Les animaux et les déménagements 

Par Salma Labiede 

Les animaux de compagnie sont souvent oubliés dans les décisions de déménagement. 

Chaque année, à l’approche du 1er juillet, date traditionnellement associée aux déménagements au Québec, des milliers de personnes préparent leurs boîtes et changent d’adresse. Parmi elles, plusieurs partagent leur quotidien avec un animal de compagnie : chien, chat, oiseau, lapin ou hamster. Or, lorsque le nouveau logement n’accepte pas les animaux, une situation difficile peut rapidement se présenter. 

Pour certains locataires, et même parfois pour des acheteurs de condominiums soumis à des règlements restrictifs, un choix déchirant s’impose : abandonner son animal afin de se loger ou conserver son compagnon et risquer de ne pas trouver un logement adapté à ses besoins. Ce dilemme touche de nombreux Québécois et Québécoises chaque année. 

Le bien-être de l’animal mis à l’épreuve 

Un déménagement représente souvent une source importante de stress, tant pour les humains que pour les animaux. Les allées et venues, les boîtes empilées et les changements dans la routine peuvent être anxiogènes pour ces derniers. Plusieurs spécialistes soulignent d’ailleurs que les animaux sont sensibles aux émotions de leurs propriétaires et peuvent ressentir leur stress ou leur inquiétude. 

Lorsque la recherche d’un logement mène à la séparation d’un animal, les conséquences peuvent être encore plus importantes. Certains propriétaires se tournent vers des refuges, des proches ou encore des groupes de dons d’animaux sur les réseaux sociaux afin de trouver une nouvelle famille à leur compagnon. 

Pour l’animal, ce changement soudain d’environnement et d’entourage peut être difficile à vivre. Certains développent des signes d’anxiété, tandis que d’autres peuvent présenter des comportements associés à la détresse ou à la dépression. 

Des solutions pour conserver son compagnon 

Malgré les obstacles, plusieurs options peuvent être envisagées avant de se départir de son animal. La communication avec le futur propriétaire peut parfois faire la différence. Expliquer sa situation et démontrer sa volonté de prendre soin de son animal de manière responsable peut amener certains propriétaires à faire preuve de flexibilité. 

Dans certains cas, des autorisations sont accordées sous certaines conditions, notamment en fonction de la taille de l’animal, de son comportement, du niveau de bruit qu’il génère ou encore de son état de santé et de vaccination. 

Pour les personnes qui disposent davantage de temps pour planifier leur déménagement, il peut également être avantageux de cibler dès le départ les logements où les animaux sont acceptés. Il est aussi généralement plus facile d’obtenir une autorisation pour un seul animal que pour plusieurs. 

Enfin, maintenir à jour les vaccins et les soins vétérinaires de son compagnon peut contribuer à rassurer un propriétaire et augmenter les chances de trouver un logement adapté. 

À l’heure où l’habitation demeure un enjeu important au Québec, de nombreux citoyens espèrent ne pas avoir à choisir entre un toit et leur fidèle compagnon. 


Source : SPAD

Salma Labiede
Journaliste at Journal Le Collectif   More Posts
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