Par Frédérique Maysenhoelder

Parmi les 3 462 personnes diplômées présentes, Adam Veilleux, diplômé du baccalauréat en éducation, a vécu une cérémonie particulièrement symbolique : 16 ans après avoir assisté à la collation des grades de sa mère au même endroit, il y a lui-même reçu son diplôme.
Une boucle qui se referme pour Adam Veilleux
Pour Adam Veilleux, la journée avait une signification toute particulière. En 2010, alors qu’il avait 13 ans, il avait assisté à la collation des grades de sa mère. Cette année, il s’est retrouvé à son tour sous le même chapiteau pour recevoir son diplôme.
« Je me sens vraiment fier de suivre la même voie que ma mère, justement, de recevoir mon diplôme dans le même chapiteau », raconte-t-il, soulignant également avoir grandi sans pression de la part de ses parents quant à son choix de carrière.
Adam a d’ailleurs pris du temps avant de déterminer qu’il souhaitait travailler en enseignement. « J’ai pris beaucoup de temps à savoir où est-ce que je voulais m’en aller dans la vie. Qu’est-ce que je souhaite faire comme métier plus tard? », explique-t-il. Après avoir exploré différentes possibilités, il a finalement choisi de s’inscrire en enseignement. Le parcours de ses parents, dont celui de sa mère dans le domaine de l’éducation, a aussi contribué à cette décision.
Le diplômé a décrit son expérience de la collation des grades en un mot : fébrilité. Une fois plongé dans la cérémonie, il a pris conscience de l’ampleur de l’événement et de son caractère collectif.
« Une fois que t’es dedans, c’est comme dans la grosse machine, tu fais partie d’un événement qui est plus grand que toi », raconte-t-il. Une impression qui s’est transformée en sentiment d’accomplissement lorsque la cérémonie s’est terminée. « À la fin, justement, une fois que c’est terminé, là je me sentais comme si j’étais accompli. »
Pour Adam, le fait de vivre ce moment dans le même lieu que sa mère donne une dimension supplémentaire à la cérémonie. Après avoir terminé ses cours au printemps, il a rapidement commencé à travailler dans les écoles. La collation des grades est toutefois venue officialiser la fin de son parcours universitaire. « C’est comme si la boucle était finalement bouclée », résume-t-il.

Une cérémonie sous le signe de la réussite
La collation des grades 2026 s’est déroulée sous une météo clémente. Pour Marie-Pierre Allard, secrétaire générale de l’UdeS et responsable de l’organisation de la cérémonie, les conditions étaient réunies pour permettre aux milliers de personnes présentes de profiter pleinement de l’événement.
« C’était un grand succès. Dame Nature était de notre côté encore une fois, donc on a eu un temps magnifique », souligne-t-elle. La température, suffisamment chaude sans être trop élevée, a également contribué au bon déroulement de la cérémonie, alors que les personnes diplômées portaient leur toge noire dans le stade. « Ça s’est très bien passé. Tout a été sur des roulettes », ajoute-t-elle.
Au total, 5232 personnes ont complété leur formation à l’UdeS en 2026, dont 2 986 au 1er cycle, 1979 au 2e cycle et 267 au 3e cycle. Parmi elles, 3462 ont participé à la collation des grades, ce qui représente un taux de participation de 66 %. Ce taux est identique à celui de l’année précédente, qui constituait alors un sommet pour l’Université. « On est vraiment très satisfaits du taux de participation », affirme Marie-Pierre Allard.
La collation des grades demeure le plus important rassemblement annuel de l’UdeS. La journée se déroule en deux temps : une cérémonie institutionnelle réunissant les différentes facultés, suivie de cérémonies facultaires au cours desquelles les personnes diplômées reçoivent officiellement leur diplôme.
Un moment qui marque une transition
La cérémonie institutionnelle est notamment marquée par le traditionnel rituel d’investiture. Les personnes diplômées présentes retournent leur cape aux couleurs de l’Université, le vert et l’or, symbolisant ainsi leur entrée officielle au sein de la communauté des diplômées et diplômés de l’UdeS.
L’hymne de la collation des grades, Pars, cours, vole, créé par les professeurs André Marquis et Robert Ingari, accompagne également ce moment. La comédienne et diplômée de l’UdeS Catherine Souffront Darbouze en a assuré la lecture.
Pour Marie-Pierre Allard, la cérémonie s’inscrit dans une vision qui dépasse la simple remise d’un diplôme. Elle associe notamment la formation universitaire au développement de citoyens capables de réfléchir et de participer à la société.
« Ça prend des citoyens libres et capables de réfléchir par eux-mêmes », explique-t-elle. Elle ajoute que l’Université souhaite également transmettre « des valeurs humaines, des valeurs d’inclusion » et accorde une place importante à la diversité. « La diversité, c’est très important pour nous à l’Université de Sherbrooke », affirme-t-elle, ajoutant que ces valeurs demeurent fondamentales pour l’établissement.
Une nouvelle cohorte au sein de la communauté universitaire
La cérémonie a également permis de souligner l’excellence universitaire avec la remise de quatre Médailles académiques du Gouverneur général du Canada, ainsi que de trois doctorats honoris causa à Moulay Hafid Elalamy, Colleen M. Flood et Jean-Claude Drapeau.
Pour les milliers de personnes réunies au stade, la journée aura ainsi marqué la fin officielle d’un parcours universitaire et le début d’une nouvelle étape. Pour Adam Veilleux, elle représente aussi un moment où une histoire familiale commencée 16 ans plus tôt s’est poursuivie sous le même chapiteau.
La cohorte 2026 rejoint désormais les milliers de personnes diplômées qui forment la communauté de l’Université de Sherbrooke.
Source image 1 : Université de Sherbrooke
Crédit image 2 : Adam Veilleux

Sarah Gendreau Simoneau
Passionnée par tout ce qui touche les médias, Sarah a effectué deux stages au sein du quotidien La Tribune comme journaliste durant son cursus scolaire, en plus d’y avoir œuvré en tant que pigiste durant plusieurs mois. Auparavant cheffe de pupitre pour la section Sports et Bien-être du Journal, et maintenant rédactrice en chef, elle est fière de mettre sa touche personnelle dans ce média de qualité de l’Université de Sherbrooke depuis mai 2021.
