Jérôme Dupras de passage à l’UdeS 

Par Sarah Gendreau Simoneau 

Tamara Krpic, étudiante au doctorat en génie mécanique et artiste, et Jérôme Dupras, scientifique en chef du Québec, lors du séminaire Pour une science décloisonnée : art, génie, société, et bien plus. 

Le 23 octobre dernier, le scientifique en chef du Québec, Jérôme Dupras, était de passage au Studio de création dans le cadre d’un séminaire art-génie sous le thème Pour une science décloisonnée : art, génie, société, et bien plus.  

La rencontre entre Jérôme Dupras et Tamara Krpic, étudiante au doctorat en génie mécanique et artiste multidisciplinaire ayant organisé le séminaire, visait à explorer les liens qui unissent l’art, la science et le génie, en plus de leur rôle dans la compréhension des grands enjeux de société.  

Une rencontre entre l’art et le génie 

Devant une centaine de personnes de la communauté de la Faculté de génie, Tamara Krpic a présenté des modèles de personnes polymathiques qui possèdent des connaissances variées et approfondies dans le domaine des sciences, de la philosophie et des arts. Selon elle, il faut décloisonner la science et les arts et favoriser les projets multidisciplinaires afin d’apporter des solutions aux défis actuels. 

D’où la présence de Jérôme Dupras, scientifique en chef du Québec, professeur-chercheur et bassiste du groupe Les Cowboys Fringants. Ce dernier, passionné par la musique et la recherche, est titulaire d’un baccalauréat en biochimie et d’un doctorat en géographie. Son parcours témoigne de la possibilité de conjuguer plusieurs identités professionnelles et de bâtir une carrière à l’intersection de différents univers. Selon lui, il est parfois nécessaire de sortir des sentiers battus et de s’engager dans des projets qui dépassent les frontières traditionnelles des disciplines, car les innovations les plus prometteuses émergent souvent à la croisée des savoirs.  

D’après les propos de Jérôme Dupras et de Tamara Krpic, de nos jours, il est presque primordial d’avoir des approches multidisciplinaires face aux grands enjeux, tels les changements climatiques, la transition énergétique ou le développement durable. Ainsi, l’art et la science sont complémentaires en ce sens que la science permet de produire des connaissances et de mieux comprendre les phénomènes complexes, et que l’art aide à susciter l’émotion, à rendre les enjeux plus accessibles et à mobiliser la population.  

Les deux ont également encouragé les gens présents à créer davantage d’espaces favorisant la collaboration entre des personnes issues de différents domaines d’expertise. 

Une réflexion porteuse pour l’avenir 

La période de questions a permis au public de poursuivre la discussion et de partager ses réflexions sur le rôle de la science dans la société, la communication des savoirs et la créativité comme moteur d’innovation. 

Finalement, le séminaire a rappelé que la science et l’art ne s’opposent pas : ils constituent deux façons complémentaires de comprendre le monde et d’imaginer l’avenir. En multipliant les rencontres entre les disciplines, il devient possible de développer des solutions plus créatives et mieux adaptées aux défis de notre époque. 


Crédit : Jessica Garneau

Sarah Gendreau Simoneau
Rédactrice en chef et directrice du volet production, auparavant cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE at Journal Le Collectif • redaction.lecollectif@USherbrooke.ca • Web •  More Posts

Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.

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