Brownies au PLQ : les messages seraient un montage 

Par Meg-Anne Lachance 

Pablo Rodriguez et son équipe ne sont pas derrière les messages textes envoyés au JDM. 

L’enquête externe de « l’affaire des brownies » est officiellement terminée. Le juge Jacques R. Fournier n’a finalement pas su identifier de coupable derrière les allégations ayant poussé l’ancien chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Pablo Rodriguez, à quitter ses fonctions. 

Mandaté par le PLQ cette automne, le juge retraité Jacques R. Fournier, avait la dure tâche « de déterminer le bien-fondé ou non d’allégations formulées dans l’article du Journal de Montréal le 19 novembre 2025. Après plusieurs mois d’analyse, le juge Fournier affirme ne pouvoir répondre, « ni dans un sens, ni dans l’autre ». 

Malgré cette conclusion, l’ancien magistrat révèle que les échanges par textos envoyés au journal étaient créés de toute pièce. 

« Considérant que les dates du 11 au 13 avril sur les premiers textos, font voir un échange continu qui porte sur un tout autre sujet que celui du « brownies », je conclus que ce qui a été transmis au Journal de Montréal, et qui porte la même date et les mêmes mots, ne peut être qu’un montage », peut-on lire à la fin du rapport. 

Sona Lakhoyan et Alice Abou-Khali, toutes les deux accusées par 98,5 FM d’être derrières les messages, ont également été lavées de toutes accusations. « Rien ne permet d’impliquer que Sona Lakhoyan et Mme Alice Abou-Khalil ont participé ou étaient impliquées dans cet échange. » 

La députée Sona Lakhoyan Olivier est toutefois toujours la principale intéressée de l’enquête de la commissaire à l’éthique et à la déontologie de l’Assemblée nationale, Ariane Mignolet. 

« L’affaire Cabral » 

Sur l’affaire Cabral, le juge Fournier a laissé entendre qu’il aurait bel et bien eu un geste répréhensible, sans développer ses explications davantage. 

« Par ailleurs, il semble bien qu’il y a eu contravention à la Loi électorale dans le cas du solliciteur ayant organisé l’évènement du 12 avril 2025. Comme cette situation précise est sous enquête, et pourra déboucher à des poursuites pénales, je ne ferai aucun autre commentaire », conclut-il dans son rapport. 

À titre de rappel, l’homme d’affaires Emanuel Cabral aurait utilisé des prête-noms pour financer la campagne de M. Rodriguez, lors d’un évènement organisé en avril 2025. Pablo Rodriguez avait par la suite annoncé déposer une énonciation formelle à l’Unité permanente anticorruption (UPAC) ainsi qu’au directeur général des élections (DGE). 

À la suite de la publication du rapport, l’ancien chef libéral a exprimé son approbation et a remercié le juge Fournier dans une publication sur X. « Son rapport démontre clairement que mon équipe et moi n’avons jamais pris part ou été témoins de quelconques malversations durant la course à la chefferie », écrit M. Rodriguez dans son tweet. 

C’est donc un important dossier qui se close pour le Parti libéral du Québec. Cependant, il est toujours impliqué dans des enquêtes en cours, notamment auprès de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).  


Source : Facebook du PLQ

Meg-Anne Lachance
Cheffe de pupitre SOCIÉTÉ at Journal Le Collectif  societe.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts

Étudiante en politique, Meg-Anne a toujours été intéressée par les enjeux internationaux, sociaux et environnementaux. Après avoir occupé le rôle de journaliste aux Jeux de la science politique, elle a eu la piqûre des communications. Guidées par un sentiment d’équité, elle s’efforce de donner une visibilité aux actualités oubliées. Féministe dans l’âme, vous pourrez certainement retrouver cette valeur dans certains de ses textes!

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