Vos bonnes nouvelles environnementales #39 

Par Sarah Gendreau Simoneau et Frédérique Richard  

Vue sur la ville de Cape Coral en Floride. 

La crise environnementale actuelle accentue l’écoanxiété générale. Plusieurs études ont démontré le lien entre la consommation abusive de mauvaises nouvelles et la dépression, le stress et l’anxiété, rapporte Radio-Canada.    

Le Collectif a donc décidé de vous bombarder de quelques bonnes nouvelles concernant le climat, l’environnement et les innovations qui permettent la pérennité de notre chère planète. 

34000 $ d’amende pour des promoteurs immobiliers ayant détruit le littoral de Cape Coral 

Un important projet d’aménagement dirigé par des promoteurs immobiliers a conduit au déboisement illégal de mangroves à Cape Coral en Floride. Cette amende fait suite à des travaux menés sur un terrain de 19 hectares où plus de 650 mètres carrés de mangroves ont été détruits avant l’obtention même d’un permis.  

Le projet comprend 1 000 logements, un hôtel de 10 étages, 45 000 pieds carrés d’espace commercial ainsi qu’une marina de 39 places. Le promoteur a déclaré que le défrichement était accidentel et que les travaux visaient uniquement à éliminer les plantes envahissantes. 

Dans une ville côtière à croissance rapide comme Cape Coral, la disparition des mangroves représente une augmentation accrue des risques d’inondation et une baisse de la qualité de l’eau. Elle dépeint également une hausse marquée des coûts de restauration environnementale. À cet effet, le Gulf Gateway Resort & Marina a affirmé que les travaux de stabilisation des berges avaient débuté à la mi-août. Le promoteur devra replanter 783 mangroves. De plus, le site sera sous contrôle annuel durant trois ans pour assurer la progression des travaux. Aussi, si 80 % des mangroves ne sont pas établis dans deux ans, des mangroves supplémentaires devront être ajoutées. 

Des cas similaires de destruction du littoral ont eu lieu ailleurs aux États-Unis. À New York, un entrepreneur en travaux riverains a dû payer 121 000 $ de restauration après avoir endommagé des zones humides protégées. De même, à Tarpon Springs, en Floride, un promoteur immobilier a dû verser 444 000 $ à la Ville après avoir construit des aménagements sur les berges de la rivière.  

Éventuellement, Fairbrics compte, avec sa technologie, produire du polyéthylène téréphtalate 100 % durable et à bilan carbone négatif.  

Produire du polyester à partir de CO capturé 

Même si l’industrie textile reste l’une des plus polluantes au monde, surtout parce que sa dépendance au polyester, dérivé du pétrole, représente l’un de ses angles morts les plus difficiles à corriger, des entreprises tentent d’atténuer le tout. La jeune entreprise française Fairbrics prend donc le problème à rebours : plutôt que de considérer le CO₂ uniquement comme un déchet à éliminer, elle le transforme en matière première pour produire les composants du polyester. 

Son procédé convertit des émissions industrielles de dioxyde de carbone en polyester destiné aux textiles. L’ambition est claire : réduire fortement l’empreinte carbone d’un matériau omniprésent dans la mode, le sport, l’automobile ou encore l’emballage.  

Fairbrics avance aujourd’hui dans le cadre du projet européen THREADING-CO₂, qui vise une démonstration industrielle de polyester à partir de flux de CO₂. L’objectif annoncé est une réduction de 70 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport aux procédés actuels de production de polyéthylène téréphtalate, un type de plastique très courant, utilisé principalement dans les bouteilles de boissons et les emballages alimentaires.   

Pour les marques de mode et les industriels du textile, l’intérêt est stratégique. Fairbrics ne demande pas de renoncer aux performances du polyester, elle propose de changer son origine. 

La cohabitation entre les humains et les ours noirs est un des principes de base du projet mené par Parcs Canada en Alberta. 

Une étude positive sur les ours noirs au parc national Elk Island en Alberta 

Depuis cinq ans, Parcs Canada mène une étude sur le comportement des ours noirs et leur impact sur l’écosystème au parc national Elk Island, à l’est d’Edmonton, depuis que leur population a augmenté progressivement. Le but est de promouvoir la coexistence et voir comment la réintroduction de ces carnivores peut enrichir les connaissances et la capacité de cohabiter avec eux, selon Ramona Maraj, écologiste principale du parc auprès de Parcs Canada. 

Depuis le début de l’étude, le comportement de ces animaux n’a pas été problématique et les chercheurs peuvent affirmer sans hésitation que la population d’ours noir est en bonne santé.  

Sandra MacDougall, professeure en biologie à Red Deer Polytechnic, explique que les ours sont des omnivores opportunistes et qu’ils mangent en quelque sorte ce qui est le plus facilement accessible à une certaine période de l’année et qui leur apportera le plus d’énergie. Parcs Canada espère que les ours pourront apporter une solution permanente aux populations d’ongulés, de castors et de tiques qui sont trop élevées. « Nous espérons voir s’instaurer un équilibre plus sain », souligne Ramona Maraj.  

Pendant longtemps, au 20e siècle, les ours noirs ont été chassés de la région centrale de l’Alberta, notamment près du parc national Elk Island, selon Parcs Canada et le gouvernement de l’Alberta. Dans les années 1970, une remarque faite a changé la donne pour les ours noirs : c’était un avantage sur le plan écologique que de les laisser revenir dans leurs écosystèmes. Ramona Maraj constate que les autorités et les scientifiques ont commencé à prendre conscience de la valeur et de l’importance de ces grands prédateurs et de ces écosystèmes et de tous les rôles écologiques qu’ils jouaient. Aujourd’hui, la province estime qu’il y a 40 000 ours noirs en Alberta et qu’ils ne sont plus classés à risque. 

Et les conflits humains-ours noirs dans tout ça ? Parcs Canada affirme que des outils, notamment les clôtures électriques, permettent de réduire les conflits entre les humains et les ours noirs, plutôt que de simplement leur tirer dessus comme première mesure.  

En 2019, le gouvernement albertain a également publié son guide de réponse sur les ours noirs. Ce document classifie ces animaux selon leur âge, leur comportement et leurs antécédents de conflit, ce qui permet de déterminer si un ours sera relocalisé ou euthanasié.  

En revanche, les humains ont aussi leur part de responsabilité dans le conflit. Les collisions routières sont la cause majeure de mortalité chez les ours de la région. C’est pourquoi le parc mène une étude de faisabilité de passages routiers entre les côtés nord et sud du parc, de part et d’autre de l’autoroute 16. 


Source image 1 : MAMUN

Source image 2 : Fairbrics

Source Image 3 : Québec Plein Air

Sarah Gendreau Simoneau
Rédactrice en chef et directrice du volet production, auparavant cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE at Journal Le Collectif  redaction.lecollectif@USherbrooke.ca  Web   More Posts

Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.

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