Un résultat qui inquiète les personnes étudiantes 

Nicolas Hamel  

Le premier ministre Paul St-Pierre Plamondon a promis de « collaborer » avec les partis d’opposition, notamment pour pouvoir faire passer ses projets de loi. 

Le gouvernement minoritaire du Parti Québécois a été élu le 5 octobre. Dans la communauté universitaire, un sentiment de stress et d’impuissance se fait sentir. C’est du moins ce qu’a constaté l’équipe du Collectif qui a rencontré certaines personnes étudiantes sur le Campus de l’Université de Sherbrooke.   

*À noter que les opinions exprimées dans cet article reflètent une certaine anxiété de la part de quelques personnes seulement de la communauté étudiante de Sherbrooke. Il se peut que vous ne soyez pas du même avis. 

Questionnée sur ses sentiments au lendemain des résultats de la campagne électorale provinciale 2026, Ariane, étudiante en adaptation scolaire, a répondu : « Le nombre de conservateurs élus est complètement terrifiant. » De son côté, June Shin, étudiante en 2e année de politique et immigrante de seconde génération, s’est dit « vraiment déçue ».   

« Je croyais réellement que le Québec avait quand même une fierté de pouvoir s’identifier autant comme canadien que québécois, parce que c’est le cas pour moi. Je suis née et j’ai grandi ici et je me considère canadienne et québécoise. Je comprends que la francophonie doit être préservée et protégée. Mais ne me dis pas que ce sont les gens comme moi [fille d’immigrant] qui viennent détruire la culture. J’ai toujours été la meilleure en français dans mes classes et c’est ma troisième langue », ajoute-t-elle.   

Ce ne sont pas les seuls sentiments perçus au sein des personnes étudiantes, Mindy Chabot, étudiante en enseignement au secondaire, souligne son mécontentement. « Je suis « flabergastée« . D’abord, le mode de scrutin est brisé (faisant référence aux 13 % du vote populaire obtenue par la Coalition Avenir Québec qui a obtenu zéro élu), mais aussi je crois que les gens ne réalisent pas à quel point il y a de la désinformation par rapport au référendum, par exemple que, même si Paul St-Pierre Plamondon pense pouvoir tout changer au lendemain de l’élection, ce n’est pas aussi facile. »  

Des solutions existent  

Que peut-on faire lorsque l’on ressent une telle anxiété ? À cette question, la directrice du Centre RBC d’expertise universitaire en santé mentale, Julie Lane, dit qu’il y a plusieurs choses à faire pour sortir de cette anxiété.  Elle recommande entre autres d’échanger avec des personnes de confiance. « Parler de nos préoccupations permet souvent de diminuer le sentiment de porter seul ce qui vous inquiète. »   

Elle ajoute de « rester informé, mais il faut doser son temps d’expositions à l’actualité. Il faut rester actif, passer du temps en nature et garder un bon sommeil ». 

Pas que du négatif  

Alex, étudiant en adaptation scolaire, s’est dit content de l’élection de la candidate solidaire dans Sherbrooke, Stéphanie Vachon. Pour sa part, sa collègue de programme, Emma, s’est réjouie que ce soit un gouvernement minoritaire et non majoritaire.  

Si vous vivez des moments difficiles, il existe la Clinique de santé de l’Université de Sherbrooke et Info-Sociale au 811 option 2.  


Source : page Facebook De Paul St-Pierre Plamondon

Nicolas Hamel
Journaliste at Le Collectif • Nicolas.Hamel7@USherbrooke.ca •  More Posts
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