Médéric Dens

Une semaine après l’assermentation des personnes députées péquistes, le conseil des ministres pour la nouvelle législature est finalement dévoilé. Des nominations prévisibles dans certains cas et plusieurs ministres qui héritent de plusieurs ministères.
Paul St-Pierre Plamondon avait promis d’aller de l’avant avec un ministère moins lourd. Il a tenu sa promesse, en coupant six ministères, présentant donc l’un des conseils ministériels les plus petits depuis la Révolution tranquille. Il remplit d’ailleurs une autre de ses promesses en annonçant qu’il occuperait les fonctions de ministre de la Lutte contre l’itinérance.
La députée de Terrebonne, Catherine Gentilcore, devient la vice-première ministre, elle qui s’est taillé une place dans la formation péquiste à la suite du départ de l’ex-ministre caquiste, Pierre Fitzgibbon. Elle occupe aussi les fonctions de ministre de l’Immigration et de l’Intégration et de ministre responsable de l’Accession du Québec à l’Indépendance.
Santé
La santé et l’éducation occupent une place plus qu’importante dans les priorités gouvernementales et budgétaires.
Marie-Karlynn Laflamme, députée de Chicoutimi, occupe maintenant les fonctions de ministre de la Santé, de la Prévention et des Aînés et, parallèlement, de ministre responsable de la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. À noter que le ministère de la Santé a changé de nom, anciennement nommé ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).
Camille Pellerin-Forget est quant à elle nouvellement ministre de la Santé mentale et des Services sociaux, puis des Institutions démocratiques et ministre responsable de la région de l’Outaouais.
Éducation
Joël Arseneau, député des Îles-de-la-Madelaine depuis 2018, devient ministre de l’Éducation nationale. Il aura, entre autres, la lourde tâche de tenir des états généraux, chose qui n’a pas été faite depuis plus de 30 ans. Il devra également surveiller de potentielles manifestations, tel que vu en France ou, dans une moindre mesure, à Saint-Jérôme il y a deux semaines.
Pour le ministère de l’Éducation supérieure, dont le dossier des stages rémunérés fera assurément parler, c’est Elsie Lefevbre qui sera à sa tête. Elle occupera aussi les fonctions de ministre responsable de l’Habitation, ministre responsable de la Condition féminine et ministre responsable de la région de Lanaudière, elle qui représente la circonscription de Berthier.
Culture, famille et sports
Le doyen de l’Assemblée nationale et député de Matane-Matapédia-Mitis, Pascal Bérubé, hérite des fonctions de ministre de la Culture, du Patrimoine, des Communications et de la Langue française et de ministre responsable de la région du Bas-Saint-Laurent.
Méganne Perry Mélançon a de son côté prêté serment à titre de ministre de la Famille et de la Jeunesse, ministre responsable des Sports et des Loisirs et ministre responsable de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, elle qui a été députée de 2018 à 2022 avant de devenir la porte-parole du parti.
Trésor et finances
Sans grande surprise, Alain Therrien devient le ministre de l’Administration gouvernementale et président du Conseil du trésor, poste qu’occupait France-Élaine Duranceau sous la CAQ. Les probabilités qu’Alain Therrien hérite d’un poste touchant l’économie étaient élevées, lui qui est économiste et ancien député du Bloc québécois. Il est également nommé ministre responsable de l’Action communautaire. Toujours sans surprise, Nicolas Marceau remplace Éric Girard, de la CAQ, au poste de ministre des Finances et du Revenu, ainsi que ministre responsable des Infrastructures. Ce dernier a par ailleurs déjà occupé ces fonctions sous le gouvernement péquiste de Pauline Marois, de 2012 à 2014.
Stéphane Paquet occupe quant à lui les fonctions de ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Énergie, puis de la région de Montréal. Le député de la circonscription de Les Plaines, Dieudonné Ella Oyono, devient ministre des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur. Quant à Sébastien D’Astous, il devient ministre délégué à l’Efficacité gouvernementale et à l’Allégement réglementaire de l’État.
Travail et justice
L’ancien médiateur-conciliateur-chef au ministère du Travail, Mathieu Lebrun, reste au sein de ce ministère. Il représentera donc le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, poste qui s’annonce difficile à occuper en raison du contexte économique tendu avec les États-Unis.
Marie-Claude Sarrazin, détentrice d’un baccalauréat en droit, devient ministre de la Justice et procureure générale, en remplacement de Simon Jolin-Barrette. Ses responsabilités ne s’arrêtent toutefois pas là. Elle sera aussi ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes, des Relations avec les Québécois d’expression anglaise, de la Lutte contre le racisme, de la Lutte contre la discrimination envers les personnes LGBTQ+, de l’Accès à l’information et de la Protection des renseignements personnels ainsi que de la Laïcité.
Sécurité, IA et Affaires municipales
Guy Jr Lapointe, député de Verchères, devient ministre de la Sécurité intérieure et ministre responsable de la région de la Montérégie. Ce dernier est diplômé d’une technique policière et ancien chef des communications au cabinet du directeur du Service de sécurité incendie de la Ville de Montréal.
Sans surprise, Anne Nguyen, députée de Prévost, devient ministre déléguée à l’Intelligence artificielle et au Numérique ainsi que ministre responsable de la région des Laurentides. Cette nomination était l’une des plus prévisibles compte tenu de son expertise unique dans ce milieu, étant diplômée de Harvard en analyse d’affaires.
Nicolas Girard, diplômé en science politique de l’Université de Montréal (UdeM), devient lui ministre des Transports, de la Mobilité durable et des Affaires municipales, tout en étant responsable de la région de la Capitale-Nationale. Meggie Richard, de son côté, est désormais ministre responsable des Régions et de l’Occupation du territoire.
Environnement et affaires autochtones
Jean Pellerin devient ministre de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Protection de la biodiversité, de la Faune et des Parcs. Natalie Bisaillon, ex-directrice générale et cheffe des relations avec la clientèle chez Desjardins Gestion internationale d’actifs (DGIA), devient de son côté ministre des Ressources naturelles et des Forêts.
Bernard Sévigny, ancien maire de Sherbrooke, devient ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, alors que plusieurs analystes le voyaient au ministère des Affaires municipales. Simon-Pierre Savard-Tremblay, d’origine huronne-wendate, devient ministre responsable des Relations avec les Premières nations et les Inuit.
Source : Page Facebook de Marie-Karlynn Laflamme
Médéric Dens
Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.
