Élections provinciales 2026 : vos personnes candidates dans Sherbrooke (1/2) 

Par Médéric Dens 

La candidature de Pierre Cossette a été confirmée en mai dernier, aux côtés de Frédéric Beauchemin et de Charles Milliard.

Avec la tonne d’informations politiques qui circulent présentement, il devient difficile de bien cerner les personnes candidates de votre ville, mais aussi leurs promesses et ambitions. Les partis présentent des personnes provenant de différents domaines, et même une personnalité bien connue de l’Université de Sherbrooke (UdeS). Il ne reste que quelques semaines avant le résultat des élections provinciales, et les personnes candidates de Sherbrooke se battent becs et ongles pour remplacer Christine Labrie, députée depuis huit ans.  

*Plus de détails à venir sur le candidat péquiste dans Sherbrooke annoncé aujourd’hui.  

Pierre Cossette, recteur de l’Université de Sherbrooke de 2017 à 2025, a annoncé sa candidature au Parti libéral du Québec au début de l’été. Diplômé de l’Université de Montréal en médecine, il a contribué à la réforme de la Faculté de médecine, la création d’un laboratoire de simulation clinique en coopération avec le CHUS, et à développer le premier programme de sciences infirmières en régime coopératif au Québec.  

Son désir de s’impliquer en politique est récent : « Je n’avais pas ce plan-là, mais quand on me l’a offert, j’ai réfléchi et je me suis dit que toute ma vie, j’ai essayé de construire et d’améliorer les choses […] c’est ce que j’ai fait quand j’étais président et que j’étais engagé dans les associations étudiantes et aussi en tant que professeur. J’ai appris que j’aimais travailler en gestion et avec les gens », affirme-t-il au Journal

Pierre Cossette affirme d’ailleurs qu’avoir été recteur lui permet maintenant de bien comprendre certains enjeux d’un point de vue en dehors de la politique. « Je vois des problèmes […] j’ai un peu souffert, comme recteur, de la gestion gouvernementale, et j’ai vu des situations qui ne m’apparaissaient vraiment pas optimales et qui auraient dû être faites différemment […] Quand on pense au financement des universités, les étudiants internationaux, la façon de gérer les infrastructures, tout ça devenait difficile à suivre », affirme-t-il. 

L’Estrie, un atout pour le Québec ? 

Même s’il se présente à Sherbrooke, Pierre Cossette mise sur la force régionale et l’esprit de collaboration pour rayonner à l’échelle provinciale. « En Estrie, les anglophones et les francophones s’entendent bien. On peut développer et protéger le français sans nuire aux institutions anglophones. On peut accueillir la communauté internationale d’une façon raisonnable. On le faisait bien à l’Université de Sherbrooke. » 

« Sherbrooke, comme comté, comme ville et comme région, c’est un petit Québec. Ce sont les mêmes problèmes qu’ailleurs […] l’augmentation du coût du logement […] l’augmentation du nombre d’itinérants et d’itinérantes […] l’accès aux services de soins et de santé […] ce sont tous des enjeux majeurs », ajoute-t-il. 

Parallèlement, Pierre Cossette est convaincu qu’il faut « revoir l’aide financière aux études », en s’assurant qu’elle « prenne en compte l’augmentation disproportionnée du coût du logement ».  

Il accuse aussi la CAQ d’avoir négligé le financement en innovation, car les projets ne « cadraient pas dans les cases », principalement en raison des réglementations strictes, en faisant référence aux projets que mettaient en place l’UdeS.  

Pour lui, la Société de transport de Sherbrooke (STS) subit le même sort. « Ils reçoivent des félicitations, mais à la fin, comme ça ne cadre pas dans le modèle général de financement et qu’ils font ça de façon différente, ils sont coupés. » 

Stéphanie Vachon pour Québec solidaire  

QS mise sur Stéphanie Vachon, représentante du secteur des Centres de la petite enfance (CPE) pour la Fédération de la Santé et des Services Sociaux (FSSS-CSN) depuis 2020. Cette dernière tente de remplacer Christine Labrie, qui représente la circonscription depuis 2018.  

Comme dans toutes les grandes villes, le logement demeure une priorité sur laquelle il faut se concentrer . « À Sherbrooke, les logements sont chers. Il y en a plusieurs qui se construisent, mais qui ne sont pas abordables (…) c’est une problématique qui est criante pour la ville (…) il y a des initiatives qui sont possibles pour venir réguler le marché », mentionne-t-elle au Journal.   

Le transport fait également partie des principaux dossiers pour elle : « Pour aller de Fleurimont à Rock Forest, on sait que c’est long et ce n’est pas optimal de pouvoir prendre le transport en commun, car c’est trop long et qu’il n’y a pas assez de desserte (…) j’aimerais soutenir la STS puis aller voir quel financement on peut leur assurer sur le long terme. » 

Miser sur le sens de l’adaptation de QS 

Depuis 2022, nombreux sont les sujets qui sont tombés aux oubliettes, mais aussi ceux qui deviennent de plus en plus prioritaires.   

Pour Stéphanie Vachon, la polarisation et le désintérêt politique citoyen en constante hausse représentent une opportunité pour les nouveaux co-porte-paroles « d’amener un vent nouveau » en politique, tout en tenant compte des enjeux qui, depuis 2022, sont bien différents. 

« Les priorités ne sont plus les mêmes (…) il y a quatre ans, on parlait à peine d’intelligence artificielle (…) en environnement, on est maintenant rendus dans une logique de réaction plutôt que de prévention (…) la vie a changé en quatre ans, mais QS sait comment s’adapter aux sujets de l’heure, en restant en phase avec les priorités des personnes citoyennes et des membres du parti », se confie-t-elle.  

La proposition de Québec solidaire d’implanter une dizaine d’épiceries publiques partout au Québec est pour Stéphanie Vachon une façon de contribuer au savoir-faire agricole de la région et de l’ensemble de la province. 

« C’est un projet de grossiste alimentaire à la base (…) on veut utiliser notre force de déploiement et les institutions publiques québécoises pour être directement branchés sur nos producteurs agricoles. Ici en Estrie, il y a plein de fermes agricoles et des producteurs et productrices qui se battent avec les moyens qu’ils ont. »  

Concrètement, cette solution permettrait selon Stéphanie Vachon de « réguler le marché et faire un contrepoids contre les deux ou trois grosses bannières qu’on a au Québec ». 


Source photo : Site Web du Parti libéral du Québec

Médéric Dens
Chef de pupitre SOCIÉTÉ at Journal Le Collectif  societe.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts

Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.

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