Élections provinciales 2026 : vos personnes candidates dans Saint-François (1/2) 

Par Médéric Dens 

La circonscription de Saint-François contient plus de 12 municipalités, et trois arrondissements de Sherbrooke, soit Brompton, de Fleurimont et de Lennoxville.

De l’autre côté de la rivière, dans Saint-François, la circonscription vit une situation différente de celle dans Sherbrooke, à l’aube des élections. En fonction depuis 2018, Geneviève Hébert brigue un troisième mandat consécutif à Saint-François pour la CAQ, face à des candidatures variées aux curriculums vitae différents.  

Christine Fréchette peut compter sur une candidature bien connue dans la circonscription de Saint-François. Geneviève Hébert, brièvement impliquée en politique municipale et députée actuelle de cette circonscription depuis 2018, tentera à nouveau sa chance en vue des élections provinciales du 5 octobre prochain.  

Cette dernière veut conserver son poste de députée, après avoir remporté 34,7 % des voix en 2018 et 42,4 % en 2022.  

« J’ai encore la passion et j’adore la circonscription de Saint-François. J’ai eu plusieurs rôles au fil des huit dernières années », affirme-t-elle au Journal. Elle fait référence à ses fonctions occupées sous la CAQ, notamment de whip adjointe du gouvernement et d’adjointe parlementaire du ministre délégué à l’Économie et aux Petites et Moyennes Entreprises.  

En tant qu’entrepreneure, elle a principalement œuvré pour stimuler l’économie et les PME, une philosophie qu’elle maintient pour les élections à venir. « Je veux servir ma population et m’impliquer à l’échelle du Québec dans plusieurs dossiers, dont les entreprises (…) on a un contexte économique qui est particulier avec nos voisins du sud pour nos entrepreneurs. » 

Exécuter la vision de Christine Fréchette 

Pour la députée de Saint-François et candidate aux élections, le changement de leader à la tête de la CAQ représente une opportunité de mettre en action les récents projets annoncés par Christine Fréchette. 

« Il y a différentes mesures et différentes annonces qu’on a faites mais qui ne sont pas encore réalisées, donc je veux m’assurer que ça se réalise, comme pour le logement, pour qu’on ait de l’offre pour tout le monde, autant pour nos étudiants que pour nos aînés parce que leurs revenus ne changent pas », mentionne-t-elle au Journal.  

Si plusieurs enjeux sont fortement discutés et débattus, le coût de la vie de façon générale reste une priorité pour Geneviève Hébert. « Le coût de la vie, ça touche monsieur et madame tout le monde, et ça touche nos étudiants. J’ai été vraiment sensibilisé par la FEUS, par rapport au nombre d’étudiants qui vont dans des banques alimentaires. » 

Parmi ses propositions, elle mise donc sur l’accompagnement auprès des personnes étudiantes pour augmenter le taux de diplomation et réduire les inégalités alimentaires.  

Geneviève Hébert demeure toutefois lucide face à la nécessité de « défendre » son bilan et celui de son parti : « Il y a des côtés positifs et des côtés négatifs. Je crois que le positif dans Saint-François prend le dessus. » 

Son expérience terrain, un atout ? 

Ses deux mandats lui permettront, selon elle, de bien connaître les enjeux qui touchent la population de Saint-François, en rappelant qu’il faut entre « six et neuf mois avant de s’établir » après une élection.    

« Saint-François couvre l’ensemble des services à la population (…) c’est très vaste, mais d’avoir cette connexion-là avec les acteurs du milieu et cette connaissance de ce qui se passe sur le terrain, c’est un avantage », affirme-t-elle. 

Elle compte aussi améliorer l’état des routes et l’accessibilité entre régions estriennes. « Le transport collectif est important. Il y a une volonté régionale, ici, de développer un transport interrégional, et une volonté de mieux développer l’offre de service à Sherbrooke. » 

Mia Fréchette pour Québec solidaire 

Vice-présidente de TransEstrie et ancienne intervenante sociojudiciaire, Mia Fréchette est impliquée dans le communautaire à Sherbrooke, et remplace Mélissa Généreux à titre de candidate pour Québec solidaire, qui avait terminé au second rang lors des dernières élections, en 2022.  

Cette circonscription, qui couvre 13 municipalités, n’a jamais été représentée par Québec solidaire. Historiquement, cette dernière était soit libérale, soit péquiste, avant l’arrivée en force de la Coalition avenir Québec, en 2018.  

Monique Gagnon-Tremblay a notamment occupé le poste de députée de cette circonscription pendant plus de 26 ans, de 1985 à 2012, sous les couleurs libérales. 

Mia Fréchette est associée à Québec solidaire depuis plusieurs années, ayant notamment soutenu et conseillé Yv Bonnier Viger lors de la dernière course à la chefferie solidaire. Pour elle, son parcours d’intervenante sociale et le sentiment de proximité avec les personnes citoyennes lui ont permis de bien cerner les « enjeux de société qui les impactent dans leur quotidien ».  

À l’aube des élections du 5 octobre prochain, elle souhaite mettre en pratique son expérience universitaire, elle qui est diplômée en droit et politique à l’Université de Sherbrooke.  

Faire du logement une priorité  

Avant tout, Mia Fréchette est motivée par sa volonté de « mettre en place des mesures structurantes », principalement en ce qui concerne les logements sociaux et le coût de la vie. Même si elle est consciente du manque de logement, réduire le coût des logements demeure selon elle « un enjeu fondamental qui touche le quotidien de tout le monde », se confie-t-elle au Journal

Selon elle, Québec solidaire est la formation qui lutte véritablement pour les enjeux liés aux logements sociaux, en faisant notamment référence à des efforts déployés, entre autres dans le dossier de la colocation dans les habitations à loyer modique (HLM).  

« On a toujours eu un leadership concernant les logements. [Pour] Sol Zanetti et Ruba Ghazal, cela demeure simplement une continuité », mentionne-t-elle en faisant référence aux survenus dans la troupe solidaire.  

Malgré tout, des propositions comme le système d’épiceries publiques pourraient être, pour Sherbrooke, « beaucoup plus utiles que des aides financières directes, comme des chèques », permettant de réduire « le fardeau financier de l’épicerie de 2 500 $ annuellement par personne », selon ses propos.  

La formation solidaire est particulièrement agressive sur la question du logement, en proposant des mesures comme un gel des loyers à l’inflation. 


Source image : Élections Québec

Médéric Dens
Chef de pupitre SOCIÉTÉ at Journal Le Collectif  societe.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts

Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.

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