Par Elizabeth Gagné

Inspiré par le son et l’esthétique des années 80, William Gravel, finissant au baccalauréat en musique de l’Université de Sherbrooke, présentera le 24 avril son spectacle intitulé Vidéoclub à La Petite Boîte Noire. Un événement significatif, puisqu’il marque la fin d’un parcours de trois années de formation.
Né de parents musiciens qui se sont rencontrés dans un groupe, William a littéralement la musique dans le sang. Elle a toujours occupé une place centrale dans sa vie, lui qui est autodidacte et doté de l’oreille absolue. À l’adolescence, contrairement à ses camarades, ce ne sont pas les jeux vidéo qui l’attiraient, mais bien les arrangements musicaux qu’il créait dans son petit studio maison. Plus qu’une passion, William a développé une véritable obsession.
« Je ne traînais pas beaucoup avec mes amis après l’école. J’allais directement chez moi pour faire de la musique. Des fois, j’étais tellement dedans que je pouvais me coucher à une heure du matin, même les soirs de semaine », raconte-t-il.
Après le secondaire, ses parents lui ont demandé ce qu’il comptait faire au cégep. Sa réponse : « J’imagine que je vais aller en musique. » C’est au cégep de Drummondville qu’il trouve enfin des gens qui, comme lui, sont passionnés de musique. « J’ai fait de belles rencontres, des amis qui trippent autant que moi à faire de la musique. Certains d’entre eux feront d’ailleurs partie de mon groupe lors du spectacle du 24 avril. » Durant ses études collégiales, William signe avec un producteur — également l’un de ses professeurs — avec qui il lance son premier album, Végétale, aujourd’hui disponible sur les plateformes d’écoute.
Après cette expérience, il décide toutefois de se séparer de son producteur pour diverses raisons. La réalité de l’industrie musicale peut être exigeante, et William l’a rapidement compris. Il choisit donc de s’outiller afin de mieux naviguer dans cet univers et devenir son propre patron. C’est ce qui l’amène à poursuivre ses études à Sherbrooke, dans un programme qui prépare concrètement les étudiants aux réalités du milieu professionnel.
Un spectacle aux allures des années 80
Pour son spectacle, William a tout pris en charge : le choix de la salle, la scénographie, la direction artistique, les compositions et les arrangements. Vidéoclub se veut un hommage à la nostalgie des années 80. Depuis qu’il a découvert la série Stranger Things, il est tombé amoureux de l’esthétique de cette époque. Le spectacle s’en inspire fortement, autant dans la mise en scène que dans l’univers sonore, avec une touche pop actuelle. William a mis beaucoup d’efforts dans la production afin de créer une ambiance festive. Quelques surprises attendent d’ailleurs le public lors de cette soirée, qui débutera avec Marie Rebelle en première partie. « Ça va être un gros show », promet-il.
Il est possible de suivre William sur les réseaux sociaux et de se procurer des billets sur le site de La Petite Boîte Noire.
Source : Vidéoclub

Elizabeth Gagné
Étudiante à la maîtrise en histoire, Elizabeth a toujours été passionnée par les arts et la culture. Depuis 2022, elle travaille de pair avec ses collègues à promouvoir le programme des Passeurs culturels à la Faculté d’éducation.
