Par Camille Guindon

Le nageur du Vert et Or, Philippe Lacasse, a réalisé son meilleur temps personnel à la Traversée internationale du lac Saint-Jean le 25 juillet dernier, terminant 5e au classement général. Il a été le premier Canadien à franchir la ligne d’arrivée. L’athlète de l’Université de Sherbrooke a bouclé les 32 kilomètres séparant Péribonka de Roberval en 7 heures 30 minutes et 51 secondes.
Il s’agissait d’une quatrième participation à cette épreuve exigeante pour Lacasse. D’ici la fin de son parcours universitaire, Lacasse compte refaire la Traversée à deux reprises, lui qui portera encore les couleurs du Vert & Or pour les deux prochaines saisons.
Une course menée en solitaire
La course a démarré difficilement, l’athlète tentant d’abord de suivre le rythme des meneurs. Après deux à trois heures de nage, il a toutefois dû lâcher prise et terminer le reste du parcours seul, un défi qu’il décrit comme davantage mental que physique. Malgré l’isolement, il n’a jamais été rattrapé par les nageurs qui le suivaient, une source de fierté qu’il souligne particulièrement.
Ce résultat représente une nette progression pour le nageur, qui avait complété ses trois éditions précédentes entre 8 h 20 et 8 h 40, sans compter une tentative qu’il n’avait pas menée à terme. Le saut qualitatif est donc considérable, autant sur le plan du temps que de la position au classement.
L’Estrie, un terrain d’entrainement de choix
Basé à Sherbrooke, Lacasse profite de la proximité des lacs de la région pour compléter son entrainement en piscine. Son horaire hebdomadaire donne une idée de la rigueur exigée par ce sport de fond : des doubles séances quotidiennes en piscine, avec environ huit à neuf kilomètres parcourus le matin, puis 10 à 12 le soir. L’entrainement ne s’arrête pas la fin de semaine : Lacasse consacre alors ses sorties à la nage en eau libre, question de se familiariser avec les vagues et de repérer les parcours à venir, une pratique essentielle pour une épreuve comme celle du lac Saint-Jean.
Cette proximité avec les plans d’eau estriens, combinée aux installations de l’Université de Sherbrooke, constitue selon lui un avantage non négligeable dans la préparation d’un défi de cette ampleur.
Vers de nouveaux défis internationaux
Son été n’est toutefois pas terminé. L’athlète s’envolera bientôt vers la Macédoine du Nord pour disputer une course de 25 kilomètres, avant de prendre part à une compétition en Italie dans les prochaines semaines. Des rendez-vous qu’il aborde avec confiance, souhaitant reproduire la performance réalisée au lac Saint-Jean et poursuivre sur cette lancée positive pour le reste de la saison.
Crédit : SwimSport.it
