Par Médéric Dens

Alors qu’il ne restait que le Parti québécois et le Parti conservateur à présenter des personnes candidates dans Sherbrooke, le PQ s’active. Gabriel Pallotta, gestionnaire dans le milieu communautaire, se lance dans la course face à l’ancien recteur de l’Université de Sherbrooke.
Le Parti québécois, favoris pour remporter les élections à Sherbrooke, nomme Gabriel Pallotta comme candidat au poste de député. Ce dernier a coordonné la Table itinérance de Sherbrooke et a présidé pendant quatre ans le Réseau Solidarité Itinérance du Québec.
Il se lance en politique car il croit que l’on oublie « ce que ça signifie de prendre soin de son monde et de travailler ensemble. Ce sont des choses qui viennent vraiment me chercher comme concept », mentionne-t-il au Collectif.
Selon Gabriel Pallotta, il faut aussi « rapprocher les décisions des citoyens, de nos villes et de nos régions, pour prendre le pouvoir sur nos vies et nos communautés. La démocratie, ça veut dire plus qu’un vote aux quatre ans », ajoute-t-il.
L’itinérance comme véritable enjeu
À Sherbrooke, comme dans bien d’autres municipalités au Québec, l’itinérance prend des ampleurs incontrôlables. Ayant œuvré dans ce domaine de nombreuses années, Gabriel Pallotta mise sur la collaboration entre les acteurs présents sur le terrain.
« Je le vois qu’il y a quelque chose que l’on peut faire à la grandeur de nos communautés […] on doit réunir les experts et toutes les organisations concernées. Il faut qu’on soit en concertation […] Sherbrooke a vraiment développé cette expertise-là, avec une belle diversité d’acteurs qui collaborent ensemble. C’est quelque chose qui peut se faire sur l’ensemble du territoire. »
Cependant, les ressources des organismes sont parfois limitées, et ces derniers peinent à répondre à la demande dans plusieurs grandes villes. Le candidat péquiste croit quant à lui en la prévention. « C’est le choix d’agir avant la rue. Il faut arrêter de passer de la gestion d’urgence et aller dans une action coordonnée pour le logement, la santé et les revenus… »
La souveraineté : « reprendre le pouvoir »
La place que prendra la souveraineté dans les débats « dépendra surtout de la place que les citoyens et les personnes qui animent les débats lui accorderont », dit-il, alors que l’appui à la souveraineté frôle actuellement les 30 % selon la firme de sondage Léger, malgré de nombreuses personnes indécises.
Même s’il est conscient que la souveraineté demeure la « mission » du Parti québécois, il reste convaincu que la première étape demeure « une bonne gouvernance qui répare tout ce qui a été brisé ou qu’on enlève ce qui a été ajouté de superflu ».
Enfin, même si la vision souverainiste du PQ a changé au fil des dernières décennies, « le résultat qui est visé va toujours être le même, c’est la souveraineté du Québec », pour lui.
Source photo : Site Web du Parti québécois
Médéric Dens
Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.
