La présence québécoise aux prix Écrans canadiens 2026 

Par Elizabeth Gagné  

La 14e édition des prix Écrans canadiens 2026 se déroulera à Toronto dans le cadre de la Semaine du Canada à l’écran. 

L’Académie canadienne du cinéma et de la télévision a dévoilé, le 25 mars, la liste des finalistes des prix Écrans canadiens 2026. Cette 14e édition, qui se déroulera à Toronto dans le cadre de la Semaine du Canada à l’écran, met en lumière une année particulièrement riche pour l’industrie audiovisuelle canadienne. Entre productions ambitieuses, percées de nouveaux talents et forte représentation québécoise, les nominations témoignent du dynamisme du secteur. 

Les célébrations s’échelonneront sur quatre jours, du 27 au 31 mai, et culmineront avec la cérémonie principale animée par l’humoriste et acteur Andrew Phung. Celle-ci sera diffusée simultanément sur plusieurs plateformes, dont CBC, CBC Gem, Crave, CTV, Global et STACKTV. 

Le cinéma dominé par 40 Acres et une relève affirmée 

Du côté du cinéma, le film 40 Acres, réalisé par R.T. Thorne, s’impose comme le grand favori avec dix nominations, dont celles de Meilleur film et de Meilleure réalisation. Il est également en lice pour le prix John Dunning, qui récompense le meilleur premier long métrage. 

Plusieurs œuvres suivent de près. Folichonneries, premier long métrage du Québécois Eric K. Boulianne, récolte huit nominations et confirme la vitalité de la relève francophone. Le film est notamment nommé dans les catégories majeures, dont Meilleur film, Meilleure réalisation et Meilleur scénario original. Ses deux interprètes principaux, Eric K. Boulianne et Catherine Chabot, figurent également parmi les finalistes pour leur performance. 

Les films Honey Bunch et Nirvanna the Band the Show the Movie obtiennent eux aussi huit nominations chacun, tandis que Blue Heron et Mile End Kicks en cumulent sept. 

Une présence québécoise remarquable 

La sélection 2026 se distingue par la forte présence de productions québécoises dans plusieurs catégories. Mille secrets mille dangers, réalisé par Philippe Falardeau, récolte six nominations, tandis que Deux femmes en or, signé Chloé Robichaud, en obtient cinq. 

D’autres films québécois se démarquent également, notamment Out Standing (quatre nominations), Comme le feu et Où vont les âmes (trois nominations chacun), ainsi que Yunan et Gagne ton ciel (deux nominations chacun). 

Fait notable, toutes les œuvres en lice dans la catégorie de la meilleure adaptation sont issues du Québec, soulignant le rôle central de la province dans la production cinématographique canadienne actuelle. 

Les interprètes québécois en force 

Les catégories d’interprétation reflètent également cette domination. Dans la catégorie du meilleur premier rôle comique, plusieurs acteurs et actrices québécois figurent parmi les finalistes, dont Eric K. Boulianne, Catherine Chabot, France Castel et Patrick Hivon. Karine Gonthier-Hyndman et Laurence Leboeuf sont également nommées pour leurs rôles dans Deux femmes en or

Du côté des rôles dramatiques, la relève est à l’honneur avec la nomination de jeunes interprètes comme Milya Corbeil Gauvreau et Noah Parker. 

Les catégories de soutien témoignent aussi de cette forte représentation. Catherine Chabot se distingue avec une double nomination, tandis que des artistes comme Juliette Gariépy, Hassan Mahbouba et Rose-Marie Perreault figurent parmi les finalistes. En drame, Monia Chokri, Micheline Lanctôt, Paul Ahmarani et Aurélia Arandi-Longpré complètent cette présence notable. 

Documentaires et courts métrages : une créativité soutenue 

Dans les catégories documentaires, Mais où va-t-on, Coyote?, réalisé par Jonah Malak, retient particulièrement l’attention avec trois nominations, dont celle du meilleur long métrage documentaire. Baie James 1975 : le choc des nations figure également parmi les œuvres en lice dans cette catégorie. 

Les courts métrages illustrent eux aussi la vitalité de la création québécoise. Dans la catégorie du meilleur court métrage d’animation, trois des cinq œuvres sélectionnées proviennent du Québec, dont La jeune fille qui pleurait des perles, récemment récompensé aux Oscars. 

En fiction, deux productions québécoises se démarquent, tandis que le documentaire Mes murs-mémoire figure également parmi les finalistes. 

Les médias numériques et la télévision en pleine expansion 

Au-delà du cinéma, les nominations mettent en lumière la croissance des médias numériques. La série Settle Down domine cette catégorie avec neuf nominations, suivie de 18 to 35 et de plusieurs autres productions. 

En télévision, la série North of North arrive en tête avec 20 nominations, toutes catégories confondues. Elle devance Heated Rivalry, qui en obtient 18. Là encore, des artistes québécois se distinguent, notamment François Arnaud et Sophie Nélisse. 

Plusieurs productions liées au Québec figurent parmi les finalistes, dont The Traitors CanadaWho Killed the Montreal Expos?Plan B et Family Feud Canada

Une industrie en pleine effervescence 

Pour Tammy Frick, cheffe de la direction de l’Académie, cette sélection reflète une année exceptionnelle pour le milieu audiovisuel canadien. Elle souligne la qualité des récits proposés et la reconnaissance croissante des talents canadiens sur la scène internationale. 

Selon elle, l’élan créatif observé dans les domaines du cinéma, de la télévision et des médias numériques témoigne de la solidité et de la diversité de l’industrie. 

Des événements à Toronto et à Montréal 

En marge de la cérémonie principale, plusieurs événements sont prévus pour célébrer les finalistes. Un cocktail dédié aux artistes québécois et francophones aura lieu à Montréal le 25 mai, avec le soutien de Téléfilm Canada et de la SODEC. Un autre événement se tiendra à Toronto. 

Au total, les prix Écrans canadiens récompensent l’excellence dans 146 catégories couvrant l’ensemble des médias de l’écran. Les lauréats seront dévoilés lors de six cérémonies distinctes au cours de la Semaine du Canada à l’écran. 

Avec cette nouvelle édition, l’Académie canadienne du cinéma et de la télévision confirme son rôle central dans la valorisation des talents d’ici. La diversité des œuvres en nomination et la forte représentation québécoise illustrent non seulement la richesse de la production nationale, mais aussi son rayonnement grandissant au-delà des frontières. 



Source : Folichonneries

Elizabeth Gagné
Cheffe de pupitre CULTURE  culture.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts

Étudiante à la maîtrise en histoire, Elizabeth a toujours été passionnée par les arts et la culture. Depuis 2022, elle travaille de pair avec ses collègues à promouvoir le programme des Passeurs culturels à la Faculté d’éducation.

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