Une semaine pour sensibiliser aux violences sexuelles à l’UdeS 

Par Frédérique Maysenhoelder 

Du 12 au 18 octobre, la FEUS sensibilise la communauté étudiante aux violences sexuelles et partage des ressources pour favoriser un milieu d’études sécuritaire et respectueux.

Du 12 au 18 octobre, la Fédération étudiante de l’Université de Sherbrooke (FEUS) tient une semaine de sensibilisation et de prévention des violences sexuelles. Pendant sept jours, l’organisation diffuse sur ses médias sociaux du contenu informatif et des ressources afin de sensibiliser la communauté étudiante et de rappeler l’importance de maintenir un milieu d’études sécuritaire et respectueux. 

Cette initiative s’inscrit dans le mandat plus large de la FEUS, qui représente les personnes étudiantes de premier cycle de l’Université de Sherbrooke. La Fédération a notamment pour mission de défendre les droits étudiants, d’offrir différents services à sa communauté et d’informer les personnes étudiantes sur leurs droits et leurs recours.  

La coordination à la condition étudiante de la FEUS intervient d’ailleurs dans plusieurs dossiers liés à la condition étudiante, notamment la santé psychologique et les violences sexuelles. Elle assure également la promotion des droits étudiants et le suivi des plaintes reçues par la fédération.  

Sensibiliser et prévenir 

Durant cette semaine, la FEUS utilise ses plateformes pour transmettre des informations qui peuvent aider les personnes étudiantes à reconnaître certaines situations, à intervenir de façon sécuritaire et à connaitre les ressources disponibles. 

« Chaque personne a droit à un milieu d’études sécuritaire et respectueux », rappelle la FEUS dans sa publication annonçant la semaine de sensibilisation. 

L’organisation invite également les membres de la communauté universitaire à prendre part à cette démarche en partageant les informations diffusées et en demeurant attentifs aux personnes qui les entourent. « Suivez nos publications, partagez-les et prenez le temps d’écouter les personnes qui vous entourent », écrit la FEUS. 

Intervenir sans nécessairement confronter 

Parmi les publications diffusées durant la semaine, la FEUS aborde notamment la manière d’intervenir lorsqu’une situation semble préoccupante. Dans une publication consacrée à l’intervention, l’organisation rappelle qu’il n’est pas nécessaire de confronter directement une personne pour agir. « Intervenir » ne signifie pas nécessairement « confronter ». 

La FEUS donne ensuite quelques exemples d’actions pouvant être posées dans une situation qui semble problématique. « Dans une soirée, une activité d’intégration ou toute autre activité universitaire, une situation peut sembler préoccupante sans qu’on sache exactement quoi faire. » Plutôt que de confronter directement une personne, la publication suggère notamment de créer une distraction ou de vérifier discrètement si la personne concernée va bien. Il est également possible de demander l’aide d’une autre personne ou d’une intervenante de l’Escouade 5@8+ lorsque la situation se déroule lors d’une soirée étudiante, ou encore de contacter directement la sécurité si la situation l’exige. 

L’Escouade 5@8+ est un service de prévention étudiante de la FEUS. Sa mission principale consiste à faire de la prévention auprès des personnes étudiantes, notamment en matière de consommation d’alcool et d’autres substances. Elle collabore également avec les comités organisateurs des activités sociales avec alcool des associations membres de la FEUS et avec le Service de la mobilité, de la sécurité et de la prévention de l’Université de Sherbrooke.  

L’écoute au cœur de la démarche 

Pour cette semaine de sensibilisation, la FEUS se joint également à la campagne « On s’écoute », portée par Léa Clermont-Dion. La campagne invite notamment les communautés à créer des espaces où la parole peut être entendue et accueillie. 

L’écoute occupe donc une place importante dans le message de la FEUS. Au-delà de savoir comment intervenir lorsqu’une situation survient, l’organisation souhaite encourager une culture où les personnes peuvent parler de ce qu’elles vivent et être prises au sérieux. 

Cette approche rejoint également les positions adoptées par la FEUS en matière de violences à caractère sexuel. Dans son cahier de positions, la Fédération affirme notamment son soutien aux mouvements de dénonciation des violences à caractère sexuel et aux personnes victimes-survivantes. Elle reconnait également les enjeux liés au dévoilement des violences à caractère sexuel et se positionne en faveur de leur soutien.  

Une responsabilité collective 

Avec cette semaine, la FEUS souhaite donc rappeler que la prévention des violences sexuelles ne repose pas uniquement sur les personnes qui en sont victimes ou sur les intervenantes et intervenants. Les membres de la communauté étudiante peuvent également contribuer à rendre les espaces universitaires plus sécuritaires, notamment en s’informant, en demeurant attentifs aux situations qui les entourent et en sachant vers qui se tourner lorsqu’une situation devient préoccupante. 

La démarche se poursuit jusqu’au 18 octobre sur les médias sociaux de la FEUS.  


Source : FEUS

Frédérique Maysenhoelder
Journaliste at Journal Le Collectif • Frederique.Maysenhoelder-Gosselin@USherbrooke.ca •  More Posts
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