Victoire pour Antonio José Seguro au Portugal  

Par Médéric Dens 

À gauche, Marcelo Rebelo de Sousa, ancien président, et le président entrant Antonio José Seguro, lors de leur rencontre le lendemain de sa victoire électorale.  

Dans une opposition entre l’extrême droite et l’extrême gauche, c’est finalement le Parti socialiste qui dirige désormais le Portugal. Après deux décennies de débats entre le Parti social-démocrate, notamment sous Marcelo Rebelo de Sousa, et le Parti socialiste, les Portugaises et les Portugais choisissent finalement Antonio José Seguro pour diriger le pays jusqu’aux prochaines élections.  

Le premier tour électoral au Portugal, le 18 janvier dernier, donnait le ton à une élection plutôt serrée entre le candidat socialiste Antonio José Seguro et le candidat conservateur du parti Chega, André Ventura. Le Parti socialiste (PS) s’en est tiré avec 31,12%, alors que Chega récoltait, à ce moment, 23,52 %, forte récolte pour le parti d’extrême droite.  

Pourtant, l’écart s’est grandement creusé lors du deuxième tour, le 8 février dernier. Du côté de Chega, le parti s’est contenté d’une récolte de 33,18 %, contre 66,82 % pour M. José Seguro, lui permettant de devenir le nouveau président du Portugal. Antonio José Seguro a été député parlementaire européen de 1999 à 2001, puis député du Portugal de 2002 à 2014.  

Devant une foule enjouée, le nouveau président de la République s’est exprimé quant à sa victoire : « J’accepte avec une grande humilité, énormément d’émotions et une grande confiance que les Portugais et les Portugaises croient en mes capacités de président de la République. » Puis, dans un ton rassembleur, Antonio José Seguro a affirmé qu’il est en mesure d’être « le président de tous les Portugais et toutes les Portugaises, ceux qui voté pour moi, ceux qui ont fait un autre choix et ceux qui ne l’ont pas encore fait ».   

Des programmes aux antipodes pour Chega et PS  

Dans ce même discours, le nouveau président a réaffirmé sa volonté de travailler en collaboration avec l’ensemble des acteurs de la société : « Il n’y a plus d’excuse. Le Portugal voit une opportunité pour les partis, les politiciens, le Parlement et le gouvernement de trouver des solutions à long terme pour résoudre les problèmes sérieux. »  

Parmi ses principaux axes, le président se préoccupe « des soins de santé, de l’accès aux logements, de la création d’emplois pour les jeunes, du combat contre les inégalités entre les hommes et les femmes, dans la réduction de la pauvreté, dans la création de richesse et dans la qualité des conditions de vie ».  

Les propositions de la part des deux principaux partis étaient diamétralement opposées. Du côté de Chega, André Ventura proposait entre autres une baisse massive du taux d’imposition, une privatisation des logements, des pensions pour les plus vulnérables et la mise en place d’un programme d’expulsion des personnes migrantes.  

Pour PS, on proposait une forte croissance sociale, la création de 25 000 unités locatives, un renforcement du programme de santé, une transition verte et juste et un contrôle des entrées migratoires au pays. Le Portugal figure parmi les États européens accueillant le plus de personnes migrantes chaque année avec une croissance de 130 % entre 2020 et 2024, contre 20-25 % à travers l’Union européenne.  


Source : Getty Images

Médéric Dens
Chef de pupitre SOCIÉTÉ at Journal Le Collectif  societe.lecollectif@usherbrooke.ca   More Posts

Médéric Dens est le chef de pupitre SOCIÉTÉ, mais il aurait tout aussi bien pu diriger la section Sports, passionné de hockey et de tennis depuis l’enfance. Récemment, la politique est devenue son nouveau centre d'intérêt. Il poursuit un baccalauréat en études politiques appliquées, cheminement politiques publiques.

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