Par Frédérique Maysenhoelder

Humour, théâtre, chanson et musique : le Centre culturel de l’Université de Sherbrooke (UdeS) propose une programmation variée en novembre. Entre artistes établis et talents émergents, Sophie Thibodeau, directrice de la programmation, explique comment le diffuseur souhaite rejoindre différents publics et faire une place à la relève. Pour les étudiantes et étudiants, la Carte blanche constitue également une façon de profiter de l’offre culturelle à moindre coût.
Le Centre culturel accueillera des humoristes, des productions théâtrales, des artistes de la chanson québécoise et des propositions musicales variées. La programmation comprend également des spectacles destinés aux familles et une présentation des Grands Explorateurs.
Pour Sophie Thibodeau, la diversité demeure l’une des principales caractéristiques de l’établissement. « Ce qui distingue le Centre culturel en général, c’est la variété. On est vraiment un diffuseur multi, donc on présente autant de l’humour que de la chanson, de la musique, du théâtre », explique-t-elle.
Cette diversité se reflète dans la programmation de novembre, qui rassemble des artistes reconnus et des propositions permettant au public de découvrir différents univers artistiques.
Une programmation pour tous les goûts
Le 4 novembre, le public pourra assister à la pièce Mon jour de chance, suivie, le 5 novembre, du spectacle Elles, qui réunit les chanteuses Luce Dufault, Lulu Hughes et Kim Richardson. Le 7 novembre, l’Orchestre symphonique de Sherbrooke présentera Les Planètes de Holst : Un voyage cosmique immersif, une expérience musicale inspirée de l’œuvre du compositeur britannique Gustav Holst. Le lendemain, le groupe Half Moon Run partagera la scène avec l’Orchestre FILMharmonique. Le spectacle affiche déjà complet.
La programmation se poursuivra le 11 novembre avec Ladies Night, avant de faire place à l’humour de Dominic Paquet, qui présentera J’comprends la game le 12 novembre. Alexandre Barrette sera de passage les 13 et 14 novembre avec son spectacle Ouvert. Le 14 novembre, les Grands Explorateurs proposeront Colombie, tout en couleur, une présentation consacrée à cette destination. Le 15 novembre, Joe Bocan, Marie Denise Pelletier et Marie Carmen monteront sur scène pour Pour une autre histoire d’un soir. Le théâtre sera de retour le 17 novembre avec Neige sur Abidjan.
Les amateurs d’humour pourront ensuite retrouver François Bellefeuille, qui présentera Sauvage le 19 novembre, Mike Beaudoin, avec Acharné, le 20 novembre, et Sam Breton, qui sera sur scène le 21 novembre avec Ga-lé aller. Le 22 novembre, Arthur L’aventurier proposera le spectacle familial Africanimaux. Le public pourra ensuite assister à La Cage aux Folles le 27 novembre, avant de retrouver Charles Brunet, le 28 novembre, avec Très très bon show. Enfin, le mois se terminera le 29 novembre avec Un piano pour Noël, présenté par Marie Michèle Desrosiers.
Cette succession de spectacles illustre la volonté du Centre culturel de rejoindre différents publics, des passionnés de musique classique aux amateurs d’humour, en passant par les familles et les adeptes de théâtre.
Faire une place à la relève
Au-delà des grandes productions, le Centre culturel souhaite aussi soutenir les artistes émergents. La présence de la Petite salle permet de présenter des propositions différentes et d’offrir une vitrine à des artistes qui cherchent à élargir leur public. « Être capable de mettre de l’avant des gens de la relève, leur donner […] une première chance », souligne Sophie Thibodeau, qui considère cette mission comme un aspect important du travail de diffusion culturelle.
La directrice insiste sur l’importance de cette démarche dans un contexte où le passage des petites salles aux grandes scènes représente un défi pour plusieurs artistes. « Il y a un saut à faire entre des salles de 200 personnes. Puis là, c’est la 4e plus grande salle au Québec. On a 1 400, presque 1 500 places », précise-t-elle à propos de la salle Maurice-O’Bready.
