Par Frédérique Maysenhoelder

À l’Université de Sherbrooke (UdeS), l’éloquence n’est pas qu’une compétence académique : elle devient un véritable outil citoyen. Le concours interuniversitaire Délie ta langue! est de retour sur le campus pour une cinquième année consécutive, offrant aux étudiantes et étudiants l’occasion d’exprimer une idée, une inquiétude ou une conviction devant public.
Après avoir remporté la première place nationale lors de la dernière édition à Montréal, l’Université espère répéter l’exploit cette année. La finale nationale aura lieu le 30 mars et une seule personne représentera l’UdeS parmi les finalistes sélectionnés.
Des expressions pour parler du monde d’aujourd’hui
Le principe du concours est simple : chaque personne participante construit un discours à partir d’une expression française et l’utilise pour réfléchir à un enjeu contemporain. Les thèmes abordés montrent à quel point la langue peut devenir un point d’entrée vers des débats de société.
Cinq étudiantes et étudiants ont été retenus pour la finale locale : Léa Mas avec Faire l’autruche, Zaky Borgia avec Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait, Vincent Desautels avec Être un mouton de Panurge, Agnès Flora Djampou Yothe avec Nager à contre-courant, Odélie Bernier-Makola avec Mieux vaut être que paraître.
Au-delà du jeu linguistique, l’exercice exige une réflexion personnelle : chaque expression devient un prétexte pour prendre position et convaincre un auditoire.
Un apprentissage concret de la prise de parole
Avant la compétition, les finalistes suivent un parcours d’accompagnement pour perfectionner leur rédaction et leur présence scénique. La communauté étudiante peut aussi participer à un atelier sur la prise de parole en public afin d’apprendre à structurer un message et capter l’attention d’un auditoire.
À l’issue de la finale locale, une personne sera sélectionnée pour représenter l’UdeS à la finale nationale à Montréal le 30 mars prochain.
Quand la langue devient engagement
Le concours Délie ta langue! dépasse la simple performance oratoire. Il encourage les personnes de la communauté étudiante à réfléchir au rôle de la parole dans la société : convaincre, sensibiliser et parfois provoquer la discussion.
Dans un contexte où les débats publics se déroulent souvent sur les réseaux sociaux et dans des formats rapides, l’événement rappelle la valeur d’un discours construit, argumenté et incarné. À Sherbrooke, la langue française devient ainsi un espace d’expression citoyenne autant qu’un exercice académique.
Source : Délie ta langue (site web)
Frédérique Maysenhoelder
Frédérique occupe le pupitre de la section Culture pendant son baccalauréat en communication appliquée. Passionnée par les médias écrits bien avant son entrée à l’université, elle a d’abord complété un DEC en journalisme au Cégep de Jonquière, où elle a aiguisé sa plume et son regard critique.
