Le manque de sommeil chez les jeunes 

Par Salma Labiede 

La somnolence diurne est un impact du manque de sommeil chez les jeunes.

De plus en plus de jeunes manquent de sommeil. Entre les écrans, les devoirs, les activités et le stress, plusieurs adolescents dorment moins que ce qui est recommandé pour leur âge. Ce manque de repos peut avoir des effets importants sur leur santé, leur humeur et leur réussite scolaire. 

Selon l’Ordre des psychologues du Québec, environ 34 % des jeunes âgés de 12 à 17 ans dorment moins d’heures que ce qui est recommandé pour leur âge. Les spécialistes conseillent entre 9 et 11 heures de sommeil par nuit pour les jeunes de 12 à 13 ans, et entre 8 et 10 heures pour les adolescents de 14 à 17 ans. Pourtant, plusieurs jeunes n’atteignent pas ces objectifs et accumulent une fatigue importante au fil des jours.  

Le manque de sommeil peut entraîner différentes conséquences, dont la somnolence durant la journée. Plusieurs adolescents ont de la difficulté à rester concentrés en classe ou à suivre le rythme des cours. Cette fatigue constante peut nuire directement à leurs performances scolaires. 

Des facteurs à ne pas négliger 

Plusieurs facteurs expliquent ce manque de sommeil chez les jeunes. L’un des principaux est le décalage naturel du cycle veille-sommeil à l’adolescence. Les jeunes ont tendance à s’endormir plus tard le soir, mais doivent tout de même se lever tôt pour aller à l’école. L’heure de début des cours, souvent très tôt le matin, n’est donc pas toujours en phase avec leur rythme biologique. 

L’exposition aux écrans constitue aussi un facteur important. L’utilisation des téléphones, des jeux vidéo ou des réseaux sociaux avant le coucher stimule le cerveau et retarde l’endormissement. Plusieurs études montrent que cette exposition est associée à une réduction du temps de sommeil et à davantage de fatigue durant la journée. 

Les adolescents doivent aussi composer avec plusieurs responsabilités. Entre les cours, les devoirs, les examens et les travaux scolaires, plusieurs ressentent une pression importante. À cela s’ajoutent souvent les activités parascolaires, comme le sport ou la musique. Certains jeunes occupent également un emploi à temps partiel, ce qui réduit encore davantage le temps disponible pour dormir. 

La santé mentale peut également jouer un rôle. L’anxiété et le stress peuvent provoquer de la rumination durant la nuit, ce qui empêche les jeunes de s’endormir rapidement. Ce phénomène contribue à créer un cercle vicieux où le manque de sommeil augmente le stress, qui lui-même nuit au sommeil. 

Selon le CHU de Québec, le manque de sommeil peut entraîner plusieurs conséquences sur la santé des adolescents. Il peut entraîner des problèmes de mémoire et d’apprentissage et une augmentation de l’absentéisme scolaire. Il peut aussi provoquer des maux de tête, des douleurs physiques et des changements d’humeur. 

Heureusement, certaines solutions peuvent aider à améliorer le sommeil des jeunes. Les spécialistes recommandent notamment de limiter l’utilisation des écrans avant le coucher et de créer un environnement calme dans la chambre. Établir une routine de sommeil, comme lire avant de dormir, peut aussi favoriser un meilleur endormissement. 

Ainsi, le manque de sommeil demeure un enjeu important chez les adolescents. Favoriser de bonnes habitudes de sommeil pourrait faire une grande différence dans leur santé, leur bien-être et leur réussite scolaire. 


Source : Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV)

Salma Labiede
Journaliste at Journal Le Collectif   More Posts
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