Par Sarah Gendreau Simoneau

Chaque année, bon nombre de personnes étudiantes internationales choisissent Sherbrooke comme terre d’accueil. L’Université de Sherbrooke (UdeS) attire les étudiantes et étudiants des quatre coins du globe avec une foule de programmes et de partenariats leur garantissant un cheminement axé sur leurs forces et leurs besoins pour la suite de leur vie professionnelle. Certains décident de rester au Québec, à Sherbrooke, après leurs études, pour des raisons d’adaptabilité et de bien-être dans leur ville d’adoption.
Pour certaines personnes étudiantes internationales, Sherbrooke devient bien plus qu’une ville universitaire. Au fil des études, des rencontres et des expériences professionnelles, elles y découvrent un milieu de vie où il est possible d’envisager l’avenir. C’est le cas de Khalil Bechchani, arrivé du Maroc en 2021 pour entreprendre un doctorat en économie du développement à l’Université de Sherbrooke.
Une intégration naturelle
Khalil, spécialisé dans les finances publiques et les politiques budgétaires, a commencé ses études au Maroc, puis a effectué sa maîtrise en France avant d’arriver à Sherbrooke. « J’ai choisi Sherbrooke parce que j’ai commencé à me renseigner sur les programmes de doctorat et j’ai été attiré par le programme ici, à l’École de gestion, qui correspondait particulièrement à ce que je cherchais avec la spécialité en économie du développement. »
En se renseignant sur la ville, il a cru comprendre qu’il s’agissait d’un « cadre agréable de vie, une ville étudiante, une ville verte ». « C’est quelque chose que je ne pensais pas auparavant, qu’on pouvait en même temps avoir un milieu universitaire et un milieu dans lequel on pouvait pratiquer ses activités de loisir et décompresser. L’environnement a également influencé mon choix. »
En arrivant ici, Khalil raconte s’être acclimaté rapidement. « J’ai habité aux résidences universitaires, donc j’ai rencontré beaucoup d’étudiants étrangers. On se voyait assez régulièrement, on s’entraidait, il y avait un esprit collectif assez important. Puis j’ai découvert petit à petit la ville, les environs, je me suis rapidement senti chez moi. Ça s’est fait de manière assez naturelle. » La rencontre avec d’autres personnes venues d’ailleurs l’a aidé, mais également le milieu universitaire, les professeurs, les employés à l’Université.
Une ville et un campus aux multiples possibilités
Ce qui a le plus surpris Khalil lors de son intégration à Sherbrooke, c’est le Campus principal. « Je ne m’attendais pas à un campus aussi vert ! Je ne m’attendais pas à trouver une forêt derrière. On a des zones où on peut se promener, faire des activités. Je pensais que c’était une ville assez citadine, avec peu d’espaces verts. Ce qui m’a positivement impacté, au début, c’était le fait qu’on peut pratiquer plusieurs activités en dehors des activités professionnelles à Sherbrooke. »
Selon l’étudiant, la cadre de travail et d’études à l’Université est « enrichissant ». « On a des bibliothèques, des salles dans lesquelles on peut faire nos projets de groupe, dans lesquelles on peut se réunir. Le milieu est assez stimulant intellectuellement. »
Puis il y a les associations étudiantes qui ont permis à Khalil de s’intégrer grâce aux activités et événements. « Je pense que si je n’avais pas participé à plein d’activités au début, surtout ma première année, j’aurais eu du mal à m’intégrer. Elles sont importantes. »
Et lorsqu’il parle de Sherbrooke, il décrit la ville comme étant « assez grande pour être une ville universitaire, mais assez petite pour représenter une ville qui reste calme et tranquille. Ce n’est pas une ville où on va se sentir débordé ». Il ajoute que Sherbrooke offre une panoplie de possibilités avec ses espaces verts, ses activités, ses cafés où étudier. « On peut rapidement avoir des repères. » Khalil pratique d’ailleurs des sports, autant au Centre sportif de l’UdeS qu’à l’extérieur du Campus principal. « À Sherbrooke, on peut pratiquer divers sports, j’encourage les personnes qui arrivent ici à s’inscrire au Centre sportif. » Il pratique également la course à pied et le soccer avec ses amis.
La promenade du lac des Nations, le centre-ville, le parc du Mont-Bellevue et le parc Jacques-Cartier sont d’autres endroits où Khalil se sent bien dans sa ville d’adoption.
Des opportunités professionnelles
Durant ses études, Khalil a pu s’intégrer au monde professionnel. « Seulement un an ou deux après mon arrivée au doctorat, j’ai eu l’opportunité de donner des charges de laboratoire, puis des charges de cours. Je comptais travailler en plus de mes études, mais pas nécessairement en tant qu’enseignant, c’est quelque chose qui m’a surpris positivement ! Plusieurs étudiants étrangers travaillent, ça aide financièrement. »
L’étudiant en économie du développement souligne que « Sherbrooke représente une ville dans laquelle je me sens à l’aise, une ville dans laquelle je prévois continuer ma vie, si je trouve une opportunité de travailler ici après mes études ». D’ailleurs, en arrivant ici, il s’est informé sur les possibilités d’emplois qu’il aurait après son doctorat. Participer à des activités de recherche, à des congrès, à des conférences, lui a permis d’élargir son réseau dans son domaine. « D’après ce que je constate, et mon expérience personnelle, je ne pense pas que trouver un emploi à Sherbrooke pour un étudiant international soit compliqué. On peut facilement trouver du travail dans notre domaine, peu importe lequel. »
Il raconte que, professionnellement, Sherbrooke et l’UdeS lui ont permis de grandir sur différents points : « Parler en public, vulgariser des notions compliquées, m’ouvrir plus sur les autres, améliorer ma langue française. »
Khalil aurait souhaité avoir plus d’information sur la transition entre les études et le marché du travail pendant son parcours. « J’aurais aimé avoir plus de rencontres entre employeurs et étudiants. Plusieurs opportunités sont là, beaucoup ne savent pas comment aller les chercher. »
Finalement, Khalil résume son expérience à Sherbrooke comme étant positive en tout point. « Je suis arrivé à Sherbrooke pour faire un doctorat, mais au fil des années, j’y ai construit bien plus qu’un parcours universitaire, j’y ai construit une partie de ma vie. »
Source : Tourisme Cantons-de-l’Est

Sarah Gendreau Simoneau
Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.
