Emilie Oliver

Le géant, grand de plus de sept pieds (et qui, selon certaines sources, grandirait encore), a démarré la saison 2025-2026 sur des bases titanesques, après un été à s’entraîner avec les moines de Shaolin, en Chine.
Les Spurs de San Antonio étant premiers en division Southwest, le Français de 21 ans dicte le tempo en attaque comme en défense, dans une domination qui se traduit autant sur le terrain que dans les chiffres.
Des statistiques dignes du jamais-vu
Après six matchs joués, Wemby mène déjà les Spurs dans trois des grandes catégories statistiques, soit les points, les rebonds, et les blocs. Il est d’ailleurs tout juste derrière Stephon Castle pour les vols de balle, avec un total de 1.3 par match, contre 1.8. Le meilleur (ou le pire) dans cette histoire, c’est qu’il accomplit ces exploits en jouant une moyenne de 33.8 minutes par match.
Cette domination totale fait l’effet d’une onde de choc dans la NBA, qui avait évidemment vu venir la domination du jeune Français, mais dans un avenir plus lointain. Après avoir écourté sa dernière saison en raison de caillots sanguins à l’épaule, Wemby en met plein la vue aux partisans de San Antonio, au grand désespoir de ceux des équipes adverses.
Ces exploits, réalisés si tôt en carrière, forcent plusieurs analystes à avouer que l’Alien est unique en son genre, et qu’il redéfinira la réalité des joueurs de basketball professionnels. Certains iront même jusqu’à dire qu’il pourrait gagner jusqu’à cinq titres de joueur par excellence consécutifs, ce qui n’a jamais été réalisé dans l’histoire de la ligue.
Gravité sans précédent
Si son talent est indéniable, ce qui rend Wembanyama complètement phénoménal est l’impact et la gravité qu’il porte autant à l’offensive qu’à la défensive. En effet, sa présence même dans la clé a été suffisante pour dissuader plusieurs équipes d’attaquer à courte distance. Cela dit, sa polyvalence à l’offensive est telle que les équipes n’ont pas été en mesure de limiter les dégâts : 56,3 % de réussite au tir, 31,3 % à trois points et 79,2 % aux lancers francs, avec un remarquable 61,3 % à deux points.
Là où la majorité des joueurs de plus de sept pieds ont de la difficulté, Wemby excelle, comme s’il faisait à peine 6 pieds 4. C’est cette optimisation de chaque possession qui force les équipes à choisir entre deux mauvaises solutions : le laisser approcher le panier et risquer les dunks faciles, ou l’empêcher d’accéder à la zone peinte et prier pour qu’il ne réussisse pas ses lancers de trois points, ou ses mid ranges.
Un collectif affecté par son leadership
Bien que son impact sur le terrain soit hors de tout doute un des plus importants de tous les temps, son impact à l’extérieur du terrain a également grandi pendant la saison morte. En effet, ce début impressionnant d’une jeune équipe de San Antonio s’appuie sur des rôles mieux définis. Les recrues ou ceux de deuxième année de cet effectif peuvent désormais compter sur ce géant Français et se rallier derrière lui.
Source : Getty Images

Émilie Oliver
Avant d’occuper le poste de réviseuse linguistique, Émilie était cheffe de pupitre SPORTS ET BIEN-ÊTRE. Vous continuerez sans doute de la lire dans la section Sports, puisqu’elle est elle-même athlète au sein du Vert & Or.
