Trump réitère sa volonté de contrer la fraude électorale 

Par Médéric Dens 

Le Parti démocrate a quant à lui traité, sur ses réseaux sociaux, le président de « menteur » et de « perdant ».  

Le président américain Donald Trump prononçait un discours le 16 juillet dernier, principalement pour rappeler la fraude électorale qu’il déplore depuis sa défaite lors des présidentielles de 2020 face à Joe Biden. Fidèle à lui-même, Trump s’est permis de critiquer largement le Parti démocrate, à l’aube des élections de mi-mandat à venir en novembre prochain.  

Machines à voter, élections truquées, mandat échoué de Joe Biden, le président américain s’est attaqué à l’ensemble de ses opposants sous les projecteurs, la semaine dernière. Visiblement motivé par sa volonté de centraliser les élections, il semble prêt à tout pour sauver les meubles en vue des élections de mi-mandat. 

En vantant le fameux SAVE America Act, visant notamment à forcer la présentation d’une preuve d’identité lors du jour de vote, il pourrait possiblement nuire au Parti démocrate, pour qui les communautés afro-américaines, asiatiques et latinos représentent un poids non négligeable de sa base électorale. 

Mais pour Donald Trump, cela signifie plus de votes pour son parti : « Le Congrès doit approuver le SAVE America Act. C’est si facile de le faire, sauf si tu veux tricher ? La seule raison pourquoi tu ne veux pas le faire, c’est si tu veux tricher », affirme-t-il en faisant allusion aux obstructions du Parti démocrate.  

Quels sont les documents que Trump promet de divulguer ? 

Lors de son discours, le président a promis de dévoiler des « renseignements critiques révélant des vulnérabilités choquantes » sur le système électoral, soulevant ainsi un potentiel cas de fraude électorale de la part du Parti démocrate.  

Ce dernier a mis le dossier entre les mains de John Solomon, journaliste d’expérience, entre autres critiqué pour ses flagrants liens de proximité avec le président américain. 

Or, après la tenue du discours à la nation, ce même John Solomon a affirmé que « les services de renseignement n’ont absolument aucune preuve qu’une personne ait changé de camp, qu’une puissance étrangère ait influencé le résultat d’un scrutin en 2020 » lorsque questionné par les journalistes à sa sortie.  

Ce à quoi John Solomon fait référence, c’est ce que Trump qualifie de « tentative de fabrication de bulletins de vote illégaux », que la Chine aurait mis en place pour mettre de l’avant la candidature de Joe Biden.  

Et comme d’habitude, Donald Trump n’y est pas allé de main morte à l’encontre de la Chine, allant jusqu’à lui reprocher d’avoir orchestré « la plus grande compromission de données électorales ».  

Pourquoi tenir ce discours ? 

Pour Donald Trump, il s’agit principalement d’une action électoraliste, considérant les récents sondages qui illustrent un basculement à la Chambre des représentants, et peut-être même au Sénat, sauf si les mécanismes auxquels Donald Trump fait référence voient le jour.  

Dans cette allocution de moins de trente minutes, il n’a d’ailleurs pas manqué l’occasion d’idéaliser son rendement à la Maison-Blanche, et ce, sur la majorité des enjeux :  

« L’Amérique est respectée comme elle n’a jamais été aussi respectée […] Nous avions la pire frontière de l’histoire de notre pays. Aujourd’hui, nous avons la meilleure. La criminalité progresse à un rythme alarmant, le taux d’homicides étant à son plus bas niveau depuis 1900, soit plus de 125 ans. […] L’Amérique est de retour et fait très bien », a-t-il affirmé.  

Choisir ce moment permet aussi, et surtout, d’éloigner les yeux du conflit en Iran, qui continue de faire rage malgré les promesses d’une fin imminente. Aussi, à trois mois des élections (et voyant sa cote de popularité chuter), accuser en amont les démocrates de tricher semble être pour lui une bouée de sauvetage.  


Source : Getty Images

Médéric Dens
Chef de pupitre SOCIÉTÉ at Journal Le Collectif  societe.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts

Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.

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