Dim. Mai 26th, 2024

Par Nicolas Dionne

Sophie Ba, athlète d’athlétisme pour le Vert & Or, n’a pas le parcours académique le plus orthodoxe, et pour cause. La sprinteuse, après avoir terminé son baccalauréat en droit, a décidé de s’enrôler en médecine pour la suite de son parcours académique. Derrière ce dévouement à l’école se cache également une femme passionnée d’athlétisme qui profite de la piste pour se dépasser. 

L’athlète de troisième année, qui évolue avec la délégation féminine d’athlétisme du Vert & Or, explique que, malgré son intérêt pour les études du monde juridique, il lui manquait un peu de concret pour s’épanouir. « Les études en droit, c’est vraiment quelque chose que j’ai aimé. J’ai vraiment appris énormément de choses qui vont m’être utiles d’une manière ou d’une autre, et ce, peu importe où je vais finir, dans ma carrière. Mais ce qui m’a poussé à changer, c’est vraiment d’avoir un travail un peu plus concret et plus proche des gens », déclare la native de Kingsey Falls, à proximité de Victoriaville.

Maintenant à sa deuxième année en médecine au Campus de la Santé, la sphère de la médecine sportive et tout ce qui a trait au développement d’un athlète sont les éléments qui intéressent Sophie pour le moment. « Mes intérêts actuellement touchent surtout le musculosquelettique. Ça a peut-être un lien avec mon quotidien sportif. Mais à date, je suis intéressée également par l’orthopédie. L’urgence est aussi un milieu que j’ai hâte d’explorer un peu plus et voir si ça pourrait m’intéresser. »

Elle est emballée par tout ce qui touche l’optimisation de la performance aussi et ce qui concerne les éléments connexes. « C’est sûr que j’aimerais suivre, par exemple, un athlète dans son quotidien et le conseiller en prévention et en optimisation de sa santé et pas seulement dans le traitement de maladies ou de blessures », explique Sophie, qui débutera l’an prochain ses premiers essais cliniques dans ses études doctorales.

Les Jeux olympiques de 2008, le début d’une histoire d’amour

La connexion de Sophie avec l’athlétisme s’est réalisée soudainement. La présence télévisuelle de la discipline du 100 mètres lors des Jeux olympiques d’été de Beijing a piqué sa curiosité.

« J’étais assez jeune à ce moment-là, explique celle qui était au primaire en 2008, mais ça a fait en sorte qu’en secondaire un, j’ai choisi le volet athlétisme dans mon choix d’activité complémentaire, juste pour voir et aussi parce que ça avait l’air cool. Puis, je savais aussi que je courais quand même vite », explique Sophie, qui a réalisé son parcours académique au secondaire à la fois au Collège Clarétain, mais aussi à l’École secondaire Le Boisé à Victoriaville.

Déjà à ce moment-là, la sprinteuse était motivée à s’améliorer. S’entraînant avec le Club d’Athlétisme de Sherbrooke lors de son parcours secondaire, la Kingsey-Falloise voyageait les 72 km qui séparaient son domicile et le stade de l’Université deux fois par semaine.

« J’ai choisi le Cégep Champlain parce que j’étais tannée de faire le voyage et au moment où j’avais à choisir un Cégep dans la région de Sherbrooke, le côté anglophone à Champlain a fait pencher la balance », mentionne l’athlète multisport qui a porté les couleurs des Cougars du Collège Champlain à Lennoxville au soccer.

Questionnée sur les bienfaits de l’athlétisme et sur « l’aspect noble » du sport, Sophie est d’avis que la pratique de ce sport est bénéfique pour tous. « Je trouve aussi que l’athlétisme est un sport très complet. Ça comprend la course, mais aussi des sauts, des lancers, qui sont la base de tous les sports. C’est donc quelque chose d’intéressant, notamment pour les jeunes, car la pratique de ce sport en bas âge est dirigée vers la pratique de toutes les épreuves. Ça te permet donc de vraiment bien te développer comme athlète et l’optimisation de la performance se fait super bien, et c’est-ce qui est bon pour les jeunes. »

Devenue sprinteuse rapidement à ses débuts, l’étudiante-athlète spécialiste du sprint s’est vu décerner cette position de manière naturelle, selon ses dires. « Tout le monde peut se retrouver dans différentes épreuves. Pour ma part, ça s’est fait de manière assez simple : à la base de tout, je courais vite, donc naturellement, j’étais plus attirée vers les sprints que vers les courses de demi-fond ou de longue distance. Toutefois, j’ai quelque peu évolué si on peut dire. Je cours maintenant des sprints plus longs, comme le 200 mètres, le 400 mètres et lors de la saison universitaire, je vais surtout courir le 300 mètres. »

Début de saison imminent

Étant co-capitaine de la délégation féminine d’athlétisme, Sophie compétitionnait, le 27 novembre dernier, dans le cadre du Martlet Open présenté à l’Université McGill. Cette dernière a terminé première de l’épreuve du 300 mètres avec un temps de 41,50 secondes.

De manière officielle sur le circuit du Réseau des sports étudiants du Québec (RSEQ), la première épreuve de la saison pour les athlètes sherbrookois d’athlétisme s’est déroulée le 4 décembre dernier à l’Université Laval. C’est le 8 janvier 2022 qu’aura lieu l’Invitation Vert & Or en direct du stade Yvon-Lamarche.

Si les mesures sanitaires le permettent, Sophie prendra également part à l’épreuve David Emery Valentine Invite avec les autres athlètes du Vert & Or les 12 et 13 février prochain à l’Université de Boston, reconnue pour son niveau relevé de compétition, mais aussi parce qu’elle se déroule sur une des pistes les plus rapides au monde.

« C’est toujours une belle expérience, parce que c’est une compétition à l’américaine et que ça fait changement des compétitions d’ici. C’est une piste qui est construite de façon spéciale, ce qui fait que tu coures vite dessus. C’est tellement énorme comme compétition que c’est vraiment différent d’y participer », relate Sophie pour expliquer la réalité de cette compétition symbolique aux États-Unis.

L’entrevue complète avec Sophie se retrouve sous la bannière du balado Portrait d’un. e athlète sur toutes les plateformes d’écoute.


Crédit photo @  Sophie Ba

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