Début de la COP30 au Brésil 

Par Grégoire Bouley  

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva aux côtés de chefs d’État et de représentants lors de la photo des dirigeants, avant la COP30.

L’édition 2025 de la COP30, la Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), s’ouvre à Belém, au Brésil, du 10 au 21 novembre 2025.  

Ce sommet rassemble des chefs d’État du monde entier, des scientifiques, des ONG et des représentants de la société civile pour discuter des enjeux liés au réchauffement planétaire. 

Un sommet mondial au cœur de l’Amazonie 

La ville brésilienne accueille cette 30e édition de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques. Le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, alias Lula, a souligné l’importance symbolique d’organiser la COP en Amazonie. Il souhaite ainsi que « les gens voient la situation réelle des forêts, de nos fleuves, de nos peuples qui y vivent ». En effet, la forêt amazonienne joue un rôle important dans la lutte contre le réchauffement planétaire grâce à son immense capacité d’absorber les gaz à effet de serre. 

Le choix de Belém, parfois appelée « porte d’entrée de l’Amazonie », montre bien la volonté du Brésil de militer en faveur de la protection des forêts tropicales dans les négociations internationales. Ce symbole environnemental fort rappelle que ces écosystèmes sont indispensables à la stabilité climatique mondiale. 

Une COP sans la participation des États-Unis 

Cette 30ᵉ conférence des parties s’ouvre néanmoins dans un contexte géopolitique tendu. Pour la première fois, les États-Unis ne sont pas représentés officiellement, une conséquence du retrait de l’Accord de Paris décidé par Donald Trump. Cette absence fragilise la dynamique collective et alimente le sentiment d’un échec dix ans après la signature historique de la COP21 à Paris. Sans le soutien d’une des plus grandes puissances économiques et polluantes, les progrès risquent d’être restreints.  

Des objectifs ambitieux, mais incertains 

Plusieurs objectifs majeurs ont été établis. Tout d’abord, évaluer les avancées réalisées depuis la COP21 pour contenir l’augmentation de la température mondiale à 1,5 °C, mobiliser de nouveaux fonds pour aider les nations vulnérables et protéger les forêts tropicales. Enfin, aspirer à ce que cette conférence devienne une COP axée sur l’exécution plutôt qu’une COP de promesses non tenues. Pour le Brésil, cet événement est une vitrine internationale, c’est l’occasion de démontrer son engagement contre la déforestation, de promouvoir une transition énergétique, et d’affirmer son rôle comme leader environnemental du Sud global.  

Cependant, malgré les discours d’unité, le doute domine. L’absence de certains acteurs, comme les États-Unis, les tensions nord-sud et l’absence de résultats concrets des conférences précédentes alimentent les doutes. 

En résumé, la COP30 à Belém vise à être un tournant décisif dans la lutte mondiale contre les changements climatiques. Si elle parvient à concrétiser des engagements en faveur des forêts et des populations vulnérables, elle pourrait marquer un tournant dans la gouvernance environnementale. Sinon, elle risque de se transformer en une autre occasion manquée dans l’histoire des sommets sur le climat.  


Source : Getty Images

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