Sherbrooke permet désormais des terrains plus naturels 

Par Salma Labiede 

Entre pelouse traditionnelle et aménagements écologiques, les citoyens et les citoyennes de Sherbrooke auront désormais plus de choix pour leur terrain. 

Les citoyens et citoyennes de Sherbrooke auront désormais plus de liberté dans l’aménagement de leur terrain. Réuni le 6 juillet, le conseil municipal a adopté une modification au règlement qui permet aux propriétaires de remplacer une partie de leur pelouse par des aménagements favorisant la biodiversité. 

Selon Radio-Canada, cette décision répond à une demande de citoyens et de citoyennes qui souhaitaient pouvoir intégrer davantage de végétation naturelle sur leur propriété. L’objectif est aussi d’augmenter la place de la nature en ville et de favoriser les habitats pour les insectes pollinisateurs. 

Des possibilités élargies 

La nouvelle réglementation offre quatre types d’aménagements autorisés. Les propriétaires pourront notamment aménager des jardins de biodiversité, des prés fleuris, des jardins comestibles ou utiliser des plantes couvre-sol. Ces espaces pourront comprendre des plantes et des fleurs indigènes, des arbustes ainsi que des fruits, des légumes et des fines herbes. 

Selon Radio-Canada, les jardins comestibles et les plantes couvre-sol étaient déjà permis auparavant. Le règlement vient élargir les possibilités en ajoutant les jardins de biodiversité et les prés fleuris. Cette modification permet aux propriétaires de diversifier davantage l’aménagement de leur terrain tout en favorisant la présence de végétaux adaptés au climat québécois. La Ville souhaite ainsi encourager des pratiques d’entretien plus écologiques et offrir une plus grande liberté aux citoyens dans l’aménagement de leur propriété. 

Un certain encadrement demeure 

Même si la réglementation est assouplie, certaines règles demeurent. La végétation ne pourra pas dépasser 0,9 mètre de hauteur près des intersections afin de préserver la visibilité des automobilistes et des piétons. Un espace d’un mètre devra également être maintenu entre les aménagements et la chaussée. 

Selon le Journal de Montréal, cette modification marque un changement de cap pour la Ville. Pendant plusieurs années, les règlements municipaux favorisaient surtout les pelouses courtes et bien entretenues. Sherbrooke souhaite maintenant laisser plus de place aux aménagements naturels, tout en conservant un cadre pour assurer l’entretien des quartiers. 

Les jardins de biodiversité et les prés fleuris présentent plusieurs avantages environnementaux. En plus d’attirer les abeilles, les papillons et d’autres insectes pollinisateurs, ils demandent généralement moins d’arrosage et moins de tonte qu’une pelouse traditionnelle. Ils permettent aussi de diversifier la végétation présente dans les quartiers résidentiels. 

Sherbrooke suit une tendance observée dans plusieurs municipalités du Québec, où les règlements sont adaptés afin de favoriser des aménagements plus écologiques. Ces changements visent notamment à protéger la biodiversité, à réduire les îlots de chaleur et à encourager des pratiques d’entretien plus durables. 

Avec cette nouvelle réglementation, les citoyens et citoyennes disposent maintenant davantage d’options pour aménager leur terrain.  Ils auront maintenant la possibilité de transformer une partie de leur pelouse en espaces plus naturels, comme des jardins de fleurs sauvages, des aménagements avec des plantes indigènes ou des jardins comestibles, à condition de respecter les règles municipales. 


Source : Blogue Accent Local

Salma Labiede
Journaliste at Journal Le Collectif   More Posts
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