Lancement de Qlub École au Québec 

Par Médéric Dens 

La plateforme Qlub, réservée quant à elle aux 18 ans et plus, a été lancée le 24 février 2025.

Un an après le lancement officiel de Qlub, un réseau social 100% québécois, voilà que ce réseau sera désormais implanté dans l’écosystème scolaire. Bien différent des médias comme Instagram, Facebook ou X, ce réseau social possède de nombreuses caractéristiques intéressantes, avec une approche axée sur l’éthique et la transparence.  

Après la mise en place de restrictions visant à limiter l’utilisation des téléphones dans les écoles secondaires du Québec, d’autres entreprises tentent d’innover dans un domaine pourtant jugé comme difficilement accessible.  

Le réseau social Qlub, un média local, illustre cette volonté de limiter l’emprise des réseaux comme Meta et X sur la circulation de l’information, mais aussi à l’accès au contenu violent et polarisant. Ce réseau social présente de nombreuses particularités spécifiques.  

En effet, ce dernier est « conçu pour rassembler les citoyens, les organisations et les communautés autour de l’information locale, dans un espace numérique souverain, éthique et sans algorithmes publicitaires ». Il n’y a donc aucun algorithme recueillant des informations personnelles, aucun contenu violent. 

Sensibiliser les jeunes du Québec  

Voilà qu’une version ciblant spécifiquement les écoles secondaires du Québec a récemment été annoncée par Qlub et son président-directeur général et cofondateur, Philippe Larose-Cadieux. En plus de n’avoir aucun algorithme, tout comme l’original, ce média ne présentera aucune publicité aux personnes étudiantes ni de contenu externe, et son accès sera sécurisé et encadré par les différents établissements scolaires.  

Pour garantir la protection des personnes utilisatrices, Qlub mise sur l’hébergement local des données : « À la place que le réseau soit ouvert à tout le monde, il est fermé pour l’école, mais chacune de ces écoles peut avoir son propre réseau social et être connectées, les unes avec les autres. C’est comme une fédération constituée de plusieurs réseaux sociaux », a mentionné Philippe Larose-Cadieux, président-directeur général de Qlub, lorsque questionné par le Journal.  

Ce réseau vise donc à favoriser la participation des personnes étudiantes, du corps professoral et des institutions scolaires, afin de limiter les effets négatifs des médias sociaux. Ainsi, toutes personnes œuvrant dans une école secondaire pourront utiliser la plateforme, une approche collaborative, mais surtout éducative.  

Toujours selon Philippe Larose-Cadieux, les écoles et les parents sautent à pieds joints dans l’aventure. « Les parents sont démunis. S’il y arrive quelque chose sur une grande plateforme, les écoles et les parents n’ont aucun recours (…) Au niveau des parents, c’est un soulagement et au niveau des écoles, cela réduit leurs problèmes liés à la gestion des réseaux sociaux », mentionne le PDG de l’entreprise.  

Pourquoi cette tranche d’âge ?  

Si les jeunes sont à la fois intrigués et influencés par les réseaux sociaux, ces derniers font aussi face à une accessibilité inquiétante à certains contenus. Selon l’Institut national de santé publique du Québec, 72% des jeunes de 6 à 17 ans naviguent sur les médias sociaux plus de deux heures par jour en semaine, et 94% dépassent le seuil établi les fins de semaine. 

Certains jeunes ne comprennent pourtant pas les enjeux liés à cette utilisation. « L’idée c’est de dire que si les jeunes débutent avec un réseau qui est éthique, sans algorithme ni publicité et qui respecte leurs valeurs, on les part à la bonne place », affirme Philippe Larose-Cadieux.  

Ce réseau vise même à encourager ces jeunes à prolonger leur utilisation, même une fois gradués, car Qlub et Qlub École étant interconnectés, leurs informations sont transférables d’un réseau à l’autre.  

L’impact de l’interdiction des cellulaires 

Depuis 2024, l’utilisation de cellulaire ou d’appareil électronique est interdite dans les lieux scolaires québécois. Or, selon Philippe Larose-Cadieux, Qlub a le potentiel de devenir un outil pédagogique essentiel : « L’idée, ce n’est pas que tous les élèves commencent à avoir leur cellulaire en classe et commencent à se texter (…) L’idée c’est de pousser les jeunes à interagir face aux nouvelles et aux contenus. À l’école, le réseau devient donc un outil supplémentaire et à la maison, il devient un espace favorisant les échanges avec leurs amis. »  

Toujours selon le PDG de l’entreprise, il semble plus judicieux d’éduquer la jeunesse face aux dangers des médias, que d’en bannir complètement son utilisation :  « On a une solution qui peut apporter des bienfaits. L’idée d’interdire, c’est punir l’enfant d’une certaine façon. Avec ce réseau, on a les moyens d’éduquer les jeunes. S’ils n’ont pas la littératie numérique nécessaire pour être capable d’utiliser ces plateformes-là, c’est un problème, car ces réseaux feront partie de leur vie. » 


Source : Site Web de Qlub

Médéric Dens
Chef de pupitre SOCIÉTÉ at Journal Le Collectif  societe.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts

Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.

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