Par Émilie Oliver

Dans une septième rencontre haute en couleur, les Dodgers ont défait les Blue Jays par la marque de 4 à 5 en 11 manches, samedi à Toronto.
Cette victoire marque leur deuxième titre consécutif, et le 9e de l’histoire de la franchise.
Les Jays qui n’abandonnaient jamais
Pendant la saison régulière, l’équipe de Toronto était première au classement en ce qui concernait les victoires par remontée, avec un total de 49. Leur mentalité « on n’abandonne jamais » les aura menés loin, mais au moment crucial, ils n’ont pu produire une remontée de plus. Alors qu’une avance de 3 à 0 s’est transformée en déficit de 5 à 4, les Jays n’ont pu faire durer le compte de fée jusqu’à la fin.
« On a eu nos chances. On a eu plusieurs occasions de les battre nettement. Mais on ne l’a pas fait. Et ça, c’est le baseball », a déclaré le gérant des Jays, John Schneider, émotif pendant sa conférence de presse d’après-match.
Défaite en manches supplémentaires
Ces chances dont parle John Schneider elles ont été multiples. En effet, les Jays n’étaient qu’à deux retraits de la gloire en neuvième manche alors que le Miguel Rojas, neuvième frappeur des Dodgers, a frappé un des circuits les plus inattendus de l’histoire du baseball. Les Jays ont également échappé à une situation de buts remplis en dixième, mais n’ont pas pu capitaliser à leur tour au bâton.
En 11e manche, Toronto a également eu la chance d’inscrire des points au tableau indicateur, sans succès. Malgré un double de Vladimir Guerrero Jr., les Jays n’ont pu faire le tour du diamant pour arracher la victoire des mains des Dodgers. « Vladi » était d’ailleurs rendu au troisième but au moment du double jeu qui a retiré Addison Barger et lui-même, pour donner la victoire à LA.
Les « underdogs » auront tout donné
Avant la série, plusieurs considéraient déjà qu’elle était terminée d’avance et que les Jays n’avaient aucune chance de disposer des Dodgers, qui détiennent la plus grande masse salariale de la ligue. Armés de leurs joueurs étoiles, c’était, pour plusieurs, un affrontement de David contre Goliath.
Cela dit, Schneider, gérant des Blue Jays, n’a jamais vu cette série comme tel : « On a joué notre baseball, et notre baseball est parmi les meilleurs. David contre Goliath ? Même pas proche », a-t-il dit, frustré.
Dave Roberts, gérant des Dodgers, semblait également aller dans ce sens dans sa conférence de presse de fin de match : « Je pourrais en parler des heures : les gros jeux, les grandes performances. C’est l’un des plus grands matchs auxquels j’ai participé, et toute cette série… Les Blue Jays nous ont tout donné. »
Cette défaite crève-cœur, autant par la façon dont elle s’est scellée que par ce qu’elle symbolisait pour Toronto, prive les Jays d’un premier titre en 32 ans.
Source : MLB

Émilie Oliver
Avant d’occuper le poste de réviseuse linguistique, Émilie était cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE. Vous continuerez sans doute de la lire dans la section Sports, puisqu’elle est elle-même athlète au sein du Vert & Or.