Pour un artiste qui attire déjà quelques centaines de personnes, se produire devant un public beaucoup plus nombreux constitue une étape importante. Les diffuseurs doivent donc accepter une part de risque lorsqu’ils décident de présenter des artistes dont l’achalandage est moins prévisible. « On le fait pour mettre des artistes de l’avant, puis justement pour donner la chance à des artistes de chez nous de pouvoir jouer chez eux », ajoute-t-elle.
La programmation permet ainsi de combiner des spectacles susceptibles d’attirer un large public et des propositions qui contribuent au développement de la scène culturelle régionale. La directrice mentionne notamment le groupe sherbrookois Desy, programmé dans la Petite salle, comme un exemple de cette volonté de mettre en valeur les artistes d’ici.
Une programmation qui se prépare des années à l’avance
Derrière les spectacles présentés chaque mois se cache un important travail de planification. Selon Sophie Thibodeau, la préparation d’une saison culturelle commence généralement un an et demi à deux ans avant la tenue des événements. « Là, présentement, ma saison 2027-2028 est pas mal avancée. Je vois déjà du 2028-2029 », explique-t-elle.
Cette anticipation oblige l’équipe à évaluer des projets qui ne sont pas toujours terminés. Certains spectacles sont encore en préparation lorsque le Centre culturel doit décider s’il souhaite les accueillir. La directrice et son équipe doivent donc évaluer le potentiel des propositions artistiques tout en tenant compte des attentes du public et de la diversité de l’offre.
« Des fois, on achète des spectacles qui sont vraiment en préparation, on n’a rien vu, alors que des fois, c’est des valeurs sûres », indique-t-elle. Le défi consiste à trouver le bon équilibre entre les spectacles susceptibles d’attirer un public nombreux et les projets moins connus qui pourraient permettre aux spectateurs de faire de nouvelles découvertes.
Le succès ne se mesure pas uniquement aux billets vendus
Si une salle comble demeure un signe encourageant, la réussite d’un spectacle ne se résume pas nécessairement au nombre de billets vendus. Sophie Thibodeau explique que les attentes varient selon les artistes et les productions. Pour certains spectacles de la relève, un nombre de billets vendus inférieur à celui des grandes productions peut tout de même représenter une réussite. « Il y a des humoristes qu’on engage, la relève, qu’on se dit : si on fait 700 billets, pour nous, ça va avoir été un succès », explique-t-elle.
Cette approche témoigne de l’importance accordée au développement des artistes et à la découverte culturelle. En accueillant des talents émergents, le Centre culturel leur permet de gagner en visibilité et de franchir une nouvelle étape dans leur parcours professionnel.
Le succès se mesure donc également à la possibilité de présenter des artistes qui n’ont pas encore atteint une grande notoriété, mais dont le travail mérite d’être découvert.
La Carte blanche : une offre culturelle pour les étudiants
Pour la communauté étudiante, la Carte blanche représente une autre façon de profiter de la programmation du Centre culturel tout en découvrant d’autres lieux culturels de Sherbrooke. Au coût de 52 $ pour la saison 2026-2027, cette offre est réservée aux étudiantes et étudiants de l’UdeS qui possèdent une carte étudiante valide pendant la session en cours. Elle donne accès à deux spectacles différents parmi une sélection du Centre culturel, en plus de plusieurs avantages auprès de partenaires.
Interrogée sur cette formule, Sophie Thibodeau confirme qu’elle demeure offerte à la communauté étudiante. La Carte blanche s’inscrit ainsi dans la volonté de rapprocher les étudiantes et étudiants de l’offre culturelle locale, en leur donnant accès à des spectacles et à différentes activités à Sherbrooke.
La diversité des disciplines, le soutien à la relève et les initiatives destinées à la communauté étudiante témoignent de la volonté du Centre culturel de rendre la culture accessible à différents publics.
Pour consulter la programmation complète, les modalités de la Carte blanche et les spectacles admissibles, il est possible de visiter le site du Centre culturel de l’Université de Sherbrooke.
Source : Centre culturel de l’UdeS
