Jeu. Mai 23rd, 2024

Par Virginie Roy 

Après un projet pilote lancé en 2017, le programme Passeurs culturels s’enracine pour encore cinq ans à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke grâce à une entente entre cette dernière et le Centre culturel.  

Cette entente unique au Québec survient à la suite d’un nouveau financement accordé par le ministère de la Culture et des Communications du Québec pour les trois prochaines années. 

«On a déjà été chanceux d’avoir un prolongement de financement du Ministère, alors l’idée de l’entente de cinq ans entre la Faculté et le Centre culturel est de permettre la continuation de ce programme, avec des accès privilégiés gratuits ou à faible coût», explique le professeur Martin Lépine, cocréateur du programme.  

Les Passeurs culturels permettent en effet aux étudiants des baccalauréats en enseignement au préscolaire et au primaire (BEPP), en enseignement au secondaire (BES), en enseignement de langlais langue seconde (BEALS) et en adaptation scolaire et sociale (BASS) d’assister gratuitement à deux spectacles dune liste préétablie et à plusieurs séances de médiation culturelle. Des spectacles à faible coût sont aussi offerts. 

Théâtre, danse, cirque et même humoristes de la relève, les spectacles ciblés sont de grande qualité, le but étant de donner le goût aux futurs enseignants de nourrir leur bagage culturel. 

Cette qualité a permis l’engouement rapide et solide des étudiants au cours des quatre dernières années. «J’avais beau lancer l’idée avec Mario Trépanier [directeur général du Centre culturel], si les étudiants ne prenaient pas la balle au bond, les Passeurs culturels seraient probablement morts après le premier financement», soutient le professeur.   

Dès la première année, le projet pilote a rejoint plus de 75% de la communauté étudiante admissible. «Après le lancement du projet, j’ai mentionné 967 [participants] au doyen Serge Striganuk et il m’a repris : tu as bien dit 167? Non, 967!», se rappelle, rieur, Martin Lépine.   

Avec la pérennisation des Passeurs culturels, le professeur au BEPP souhaite désormais ouvrir le programme à toutes les personnes étudiantes de la Faculté d’éducation, les bénéfices de celui-ci étant notables.   

«On écrivait le rapport final du projet pilote et plus de 90% des étudiants qui ont participé aux phases d’enquête disent que le projet a favorisé leur fréquentation aux arts et que, même au-delà de leur étude, ils vont continuer d’aller voir plus de spectacles qu’ils en avaient l’habitude», indique le professeur.  

Futurs élèves gagnants 

La culture acquise par les futurs enseignants est bénéfique pour les enfants qui seront assis devant eux dans quelques annéessouligne Martin Lépine.   

«Quand tu vas être enseignante en exercice et que ta collègue d’une autre classe va t’annoncer qu’un danseur vient à l’école, tu ne seras pas déboussolée parce que tu ne connais pas sa profession», donne-t-il en exemple.  

La médiation culturelle permet elle aussi d’éclaircir les futurs pédagogues sur la façon de bien préparer une classe avant une représentation de théâtre ou faire un retour pertinent à la suite d’un spectacle de cirque. «Ça met de la chair autour de l’os»relève le cocréateur.


Crédit photo @ Michel Caron – Université de Sherbrooke

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