois cycles d’études supérieures qui ont bénéficié de cette aide sous forme de bourses, pour un montant totalisant 5 946 072 $.
La mission de la Fondation
Si les actions de la Fondation sont avant tout financières, sa mission première est surtout humaine : « C’est pour soutenir le développement et le rayonnement de l’Université de Sherbrooke par la réalisation tactique et philanthropique », selon Pascal Grégoire, directeur général de la Fondation de l’UdeS. La Fondation vise donc à « aligner les aspirations philanthropiques avec les besoins de l’institution » pour répondre à des besoins précis, qu’il s’agisse de bourses, de construction d’un établissement ou de projets de recherche.
Ainsi, ceux que l’on qualifie de philanthropes, souvent d’anciennes personnes diplômées de l’Université de Sherbrooke, contribuent financièrement à la Fondation qui, elle, redistribue cet argent à la communauté étudiante.
Une partie de cet argent peut également être distribuée à certaines facultés pour financer des établissements, comme lors du financement partiel du Studio de création Huguette et Jean-Louis Fontaine, ou encore pour la mise en place d’une salle d’étude active à la Faculté des sciences de l’activité physique (FASAP).
Ce que la Fondation représente pour une personne étudiante
Parce que certains projets de recherche, mémoires ou implications à la vie étudiante requièrent de l’argent et beaucoup de temps, cette aide vient souvent appuyer ces actions, et ce, peu importe la faculté d’association.
Aussi, recevoir une bourse peut susciter toutes formes d’émotions : reconnaissance, motivation, gratitude, joie, fierté, etc. Pour Rémi Brosseau-Fortier, diplômé en Études politiques appliquées et récipiendaire de quatre différentes bourses, recevoir ces bourses donne certainement un coup de main, considérant que la majorité des investissements en temps (et en argent) se fait sur une base volontaire. « Remporter ces bourses m’a permis de compenser le temps investi bénévolement dans mes engagements étudiants associatifs et dans des initiatives comme le centre d’entraide en politique appliquée. En plus de souligner les efforts et l’engagement dans la communauté universitaire, cela donne un coup de pouce financier non négligeable pour un budget étudiant », a-t-il mentionné au Journal.
Il invite d’ailleurs toutes nouvelles personnes étudiantes à soumettre leur candidature, en affirmant que « si les critères d’admissibilité de base sont atteints, tenter sa chance peut amener des résultats surprenants ».
L’importance de connaître cette institution

L’Université regorge de projets, d’implications et de dévouements, et sans cette aide, certaines personnes ne trouveront potentiellement pas les ressources financières ou encore la motivation requise pour continuer leur projet.
Pour Pascal Grégoire, il est capital que chaque personne étudiante s’intéresse de près ou de loin à la Fondation, puisque tous et toutes y contribuent, sans nécessairement être au courant. En consultant ton état de compte, tu verras en effet que tu paies une cotisation d’environ 20 $ à la Fondation chaque trimestre.
Ainsi, sans le savoir, chaque personne étudiante participe au succès des autres, contribuant, entre autres, à limiter les abandons qui surviennent en raison de manque de financement ou de motivation. En dehors des montants distribués, la Fondation peut également servir d’« effet levier », c’est-à-dire que recevoir une bourse permet aussi de percevoir des montants à l’extérieur de l’écosystème universitaire, notamment auprès d’instituts ou de laboratoires de recherche.
Et parce que l’Université peut parfois rendre la conciliation travail-études difficile, la Fondation peut également offrir une aide directe : en une année seulement, la Fondation a remis « 510 coupons d’aide alimentaire » et a désigné « 230 bénéficiaires de programme études-travail » pour alléger les difficultés financières de certaines personnes.
La Fondation, parfois inconnue des personnes étudiantes
D’abord, à l’inverse des cafétérias, des sculptures et des terrains extérieurs, la Fondation, elle, est située à l’extérieur du Campus principal, sur la rue Galt Ouest. Donc, si nous ne connaissons pas de personnes bénéficiaires, on peut parfois l’oublier.
Comme les personnes étudiantes reçoivent des bourses directement, certaines d’entre elles ne voient pas de lien avec la Fondation qui, pourtant, est à l’origine d’une partie ou de la totalité des montants reçus. Elle agit donc davantage comme un mécanisme de financement que comme un organisme œuvrant sous les projecteurs.
Or, que tu en sois à ta première session du baccalauréat ou encore à la fin de ta maîtrise, la Fondation peut te soutenir dans ton succès, que ce soit dans ta rédaction de mémoire, dans tes implications qui viennent à la tonne ou encore dans tes efforts pour concilier ton emploi tout en te concentrant sur tes études. Il s’agit d’une institution qui mérite d’être connue.
Source images 1 et 2 : Université de Sherbrooke
Médéric Dens
Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.
