Le printemps arrive, tout savoir pour faire son jardin 

Par Elizabeth Gagné 

Semence d’une des serres de la ferme Saint-Élie.

Le jardinage fait partie des petits plaisirs de la vie qui demandent de s’arrêter un instant et de mettre ses mains dans la terre. Il n’y a rien de tel, pour remonter le moral, que d’être témoins des premiers signes du printemps et de savourer en été les efforts que nous avons mis dès le mois de mars. Eh oui, pour certaines semences, il est déjà le temps de la germination. 

Tout d’abord, que vous ayez un petit bout de terrain ou un balcon, il est possible de se servir de cet espace afin de cultiver. Sinon, la Ville de Sherbrooke compte actuellement plus d’une quinzaine de jardins communautaires où il est possible de participer en réservant ou simplement en s’y rendant. Il existe d’ailleurs trois types de jardins. 

Le jardin communautaire 

Il s’agit d’un espace divisé en parcelles individuelles appelées jardinets. Chaque jardinier ou jardinière est responsable de l’entretien de son jardinet et est le bénéficiaire exclusif de la récolte. L’entretien des espaces communs est la responsabilité conjointe de tous les membres. L’accès au jardin est restreint aux membres. 

Le jardin collectif 

C’est un espace commun aménagé de façon à être cultivé conjointement par l’ensemble des jardiniers et jardinières. L’entretien de la superficie totale du jardin est la responsabilité de tous et toutes. La récolte est partagée équitablement entre tous les membres. L’accès est restreint aux membres. 

Le jardin solidaire 

Il est question d’un espace commun aménagé de façon à être cultivé par les passants et passantes. L’entretien de la superficie totale du jardin est la responsabilité de tous ceux et celles qui souhaitent participer. La récolte est disponible pour toutes personnes souhaitant s’en prévaloir. L’accès est libre à toutes les personnes qui passent devant le jardin. 

On retrouve sur le site de la Ville toutes les informations reliées aux jardins collectifs, communautaires et solidaires, en plus d’une carte interactive qui vous permet de localiser les jardins à proximité et d’un tableau regroupant tous les types de jardins, leur emplacement et le courriel du gestionnaire. Une fois que vous avez déterminé votre espace pour cultiver, il ne reste qu’à planifier votre jardin. 

Une bonne planification est la clé du succès 

La planification est essentielle afin de réussir son jardin. Pour ceux et celles qui possèdent un balcon ensoleillé, les plants de tomates et de fines herbes sont vos meilleurs amis. Ils sont facilement cultivables en pot. Sinon, il existe des bacs de jardinage surélevés qui permettent de cultiver presque tous les légumes de votre choix hors sol, parfaits pour les petits espaces et les balcons. 

Il faut ensuite planifier les légumes que vous voulez faire pousser. Souvent, on a tendance à s’emballer et à vouloir cultiver trop de variétés. Les plantes ont besoin d’espace pour grandir, donc mieux vaut en cultiver moins. Une fois vos variétés de légumes sélectionnées, il faut porter une attention particulière au cycle de germination et de plantation. Lire attentivement les indications sur l’emballage de vos graines est primordial. Par exemple, les semis de tomates cerises doivent être plantés à l’intérieur durant la 3e et 4e semaine de mars ou la 1re et 2e semaine d’avril. Ils peuvent ensuite être plantés à l’extérieur à partir de la 1re à la 3e semaine de juin. 

Faire ses propres semences 

Pour débuter vos semis, quelques outils sont indispensables. Il vous faudra un plateau pour recueillir l’eau d’arrosage, des pots avec des trous pour le drainage ou des pastilles de tourbe pressée, du terreau pour semis, un dôme en plastique pour imiter la serre, ainsi que des bâtons pour identifier vos semis et un vaporisateur pour l’arrosage. Il y a moyen d’être inventif et économique en se servant de bacs à œufs, de pots de yogourt ou de bacs à salade. Le Dollarama possède une vaste sélection d’outils de jardinage, dont des dômes à semis clés en main. Toutefois, procurez-vous un terreau de qualité et des semences d’ici pour vous assurer un jardin florissant. 

Le semis nécessite un repiquage au mois d’avril. Il s’agit de les replanter afin de leur donner plus d’espace lorsque ceux-ci ont de quatre à six vraies feuilles. Choisissez les semis les plus forts pour cette opération. Avant de les planter à l’extérieur, certaines plantes nécessitent une période d’adaptation. Il est conseillé de sortir vos semis à l’extérieur pour quelques heures afin qu’ils puissent s’adapter au vent et ainsi devenir plus forts. Le choc lors de la plantation à l’extérieur sera moins grand. 

Trucs et astuces pour réussir 

Faire son propre jardin nécessite un savoir-faire. Les Serres St-Élie, entreprise de la région, sont là pour vous aider. Les employés sauront vous guider et vous conseiller. Ils ont également tout le matériel nécessaire pour vos semis et votre jardin. Ils fournissent aussi des semis de légumes déjà prêts à être utilisés afin de faciliter votre expérience de jardinage. 

Vous pouvez vous procurer le livre de Mélanie Grégoire Les quatre saisons de votre potager. Facile à comprendre, ce livre vous prend par la main semaine par semaine, mois par mois, et vous indique chaque étape à effectuer et à quel moment de l’année. Il est disponible aux Serres St-Élie. 

Les engrais et la qualité de votre terreau sont garants de votre potager. Il existe des engrais naturels pour un choix plus écologique, mais ils sont nécessaires pour s’assurer de l’abondance de vos récoltes. Également, renseignez-vous bien sur la façon de semer chacune de vos plantes, car certaines d’entre elles, comme les betteraves ou le kale, se plantent directement dans le sol sans besoin de faire de semis. 

Finalement, il faut faire preuve de patience, d’organisation et de discipline pour réussir ses semis et son jardin.  


Source : Serres Saint-Élie

Elizabeth Gagné
Cheffe de pupitre CULTURE  culture.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts

Étudiante à la maîtrise en histoire, Elizabeth a toujours été passionnée par les arts et la culture. Depuis 2022, elle travaille de pair avec ses collègues à promouvoir le programme des Passeurs culturels à la Faculté d’éducation.

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