Élections provinciales : les résultats généraux 

Médéric Dens  

Paul St-Pierre Plamondon est le premier chef du PQ à devenir premier ministre depuis Pauline Marois, de 2012 à 2014.

Voilà, c’est fait ! Le Parti québécois gouvernera le Québec pour les quatre prochaines années, comme prévoyaient les sondages depuis des mois. Le Parti libéral forme quant à lui l’opposition officielle, face à un gouvernement minoritaire du PQ. De son côté, le Parti conservateur devient le « chien de garde » de l’Assemblée nationale, devançant Québec solidaire et la CAQ, qui chute à la dernière position.  

Paul St-Pierre Plamondon (PSPP) et le Parti québécois ont remporté les élections provinciales du 5 octobre dernier, sans grande surprise.  

Dès le début des dépouillements, le PQ gardait une avance solide face aux quatre autres parties, alors que les médias ont confirmé sa victoire aux alentours de 20h37. De son côté, PSPP a rapidement confirmé sa victoire dans Camille-Laurin presque au même moment de célébrer la victoire de son parti.  

Le PQ n’atteint cependant pas le nombre de sièges requis pour une majorité parlementaire, récoltant 59 sièges sur le total nécessaire de 64.  

Éric Duhaime a célébré avec une bouteille de champagne en direct à la télévision, lui qui fait son entrée à l’Assemblée nationale pour la première fois de sa carrière politique. Charles Milliard a lui aussi remporté facilement sa circonscription, dans Orford.  

Ruba Ghazal a elle aussi sécurisé son siège dans Mercier, tout comme son co-porte-parole, Sol Zanetti, dans Jean-Lesage.  

La seule grande perdante de cette élection, et désormais ex-première ministre, Christine Fréchette, a livré une lutte serrée dans Trois-Rivières pour obtenir un minimum d’un siège, résultat toutefois insuffisant pour conserver son siège.  

La cheffe de la CAQ s’est exprimée en point de presse, en assumant l’« entière responsabilité » de cette lourde chute du parti. Elle a ensuite admis, visiblement émue, avoir téléphoné à Paul St-Pierre Plamondon pour le féliciter. « La défaite, elle est la mienne, elle n’est pas la vôtre », ajoute-t-elle face à ses bénévoles et personnes militantes. 

Résultats des partis dans l’opposition  

Il était prévisible que la Coalition avenir Québec chute, si l’on se fie sur les derniers sondages publiés avant les élections. Cette chute est toutefois lourde, ne réussissant pas à faire élire une seule personne députée sur les 127 personnes candidates présentées.  

Québec solidaire a maintenu le cap, élisant des candidatures dites « vedettes » comme Étienne Grandmont, Roxane Milot et le nouvel arrivant au parti, Alexandre Boulerice, ex-député du NPD. C’est toutefois une perte que subit le parti, récoltant seulement neuf sièges. C’est la première fois que Québec solidaire connait une perte de sièges entre deux élections depuis la fondation du parti.  

Le Parti conservateur est quant à lui enfin reconnu comme un parti officiel, lui permettant entre autres d’obtenir plus de visibilité et de bénéfices financiers, avec un total de 19 sièges. Le chef du parti a pu remporter certaines circonscriptions-clés, dans la grande région de Québec et dans Chaudière-Appalaches, volant même le siège d’Alex Boissonneault, dans Arthabaska-L’érable.  

« Mes amis, ce soir, l’espoir renaît au Québec. Ce soir, on vient d’écrire une page d’histoire », a mentionné le chef du Parti conservateur, visiblement ému devant un public estimé à plus de 600 personnes, à Lévis.  

Le PLQ de Charles Milliard a su prendre certaines circonscriptions pour empêcher le PQ d’obtenir sa majorité, et le nombre de votes général a été très serré entre les deux formations politiques, enregistrant un écart de seulement 162 000 votes entre le PQ et le PLQ. En termes de sièges, cela offre un bond de 21 sièges pour le PLQ en comparaison aux élections de 2022. 


Source photo : Page Facebook de Paul St-Pierre Plamondon

Médéric Dens
Chef de pupitre SOCIÉTÉ at Journal Le Collectif • societe.lecollectif@usherbrooke.ca •  More Posts

Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.

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