Autre rapprochement européen pour Mark Carney   

Par Médéric Dens  

Le premier ministre canadien en compagnie de Volodymyr Zelensky, président ukrainien, ainsi qu’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, et Mark Rutte, secrétaire général de l’OTAN. 

Le premier ministre Mark Carney était de passage en Arménie la fin de semaine dernière en vue d’un sommet européen. Le Canada, seul pays non européen invité à table, tente toujours de maximiser ses partenariats économiques, technologiques et même démocratiques. Ce sommet illustre la volonté de l’Union européenne d’agir pour renforcer son économie et ses atouts militaires, aux côtés du Canada.   

Le 4 mai dernier marquait le début de la Réunion de la communauté politique européenne sous la devise « Construire l’avenir : unité et stabilité en Europe ». Ce sont 48 chefs d’État qui se sont donc rassemblés à Erevan, capitale d’Arménie, alors que le Canada devient le premier pays hors Europe à assister aux discussions.   

Coprésidée par Antonio Costa, président du Conseil européen, et par Nikol Pashinyan, premier ministre de l’Arménie, la septième édition de ce sommet abordait des enjeux comme le dialogue et la coopération politique, mais aussi la stabilité et la prospérité de l’Europe.  

Les 3 et 4 mai, Mark Carney a d’abord rencontré plusieurs personnes dirigeantes. Parmi celles-ci figurent Georgia Meloni (Italie), Volodymyr Zelensky (Ukraine), Javier Milei (Argentine), Donald Tusk (Pologne), et plusieurs autres. Cela démontre clairement un rapprochement Canada-Europe, volonté assumée depuis le discours prononcé par le premier ministre canadien à Davos, il y a quelques mois.   

Le Canada dans l’Union européenne : une possibilité ?  

Depuis moins d’un an, Mark Carney a visité 11 pays européens, dont la France, le Royaume-Uni et la Suisse. Pour lui, il est normal que le Canada ouvre le bal à ce sommet. « Je trouve logique que le Canada soit le premier pays non européen à adhérer à ce formulaire, car nous sommes le plus européen de tous les pays non européens », a mentionné le premier ministre lors du discours d’ouverture à la table ronde.   

Face à une administration américaine hostile, l’Europe et le Canada se courtisent définitivement : il suffit d’observer la réaction de Mark Carney en compagnie des différents dirigeants, où la convivialité semble de mise. Pour le premier ministre, il est capital de se rapprocher des pays européens pour maintenir la tête hors de l’eau pour les mois et années à venir.   

« Beaucoup de choses se sont passées ces douze derniers mois. Certaines étaient prévisibles, mais la plupart ont démontré l’importance des alliances avec des partenaires fiables, et l’approfondissement de ces alliances est devenu plus crucial que jamais », a-t-il mentionné en conférence de presse à la fin des séances de table ronde.   

Il faut rappeler que depuis plusieurs mois, le Canada réussit à convaincre l’Union européenne (UE) de l’inclure dans plusieurs partenariats. Ce fut entre autres le cas lors de la signature du Partenariat de sécurité et de défense (SAFE), visant à obtenir des prêts à des taux d’intérêt plus faibles pour du matériel militaire ou des armes.  

Le prochain sommet se déroulera en Irlande en novembre 2026. D’ici là, la situation géopolitique permettra de découvrir si le plan militaire et économique de l’UE tient la route, ou si le Canada se doit de continuer sur cette même lancée.   


Source : Getty Images

Médéric Dens
Chef de pupitre SOCIÉTÉ at Journal Le Collectif  societe.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts

Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.

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