Vos bonnes nouvelles environnementales #37 

Par Sarah Gendreau Simoneau 

Le harfang des neiges fait partie des quarante nouvelles espèces migratrices protégées internationalement. 

La crise environnementale actuelle accentue l’écoanxiété générale. Plusieurs études ont démontré le lien entre la consommation abusive de mauvaises nouvelles et la dépression, le stress et l’anxiété, rapporte Radio-Canada.   

Le Collectif a donc décidé de vous bombarder de quelques bonnes nouvelles concernant le climat, l’environnement et les innovations qui permettent la pérennité de notre chère planète.  

De nouvelles espèces migratrices bénéficient d’une protection internationale 

La Convention sur la conservation des espèces migratrices (CMS) de l’ONU a approuvé l’inclusion de 40 nouvelles espèces qui sont désormais protégées internationalement, à l’issue de sa 15e réunion (COP15) au Brésil, qui a rassemblé des représentants de 133 parties (132 pays et l’Union européenne). Elle a eu lieu dans le Pantanal brésilien, l’une des zones les plus riches en biodiversité de la planète, située au sud de l’Amazonie.  

La liste des espèces maintenant protégées comprend, entre autres, le harfang des neiges et la barge hudsionienne, un oiseau au long bec menacé d’extinction qui parcourt 30 000 km par an le long des Amériques. On y retrouve également le grand requin-marteau, ainsi que des mammifères terrestres, comme la hyène rayée, ou encore aquatiques comme la loutre géante du Brésil. 

La Convention est juridiquement contraignante, ce qui signifie que ces pays ont l’obligation légale de protéger les espèces classées comme menacées d’extinction, de conserver et restaurer leurs habitats, de minimiser les obstacles à leur migration et de coopérer entre eux pour mener à bien cette préservation. 

Selon un rapport publié juste avant la COP15, près de la moitié (49 %) de toutes les espèces répertoriées par la CMS présentent des tendances de déclin de population, et près d’une sur quatre est menacée d’extinction à l’échelle mondiale. « Le changement climatique et la surexploitation sont parmi les principales causes du déclin de sa population et mettent bien en évidence la vulnérabilité de l’espèce malgré son statut emblématique », explique la convention onusienne dans un communiqué. 

La superficie du parc national du Mont-Orford a doublé. 

Agrandissement du parc national du Mont-Orford 

Après plusieurs années d’attente et de mobilisation, l’agrandissement du parc national du Mont-Orford a été officialisé la semaine dernière. Un nouveau territoire de près de 50 km2 a été annexé, ce qui veut dire que la superficie passera de 59,5 km2 à près de 108 km2. Il s’agit d’une bonne nouvelle pour l’écosystème représentatif du coin, puisque cet agrandissement permet sa protection ainsi qu’un accès à la nature.  

La chasse et les promenades en véhicule tout-terrain, défendues dans les parcs nationaux, puisque ce sont des territoires protégés, seront désormais interdites sur le territoire de l’agrandissement, qui était avant des terres publiques.  

La priorité pour la saison estivale à venir sera l’aménagement des sentiers pédestres. Parallèlement, des appels d’offres seront faits pour pouvoir aménager les pistes cyclables et les sentiers multifonctionnels. De nouveaux sentiers pourraient être accessibles dès la fin de l’été, notamment dans le secteur au nord et au nord-ouest du lac Montjoie. En tout, 34 km de nouveaux sentiers pédestres seront ajoutés ainsi que 12 km de pistes cyclables supplémentaires. 

Les bouteilles de plastique et les gobelets jetables pourraient être remplacés par des capsules comestibles faites à partir d’algues. 

Des bulles d’algues pour remplacer le plastique lors des marathons 

Une innovation écologique pourrait bientôt transformer l’expérience des marathoniens en remplaçant les traditionnels gobelets à usage unique par des capsules comestibles remplies d’eau ou de boissons énergétiques. Développées à partir d’algues, ces bulles biodégradables — déjà testées avec succès lors du marathon de Londres — s’inscrivent dans une volonté croissante de réduire la dépendance aux plastiques et aux microplastiques. 

À l’origine de cette technologie, l’entreprise britannique Notpla mise sur la bioconception pour créer des alternatives aux emballages conventionnels. Sa capsule phare, baptisée Ooho, est composée d’une fine membrane d’algues brunes pouvant contenir aussi bien de l’eau que des gels énergétiques. Cette innovation ne se limite toutefois pas aux événements sportifs. Des contenants alimentaires faits d’algues sont déjà utilisés dans une cinquantaine de stades au Royaume-Uni, ainsi que dans des salles de spectacle et certains commerces, dont un magasin IKEA à Londres. 

Le procédé repose sur l’extraction de la substance gélatineuse d’algues, notamment la sargasse, une espèce envahissante. Transformée en gel puis combinée à d’autres ingrédients naturels, cette matière permet de produire des membranes souples, résistantes et entièrement biodégradables. Selon l’entreprise, ces produits se décomposent en quelques semaines à domicile, sans laisser de résidus nocifs. Aucun additif chimique n’est nécessaire, ce qui distingue cette technologie des bioplastiques traditionnels. 

Soutenue par une subvention de 4 millions d’euros du programme Horizon Europe, Notpla ambitionne d’étendre son modèle à l’international en exploitant des algues locales. L’objectif serait notamment de collaborer avec des événements majeurs, comme les festivals ou marathons canadiens, en utilisant des ressources marines du golfe du Saint-Laurent. 

Cette initiative s’inscrit aussi dans une critique plus large de l’écoblanchiment dans l’industrie de l’emballage. Selon les dirigeants de Notpla, de nombreux contenants présentés comme écologiques contiennent en réalité des couches de plastique, comme l’acide polylactique (PLA), susceptibles de générer des microplastiques nocifs pour l’environnement et la santé. 

Inspirés par des procédés naturels — notamment la pelure des fruits ou encore le faux caviar à base de gélifiants marins — les fondateurs de l’entreprise ont misé sur une approche sans transformation chimique. Depuis son déploiement, Notpla affirme avoir remplacé plus de 40 millions d’articles en plastique à usage unique. Malgré ces avancées, des défis persistent. L’un des principaux obstacles demeure l’intégration de ces solutions dans des événements déjà liés à de grands commanditaires de boissons, qui fournissent souvent gratuitement leurs produits dans des contenants traditionnels. L’expansion internationale dépendra donc de la capacité de l’entreprise à nouer de nouveaux partenariats. 

À Montréal, où les plastiques à usage unique sont désormais interdits, ces innovations pourraient trouver un terrain favorable. Toutefois, la gestion des matières compostables demeure encadrée de manière stricte, et le terme « compostable » appliqué aux plastiques n’est pas réglementé au Canada. Dans ce contexte, des solutions véritablement biodégradables, comme celles proposées par Notpla, pourraient représenter une avancée significative vers une réduction durable des déchets. 


Source 1 : WWF

Source 2 : Canton d’Orford

Source 3 : Ooho

Sarah Gendreau Simoneau
Rédactrice en chef et directrice du volet production, auparavant cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE at Journal Le Collectif  redaction.lecollectif@USherbrooke.ca  Web   More Posts

Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.

Scroll to Top