Par Elizabeth Gagné

Sorti récemment sur Netflix, le film Frankenstein du réalisateur Guillermo del Toro, revisite l’histoire de la créature et de son créateur, Victor Frankenstein. Joué par Oscar Isaac, Victor est un brillant scientifique fasciné, si ce n’est obsédé, par la mort. Traumatisé dans son enfance par la perte d’un être cher, il fait, en plein deuil, une épiphanie : il sera celui qui défiera la mort. Il consacre alors sa vie à étudier le corps humain.
Un jour, alors qu’il présente ses recherches à l’Institut de médecine, un noble nommé Henrich Harlander, interprété par Christoph Waltz, l’approche. Séduit par ses travaux, il lui promet un financement illimité pour accomplir l’impossible. Cet homme aux mille ressources est aussi le parrain d’Elizabeth Harlander, jouée par Mia Goth, la fiancée du frère de Victor, envers qui le scientifique développe une affection toute particulière. Intelligente, fascinante et mystérieuse, Elizabeth semble éveiller chez Victor un intérêt nouveau pour la vie elle-même.
Dans son laboratoire, spécialement aménagé pour satisfaire ses moindres besoins et désirs, Victor passe ses journées à récolter des cadavres et à les disséquer. Jusqu’au jour où il trouve enfin la clé de la vie. Un soir d’orage, la créature prend vie. Mais que se passe-t-il après ?
Interprétée par Jacob Elordi, la créature est une page blanche : tout est à réapprendre. Une responsabilité que Victor n’avait pas anticipée. À partir de ce moment, le film change de direction : les paradigmes basculent, le monstre n’est peut-être pas celui qu’on croit, et tout est remis en question.
Une œuvre en deux temps : la naissance et la conscience
D’une durée de deux heures et demie, le film est divisé en deux parties distinctes. La première retrace les origines du scientifique fou Victor Frankenstein, tandis que la seconde est racontée par la créature elle-même.
Profondément humain, le récit explore la relation père-fils, mais également des thématiques telles que le deuil, la solitude et l’amour. L’histoire interroge constamment la définition même d’être humain.
Touchant et visuellement somptueux, Frankenstein se distingue par des décors et des costumes à couper le souffle. Plusieurs environnements, notamment le gigantesque laboratoire ou encore le bateau pris dans les glaces, ont été entièrement construits pour le film. Ce réalisme, impossible à obtenir avec un simple fond vert, apporte une profondeur et une immersion saisissantes : on a réellement l’impression de plonger dans un autre monde.
Un hommage respectueux au roman de Mary Shelley
Publié en 1818, le roman de Mary Shelley sert de base solide au film, qui respecte l’époque dans laquelle l’histoire a été imaginée. Très immersif, le long-métrage mélange réalisme et touches fantastiques.
La couleur y joue un rôle majeur : elle accompagne l’évolution des personnages tout au long du récit. Pour Guillermo del Toro, costumes et décors sont essentiels. « I wanted the movie to test every single craft in the making. »
Le maquillage de la créature, véritable prouesse artisanale, demandait jusqu’à dix heures de travail par jour. Plus d’une cinquantaine de prothèses étaient appliquées sur presque tout le corps de Jacob Elordi. Le résultat est saisissant et donne vie à une créature à la fois terrifiante et envoûtante.
Un futur classique à découvrir
Disponible sur Netflix, Frankenstein est l’un de ces films qui, sans aucun doute, deviendront des classiques. À voir absolument.
Source : Netflix

Elizabeth Gagné
Étudiante à la maîtrise en histoire, Elizabeth a toujours été passionnée par les arts et la culture. Depuis 2022, elle travaille de pair avec ses collègues à promouvoir le programme des Passeurs culturels à la Faculté d’éducation.
