Par Sarah Gendreau Simoneau

La crise environnementale actuelle accentue l’écoanxiété générale. Plusieurs études ont démontré le lien entre la consommation abusive de mauvaises nouvelles et la dépression, le stress et l’anxiété, rapporte Radio-Canada.
Le Collectif a donc décidé de vous bombarder de quelques bonnes nouvelles concernant le climat, l’environnement et les innovations qui permettent la pérennité de notre chère planète.
Donner une deuxième vie aux pancartes électorales
Les candidats aux élections ont normalement 15 jours après les résultats des élections pour enlever leurs pancartes électorales. Pourtant, on en voit encore un peu partout. Souvent, ils acceptent d’en donner aux écoles, aux citoyens et aux associations pour leurs projets artistiques. Certains corps de police souhaitent aussi en obtenir pour leur champ de tir. Pour ce qui est du reste, peu d’options écologiques s’offrent à eux.
Ces pancartes sont fabriquées à partir d’un plastique non recyclable, donc il est difficile de s’en débarrasser convenablement. Ce ne sont pas non plus tous les écocentres qui acceptent le coroplast. Souvent, les pancartes prennent le chemin des centres d’enfouissement. L’entreprise Re-Plast, située dans le Centre-du-Québec, conçoit, fabrique et commercialise, entre autres, du mobilier urbain fabriqué à partir de plastiques recyclés à 100 %. Elle peut donc transformer les pancartes électorales, et autres plastiques non recyclables habituellement, en plastique granulé qui permet de recréer des planches qui ont l’apparence et l’utilisation du bois pour en faire du mobilier urbain. Cet engagement dans la protection de l’environnement et le développement durable doit cependant continuer de se faire connaitre à l’échelle de la province, puisque, ces dernières semaines, Re-Plast n’a reçu que quelques dizaines de pancartes.
Réduire l’empreinte carbone des élevages au Québec

Le projet BOvins pour le climat, dont 50 producteurs de bœuf et d’agneau font partie, vise à identifier des pratiques de réduction des émissions de gaz à effet de serre efficaces et applicables à la ferme. Il s’inspire de l’approche participative en favorisant la collaboration entre producteurs, conseillers et chercheurs. Les résultats sont diffusés tout au long du projet grâce à des activités de partage et de formation.
En 2024, les émissions du secteur agricole représentaient 8,2 % des émissions totales de GES du Canada, dont 30 % des émissions nationales de méthane, selon Environnement et Changements climatiques Canada. Selon les données de Producteurs bovins du Québec, l’élevage bovin dans son ensemble serait responsable de 1,2 % des émissions de GES au Québec.
Comme les bovins sont des ruminants, ils consomment des végétaux indigestes pour l’humain et les transforment en énergie. Pendant la digestion, les micro-organismes de leur rumen — le premier des quatre compartiments de leur estomac — génèrent du méthane (CH4) qui est ensuite roté par l’animal. C’est, dans le jargon scientifique, la fermentation entérique.
Une fois éructé, le méthane contribue à réchauffer la planète, car son accumulation dans l’atmosphère y piège la chaleur du soleil. Ce puissant gaz à effet de serre possède un pouvoir de réchauffement près de 28 fois plus élevé que le dioxyde de carbone (CO2) craché par les voitures à essence.
Lancé en 2023, BOvins pour le climat est financé à hauteur de 3,5 millions de dollars sur quatre ans par Québec dans le cadre de son Plan pour une économie verte. Un des objectifs du gouvernement provincial consiste à réduire de 6 % les émissions de méthane en provenance des élevages d’ici 2030 par rapport à 2017. Il s’agit donc de mettre en œuvre des actions et des changements de pratiques à la ferme impliquant des partenaires et des conseillers engagés dans cette transition.
En d’autres termes, leur objectif est de prouver l’efficacité des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans des conditions réelles, de renforcer les compétences des conseillers et des outils d’aide à la prise de décision pour accélérer l’adoption de ces mesures par les producteurs québécois, et de déterminer des leviers à mettre en œuvre à l’échelle provinciale pour soutenir les producteurs dans l’adoption de mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur leurs exploitations.
À la fin de l’exercice, en 2027, l’équipe remettra une liste de recommandations au gouvernement sur les approches qui ont réellement fait leurs preuves sur le terrain.
Une méthode prometteuse pour accélérer la guérison des coraux blanchis

Des scientifiques de l’Université Stanford ont découvert une méthode permettant à des coraux blanchis de retrouver leur pleine santé en seulement sept semaines, un rétablissement particulièrement rapide. Publiés dans la revue Science Advances, les résultats de cette étude pourraient ouvrir la voie à de nouvelles approches pour restaurer les récifs coralliens menacés par les changements climatiques.
Les récifs coralliens abritent le tiers des espèces marines connues et contribuent à protéger les côtes contre les tempêtes et les inondations. Toutefois, lorsque la température de l’eau augmente, les coraux expulsent les algues microscopiques qui vivent dans leurs tissus et leur fournissent l’énergie nécessaire à leur croissance. Ce phénomène, appelé blanchissement, les affaiblit considérablement et peut entrainer leur mort. Lorsqu’ils survivent, leur rétablissement peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années.
Les chercheurs ont découvert que le contact entre un corail blanchi et un corail sain génétiquement identique permettait d’accélérer considérablement ce processus. En fusionnant leurs tissus, les deux organismes créent de minuscules canaux par lesquels les algues bénéfiques et les nutriments circulent. Dès trois jours après le contact, les scientifiques ont observé le transfert des algues vers les coraux blanchis.
L’expérience a démontré que cinq à sept jours de contact pouvaient suffire à amorcer la guérison. Une fois réintroduites, les algues se multiplient rapidement dans les tissus du corail affaibli, favorisant son rétablissement même après la séparation des deux organismes.
Cette découverte offre un nouvel espoir pour la restauration des récifs, tout en soulignant l’importance de protéger les coraux contre les menaces climatiques.
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Sarah Gendreau Simoneau
Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.
