Démission de Christine Fréchette : quel avenir pour la CAQ ?  

Médéric Dens  

Le poste de premier ministre semble malheureusement difficile à conserver pour les femmes au Québec, malgré des tentatives de représentation paritaire au sein des députés et du conseil des ministres.  

Après une cuisante défaite aux élections provinciales, la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) a annoncé sa démission le lendemain des résultats. L’avenir du parti semble incertain, malgré huit années passées au pouvoir, tandis que le ou la prochaine cheffe aura la lourde tâche de rétablir la crédibilité du parti et d’en assurer sa survie.  

La CAQ a possiblement connu la pire chute d’un parti au Québec, et ce, en quelques semaines seulement. Alors que le parti semblait à peine se remettre du départ de son créateur, François Legault, certains sondages prédisaient, au début de la campagne, une 2e ou une 3e position pour la CAQ, loin des résultats réels.  

« Ces dernières années, j’ai été fière de représenter le comté de Sanguinet […] Comme première ministre, je suis fière d’avoir entamé une réelle transformation de l’économie du Québec. Une transformation qui est incontournable dans le contexte actuel », a mentionné Christine Fréchette le 6 octobre.  

Ce qui retient l’attention dans son discours, c’est surtout l’importance accordée aux femmes, et plus particulièrement aux jeunes femmes. « Je suis la deuxième femme à occuper les fonctions de première ministre du Québec […] Depuis la confédération en 1867, le Québec a été dirigé par une femme pendant environ 25 mois. 25 mois sur 159 ans, c’est trop peu […] Aujourd’hui j’ai un message pour toutes les Québécoises et en particulier les plus jeunes : prenez votre place, présentez-vous en politique, dirigez des entreprises, dirigez des organisations, dirigez le Québec… », souligne-t-elle.  

Qui prendra le relais ? 

« J’ai confiance en l’avenir de la coalition, confiance que nos membres sauront choisir la bonne personne pour guider la formation politique », a affirmé Christine Fréchette. Or, il est difficile de prévoir avec justesse qui sera la prochaine personne représentante de la CAQ.  

Après l’annonce de sa démission, l’ensemble des personnes cheffes de partis se sont empressées de saluer le travail des dernières années effectué par Christine Fréchette, mais le silence règne au sein des troupes caquistes, même pour les personnes députées de longue date et ministres, signe d’un parti grandement affaibli.  

Pour l’instant et pour les prochains mois possiblement, le parti devra retourner en processus de course à la chefferie, six mois seulement après l’élection opposant Christine Fréchette à Bernard Drainville. Ce dernier, lucide face à sa défaite contre la conservatrice Karine Laflamme, figure parmi les potentiels successeurs à la chefferie.  

D’autres noms, comme celui de Simon Jolin-Barrette et de Ian Lafrenière feront assurément partie des rumeurs pour les jours, semaines et mois à venir, tout comme celui de Samuel Poulin.  

C’est Mathieu Lévesque, ancien député en Outaouais, dans la circonscription de Chapleau, qui a été nommé chef par intérim le 17 octobre dernier. 


Source : page Facebook de Christine Fréchette

Médéric Dens
Chef de pupitre SOCIÉTÉ at Journal Le Collectif • societe.lecollectif@usherbrooke.ca •  More Posts

Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.

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